ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Une mini-unité de transformation fait partie de la chaîne de valeur de l'exploitation agricole et d'élevage Las Piedras, dans la municipalité havanaise de Guanabacoa. Photo: Estudios Revolución

Depuis la visite, il y a une semaine, du président Díaz-Canel au système d'approvisionnement en eau de Cosculluela — situé dans la municipalité de Boyeros, à La Havane —, quelque 100 000 habitants ne font plus partie de la population havanaise touchée par un déficit de cette ressource précieuse.
Cet indicateur témoigne d'un rétablissement progressif du service, dont le fonctionnement est suivi chaque semaine par la direction du pays.
Dans le cadre du suivi du Programme global de sécurisation de l'approvisionnement en eau à La Havane, le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba s'est rendu, ce mercredi matin, à l'usine de traitement d'eau Norte-Habana, située dans la municipalité de Habana del Este.
Sa présence sur place s'inscrit dans une démarche de travail réunissant cadres et experts des secteurs de l'énergie électrique et des ressources hydrauliques, mobilisés pour examiner un calendrier dont la quasi-totalité des objectifs de septembre a été atteinte et pour lequel les priorités d'octobre sont déjà clairement définies.
Le chef de l'État a souligné l'importance de rendre les installations de pompage énergétiquement autonomes dans les meilleurs délais, afin que les coupures d'électricité n'affectent pas l'approvisionnement en eau.
Il a également insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts concernant le volet électrique tout en garantissant la disponibilité de chaque équipement de pompage.
La garantie de l'approvisionnement en eau est un sujet d'analyse qui dépasse le cadre de La Havane. C'est pourquoi la réunion a également évoqué d'autres provinces ; la vice-Première ministre Inés María Chapman Waugh a annoncé la mise en œuvre d'un calendrier d'actions immédiates prévoyant des étapes dans plusieurs territoires, à mesure que l'on progresse vers la région orientale du pays.
Cette journée s’est déroulée avec la participation du ministre de l'Énergie et des Mines, Vicente de la O Levy, du président de l'Institut national des ressources hydrauliques, Antonio Rodríguez Rodríguez, du premier secrétaire du Comité provincial du Parti à La Havane, Liván Izquierdo Alonso, et de la gouverneure de la capitale, Yanet Hernández Pérez, parmi d'autres dirigeants.
Une fois terminée la visite du président  à la station de potabilisation Norte-Habana — évoquée lors de la rencontre —, le Premier vice-président de l'Institut national des ressources hydrauliques, Javier Toledo Tápanes, s'est entretenu avec l'équipe de presse de la présidence de la République au sujet de cette installation, unique en son genre dans la capitale.
Le responsable a expliqué que l'usine est alimentée en eau par trois barrages situés à l'est de La Havane et que le système dessert environ 450 000 habitants, principalement dans les municipalités de Guanabacoa et de Habana del Este.
La station de potabilisation, a précisé Javier, fait actuellement l'objet de travaux de réhabilitation, lesquels sont réalisés tout en maintenant le système en activité.
Le plan de remise en état – déjà réalisé à 60 % – permettra d'optimiser et de stabiliser les services d'approvisionnement. Il comprend, comme l'a indiqué Javier Toledo, huit volets de travaux, au nombre desquels figurent, pour les prochaines étapes, l'achèvement des installations électriques et des systèmes d'automatisation.
« Une fois l'usine entièrement remise en état, quel en sera le bénéfice pour la communauté ? » ont demandé les journalistes. L'usine, a affirmé Javier, passera d'une capacité de traitement d'environ 500 à 550 litres par seconde à quelque 800 litres ; « autrement dit, sa capacité est accrue, ce qui permettra de raccourcir les cycles d'approvisionnement de la ville ».
Pour souligner l'importance de l'installation, le premier vice-président de l'Institut national des ressources hydrauliques a fait remarquer que la ville s'appuie généralement sur un système d'approvisionnement en eau souterraine.
« L'eau souterraine, a-t-il expliqué, est de meilleure qualité car sa filtration est assurée par la nature elle-même. En revanche, les eaux de surface nécessitent inévitablement un traitement physico-chimique artificiel. C'est précisément ce traitement que réalise l'usine de potabilisation. »
LE TRAVAIL, CRÉATEUR DE RICHESSE
Dans la municipalité de Guanabacoa, à La Havane également, se trouve une exploitation agricole baptisée « Las Piedras », qui appartient à la Coopérative de crédit et de services (CCS) « Efraín Mayor ».
C'est là qu'Alexander Alfonso Silva dirige les activités de ce site, où s'est rendu ce mercredi le président Díaz-Canel, accompagné du Premier secrétaire du Comité provincial du Parti à La Havane, Liván Izquierdo Alonso, et de la gouverneure de la capitale, Yanet Hernández Pérez.
Le chef de l'État a entendu Alexander déclarer : « Ici, aucune récolte n'est perdue, car tout peut être valorisé. » La visite a eu lieu dans une petite unité de transformation — remarquablement ordonnée et propre — où sont traités divers fruits issus de la terre.
Chez ce producteur, il était aisé de percevoir son sentiment d'appartenance ainsi que cette estime de soi qui ne naît que de la réussite.
Une fois le chef de l'État reparti — non sans avoir salué l'organisation de cette unité de production moderne —, Alexander a partagé avec les journalistes une partie de son expérience et de sa philosophie : « Je suis né et j'ai grandi dans cette exploitation », a-t-il affirmé. C'était le début du récit d'une réussite.
Le jeune producteur a évoqué avec fierté la mini-unité de transformation, ce maillon de la chaîne de valeur qui en constitue « presque l'étape finale ». Il a ajouté : « Cette année, il faut le dire, nous avons tous rencontré des difficultés en tant qu'agriculteurs ; mais face à ces problèmes, nous avons su nous surpasser en trouvant une solution à la question de l'énergie. »
Alexander a expliqué que, lorsque l'électricité est rétablie — quelle que soit l'heure —, il faut se mettre au travail, « même en pleine nuit ».
La ferme compte des arbres fruitiers et l'on y cultive des légumes ainsi que des plantes aromatiques. Alexander a expliqué aux journalistes tout ce qu'il sait de la terre et de chaque bienfait qu'elle prodigue. Il a également évoqué les fruits et les aromates transformés dans la petite unité de production, les produits vendus aux habitants, ainsi que les projets destinés au tourisme — un secteur qui finira par redemander ces produits, car « nous finirons bien par nous en sortir ».
Cette histoire à Las Piedras présente un aspect particulièrement précieux : sa dimension sociale, puisque la ferme fournit des compotes aux enfants de la commune. « Nous couvrons déjà le conseil populaire de Peñalver-Bacuranao et nous allons maintenant poursuivre notre développement. »
Il s'agit, a précisé le producteur, d'un programme que « le gouvernement a lancé il y a trois mois ; nous avons dû organiser le conditionnement, l'étiquetage et le contrôle qualité, ainsi que rechercher les normes techniques applicables à ce produit, puisqu'il est destiné aux enfants ».
Alexander a évoqué la durabilité, les semences, la technologie et les rendements, tout en insistant sur la nécessité de savoir tirer parti de la terre et de bien la gérer pour ne pas la détruire.
Quant aux projets d'avenir, il a déclaré : « Nous misons sur l'énergie photovoltaïque afin de garantir une production continue », évitant ainsi les coupures de courant lors des pics de récolte.
Le jeune producteur a également parlé de son travail et de l'importance de l'action collective. Il est convaincu que, sans la mobilisation de nombreuses personnes, « nous ne sommes rien ».
Il a la certitude que, s'il se retrouvait seul sur son exploitation, il ne parviendrait pas à concrétiser ses rêves ni à mener à bien ses projets audacieux.