
« Tout d'abord, je tiens à vous dire qu'au-delà de ma visite consacrée aux questions de réduction des risques de catastrophes, ce déplacement constitue également un geste de solidarité envers le peuple cubain », a déclaré M. Kamal Kishore, représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes, au Premier secrétaire du Comité central du Parti et président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez.
Le chef de l'État a reçu merecdi dans la matinée, au Palais de la Révolution, le responsable du Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNDRR) ; ce dernier a souligné que chaque année, « lorsque le Secrétaire général des Nations unies présente son rapport sur les conséquences du blocus contre Cuba, notre bureau soutient également ce rapport et expose les effets et les répercussions de cette mesure ».
« Nous sommes conscients des effets de ce blocus — a souligné M. Kamal Kishore — et nous connaissons les souffrances ainsi que les difficultés que traverse le peuple cubain. »
« Les Nations Unies — a-t-il ajouté — se tiennent aux côtés de Cuba en cette période très difficile ; depuis le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour aider le peuple cubain et lui permettre d'aller encore plus loin. »
Au cours de cet échange, le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies a mis en avant les progrès réalisés par Cuba en matière de systèmes d'alerte précoce et de protection de la population, non seulement à l'échelle nationale mais aussi au niveau des communautés — une expérience qui sert d'exemple à de nombreux pays.
CUBA PARTAGE SON EXPÉRIENCE EN MATIÈRE DE RÉDUCTION DES RISQUES DE CATASTROPHES
En accueillant le responsable de l'UNDRR au Palais de la Révolution, le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et président de la République a souligné la grande importance que notre pays accorde à son séjour sur l'Île.
« Nous sommes conscients, lui a-t-il dit, de votre contribution personnelle à l'avancement de la réduction des risques de catastrophes dans tous les pays et de votre volonté de généraliser les meilleures pratiques à l'échelle mondiale ; nous tenons également à vous remercier pour le soutien apporté par votre Bureau au cas de Cuba. »
« Votre visite revêt une grande importance compte tenu de la situation que traverse actuellement notre pays », a ajouté le président Diaz-Canel, précisant à son interlocuteur qu'il avait suivi de près son programme de travail intense sur l'Île.
« J'ai vu aux informations télévisées les séances auxquelles vous avez participé, a-t-il précisé, et je sais que l'on vous a exposé la situation complexe que vit notre peuple en raison du durcissement du blocus, et plus particulièrement du blocus énergétique », qui affecte toutes les sphères de la vie économique et sociale.
« Il s'agit, a dénoncé le président cubain devant le haut responsable de l'ONU, d'une politique génocidaire et criminelle — je le dis sans aucune exagération — qui nuit également à notre capacité de réduction des risques de catastrophes. »
« Nous considérons également votre visite, en une période aussi difficile, comme une marque de soutien et de compréhension de la situation », a indiqué le président, tout en réaffirmant l'engagement de Cuba envers le mandat de l'UNDRR et le Cadre de Sendai.
Il s'agit d'un accord soutenu par l'Assemblée générale des Nations Unies après son adoption en 2015 lors de la troisième Conférence mondiale sur la réduction des risques de catastrophe, qui s'est tenue à Sendai, au Japon. Il vise à réduire considérablement les risques de catastrophe — qu'il s'agisse des vies humaines, des moyens de subsistance et de la santé, ou des biens économiques, physiques, sociaux, culturels et environnementaux — et reconnaît que la responsabilité principale de la réduction des risques de catastrophe incombe à l'État.
Le président souligné que le Cadre de Sendai et l'UNDRR « jouent un rôle très important dans le contexte mondial actuel, face aux effets du changement climatique ». Et « nous sommes prêts à œuvrer conjointement avec vous, en nous appuyant sur notre modeste expérience », pour atteindre ces objectifs.
« Cuba — a rappelé Diaz-Canel — démontre que lorsqu'il existe une volonté politique et des organisations structurées, même dans les pires conditions — marquées par une pénurie de ressources matérielles et par le fait d'être un pays agressé et soumis à un blocus —, il est possible d'obtenir des résultats significatifs en matière de réduction des risques de catastrophes. Cela est réalisable si l'on met en œuvre des politiques visant à protéger les personnes et les moyens essentiels, à faire face aux catastrophes et à se relever de leurs conséquences. »
Il a souligné, par exemple, qu'à l'approche de la saison cyclonique actuelle — l'une des catastrophes naturelles qui nous affectent le plus — et malgré les conditions difficiles que traverse le pays en raison du durcissement du blocus et de l'étranglement énergétique, toutes les mesures nécessaires ont été prises en matière d'alerte précoce et de protection des personnes, des biens et des ressources, comme si la situation était normale.
« Conformément aux décisions adoptées à Sendai », a-t-il ajouté, « nous avons également actualisé nos systèmes institutionnels et nos réglementations visant à réduire les risques de catastrophe ; cela inclut une plateforme nationale qui s'étend jusqu'au niveau local, aux zones de défense et aux communautés. »
À Cuba, a poursuivi Diaz-Canel, « nous avons progressé dans les systèmes d'alerte précoce et la création de centres de réduction des risques de catastrophe ; nous avons aussi intégré la science et l'innovation au sein du Programme de gestion gouvernementale fondé sur la science et l'innovation pour la réduction de ces risques. »
« Notre pays possède une certaine expérience que nous sommes prêts à partager avec vous — une expérience que nous avons d'ailleurs déjà largement partagée avec la région des Caraïbes, où nous avons formé des ressources humaines et communiqué les études du programme "Tarea Vida" (relatives au changement climatique et à l'élévation du niveau de la mer), ainsi que les méthodologies et procédures qui sous-tendent notre plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes », a rappelé le président Diaz-Canel.
Lors de l’entretien avec le président cubain, le représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU et chef de l'UNDRR était accompagné de M. Nahuel Arenas, responsable du Bureau régional pour les Amériques et les Caraïbes de l'UNDRR, et de Mme Saskia Carusi, cheffe adjointe du Bureau régional.
Côté cubain, étaient présents le général de division Ramon Pardo Guerra, chef de l'État-major national de la Défense civile ; Anayansi Rodriguez Camejo, vice-ministre des Relations extérieures ; et le Premier colonel Luis Ángel Macareño Véliz, chef adjoint de l'État-major national de la Défense civile.










