Le Premier Secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et président de la République, Miguel Díaz-Canel Bermúdez, a dénoncé, lors de la troisième émission de « Criterio Compartido » (Opinion partagée) sur Radio Rebelde, les pressions diplomatiques des États-Unis visant à obtenir des changements de vote, des abstentions ou des absences lors du vote qui aura lieu le 28 octobre prochain à l'ONU.
PROPOS DU PRÉSIDENT MIGUEL DÍAZ-CANEL :
« C’est le comble de l’effronterie d’avoir présenté Orlando Gutiérrez Boronat — que notre ministre des Relations extérieures Bruno (Rodríguez) lui-même a désigné comme un terroriste et un escroc notoire, et qui figure sur la liste nationale des personnes liées au terrorisme établie par le gouvernement cubain. Cet individu est par ailleurs accusé, à Miami, d’avoir détourné des fonds fédéraux destinés à la subversion contre Cuba. Voilà ce que les États-Unis présentent comme un "expert". »
Lorsqu'un gouvernement comme celui des États-Unis doit recourir à de tels individus et à de telles pratiques honteuses, cela prouve qu'il a tort. Par ailleurs, une chose est claire : il s'agissait d'une manœuvre visant à détourner l'attention du soutien dont bénéficie Cuba au sein de la communauté internationale.
Cette farce n'est que la partie visible d'une campagne plus vaste de harcèlement diplomatique menée ces derniers jours par le gouvernement des États-Unis. Comme l'a expliqué Bruno, Washington a déployé une activité frénétique — marquée par des pressions et des chantages orchestrés par son Secrétaire d'État — pour contraindre des chefs d'État et de gouvernement à modifier leur vote historique en faveur de Cuba. Et nous savons que certains changeront leur vote, cédant à la peur face aux pressions des États-Unis.
Mais ce comportement aberrant constitue également la meilleure preuve de l'isolement des États-Unis. Espérons toutefois que, le 28, le vote ira dans le sens de la vérité, contre le blocus et en faveur du peuple cubain. Nous sommes convaincus que la communauté internationale continuera de nous soutenir, même si les États-Unis, par leurs pressions, parviennent à faire basculer certains votes vers l'abstention — en se disant : « Eh bien, c’est déjà ça ».
D'autres, en revanche, se verront demander de quitter la salle ; ils sortiront donc pour éviter de prendre position. C'est une attitude qui revient à ménager à la fois Dieu et le diable : « Je n'ai pas voté contre toi, mais pas non plus pour toi ; je ne t'ai pas favorisé, mais j’ai au moins sauvé la face en dépit des pressions...»








