ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Cuba à l'ONU Photo: ONU

Le mois d’octobre pourrait bien être qualifié de mois de la vérité, celui où les masques tombent. Chaque année, lorsque revient le dixième mois du calendrier, Cuba devient une d’antidote contre les mensonges. En octobre 2026, la dose de ce « remède » est particulièrement forte, afin de contrer la « maladie » qui sévit à la Maison-Blanche.

Ce 27 octobre 2026, Cuba se présente devant l’Assemblée générale des Nations unies avec un rapport étayé par des chiffres en forte hausse. Mais plus encore que des chiffres, elle arrive avec des histoires douloureuses qui constituent le quotidien d’un peuple qui refuser de se soumettre.

Des équipes médicales qui réalisent des opérations complexes à la lumière de lampes rechargeables ; des enfants et des jeunes qui étudient dans l’obscurité ; des familles qui s’évertuent à assurer le repas quotidien, alors que le réfrigérateur ne refroidit plus… Le blocus a de multiples noms et autant de visages.

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Ce n’est pas de la propagande, comme Washington s’emploie à le qualifier à tort. C’est une réalité tangible qui habite chaque foyer de la nation caribéenne : elle entre sans frapper, traverse le salon où le téléviseur est éteint, parvient jusqu’à la cuisine envahie par l’odeur du charbon, s’installe dans les éviers sans eau et dans les pièces plongées dans la pénombre. Elle franchit également les frontières, sous sa forme la plus extraterritoriale.

Il s’agit d’une traque assumée. Ils ne le nient même plus. C’est ce que démontrent les documents présentés récemment par Bruno Rodríguez Parrilla, membre du Bureau politique et ministre cubain des Relations extérieures.

Sachant qu’ils ne peuvent détruire l’Île de l’intérieur, ils se sont efforcés également de faire pression sur quiconque entretient avec Cuba des liens de solidarité ou des relations commerciales. Sans aucun scrupule, ils recourent à leur puissance technologique, militaire et commerciale pour rappeler aux gouvernements, ou les avertir, de ce qui pourrait leur arriver s’ils votaient en faveur de la levée du blocus.

Ils ont déclaré que Cuba constituait une menace, alors que ce sont eux qui exercent la coercition, font pression et intimident…

Lorsque Cuba, la terre de José Martí, présentera son rapport aux Nations unies, cette fois celui-ci aura fait l’objet d’un débat supplémentaire, tenu en juillet, au cours duquel les voix de nombreux pays ont refusé de se laisser réduire au silence. Il aura été étayé par le rapport de la Rapporteuse spéciale des Nations unies sur les mesures coercitives unilatérales, examiné par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Ce n’est pas Cuba qui l’a affirmé, ce sont les Nations unies qui en ont fait le constat dans toute sa cruauté.

Un forum de la société civile cubaine aux Nations unies qui s’est tenu récemment contre le blocus a également qualifié ce siège imposé depuis des décennies d’« exercice le plus cruel et impitoyable de "reconcentration" de toute une population ». Par ailleurs, une audition parlementaire publique s’est tenue à l’Institut national d’oncologie et de radiobiologie, car en effet, les conséquences de cette politique génocidaire, sont particulièrement graves pour le Système de santé publique cubain.

Alors, qui est le menteur ? Si Washington prétend viser le gouvernement cubain, pourquoi est-ce la survie du peuple qui se trouve ainsi menacée ?

À l’ONU, le mercredi 28 octobre 2026, lorsque chaque pays exprimera son vote, il ne se contentera pas de prendre position sur la résolution présentée par Cuba, mais aussi sur le destin de tous les pays.

Photo: ONU

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CUBA NE CONSTITUE UNE MENACE POUR AUCUN PAYS

Les mesures coercitives unilatérales prises contre Cuba ont pour « objectif manifeste de détériorer ouvertement les conditions de vie et de limiter, de raréfier l’accès aux produits nécessaires à la vie quotidienne, y compris aux ressources énergétiques », a dénoncé la représentation du Groupe des amis de la Charte des Nations unies.

Elle a alerté sur la gravité de la crise énergétique qui frappe l’Île. Cuba n’a reçu qu’un seul navire-citerne transportant du pétrole brut, tandis que la population subit des coupures d’électricité prolongées. Selon le rapport du Secrétaire général, les conséquences sur les soins de santé sont « très marquées » : les chances de survie des enfants atteints d’un cancer sont passées de 85 % à 65 %, tandis que des problèmes touchant la santé maternelle et infantile ainsi que les nouveau-nés sont également signalés.

La situation affecte 30 000 enfants qui doivent être vaccinés, des milliers de patients dépendant de traitements par hémodialyse et des milliers de femmes nécessitant des soins prénataux, a-t-elle précisé.

Elle a également dénoncé le fait que 7 000 conteneurs contenant des denrées alimentaires, des équipements destinés aux programmes énergétiques, du matériel pour le traitement de l’eau et des médicaments, sont retenus, en raison de ces mesures.

La délégation a également rejeté la campagne visant à discréditer la coopération médicale internationale cubaine et à faire pression sur les gouvernements bénéficiaires, en particulier ceux des pays en développement, en « dénigrant le travail accompli par ces médecins », comme cela s’est produit pendant la pandémie de COVID-19.

Elle a exprimé sa « profonde gratitude et sa reconnaissance » aux professionnels de santé cubains, qui ont dispensé des soins de grande qualité à des millions de personnes dans le monde, et rejeté toute tentative d’entraver cette coopération pour des raisons politiques.

Concernant l’inscription de Cuba sur la liste unilatérale des pays qui soutiendraient prétendument le terrorisme, elle a qualifié cette désignation de « trompeuse » et de dénuée de sens, et s’est prononcée en faveur de sa suppression, conformément à la recommandation formulée par le Secrétaire général dans son rapport. Cette désignation, a-t-elle précisé, a entraîné des restrictions supplémentaires pour le pays, découragé l’expédition de marchandises par voie maritime et a eu de graves répercussions sur les transactions bancaires.

Le Groupe des amis de la Charte des Nations unies a réaffirmé son engagement en faveur de la pleine application et de la défense des principes et des buts consacrés par la Charte, notamment l’égalité souveraine des États, l’interdiction du recours à la force ou de la menace de son emploi, la non-ingérence dans les affaires intérieures, le règlement pacifique des différends et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

« Cuba ne peut constituer une menace pour aucun pays. Elle a toujours défendu une coexistence pacifique et l’égalité souveraine », a conclu la délégation, en avertissant que ceux qui menacent Cuba semblent ne pas comprendre qu’« il n’y a pas d’autre choix que le dialogue. »

Photo: ONU

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IL EST IMPÉRATIF DE METTRE FIN AU BLOCUS

L’Uruguay, s’exprimant au nom du G77 et de la Chine, a fait part de sa préoccupation face aux conséquences du blocus pour le peuple cubain et à son extension extraterritoriale, notamment par la pleine application du titre III de la loi Helms-Burton.

« L’application de cette loi constitue une violation manifeste de la liberté du commerce entre les nations, puisqu’elle vise à intimider toute transaction commerciale ou tout investissement entre Cuba et n’importe quel autre pays. La traque des transactions financières cubaines dans les juridictions de pays tiers a eu un effet dissuasif considérable sur le plan économique, et cette situation perdure », a-t-il dénoncé.

« La faiblesse des investissements étrangers et les difficultés d’accès aux crédits destinés au développement se traduisent directement par des difficultés économiques et des souffrances humanitaires pour le peuple cubain. En conséquence de ces mesures unilatérales, Cuba ne pourra pas mener à bien son parcours vers le développement durable prévu par le Programme de développement durable à l’horizon 2030, auquel tous les États membres se sont engagés à apporter leur soutien », a-t-il affirmé.

« Concernant l’annonce par le gouvernement des États-Unis de nouvelles mesures visant à renforcer davantage le blocus économique, commercial et financier contre Cuba, notamment des actions destinées à entraver l’approvisionnement du pays en pétrole et l’imposition de sanctions à des pays tiers qui entretiennent des relations commerciales légitimes avec Cuba, mesures dont les effets extraterritoriaux sont manifestes, le Groupe souligne qu’elles contreviennent aux buts et principes de la Charte des Nations unies, au droit international, au multilatéralisme, à la coopération économique internationale ainsi qu’à un ordre international fondé sur des règles non discriminatoires, ouvert, juste et équitable, ayant l’Organisation mondiale du commerce en son centre. »

Il a également souligné que cette situation aggravait les difficultés de Cuba à effectuer des opérations financières et commerciales, mettant ainsi en péril les moyens de subsistance et l’intégrité de la population cubaine. « Le G77 et la Chine sont très préoccupés par les graves conséquences humanitaires et les répercussions sur le développement qu’entraînent ces restrictions sur l’accès à l’énergie à Cuba. »

Le Groupe a également demandé que Cuba soit retirée de la liste des pays qui soutiendraient prétendument le terrorisme.

« Cuba est depuis longtemps un partenaire actif des membres du Groupe dans la promotion de la coopération Sud-Sud. Grâce aux efforts déployés par Cuba, de nombreux pays membres du Groupe ont pu développer leur potentiel scientifique et technique. Tout ce que nous connaissons de Cuba, c’est l’amitié et la solidarité. »

L’inscription de Cuba sur cette liste est l’un des facteurs qui contribuent au renforcement du blocus. De ce fait, il est devenu extrêmement difficile pour l’Île de participer aux opérations bancaires internationales, qu’elles impliquent des établissements publics ou privés, ce qui a de très graves conséquences pour le développement du peuple cubain, a-t-il souligné.

« Le Groupe reconnaît la contribution positive et de longue date de la coopération médicale internationale cubaine, ainsi que la solidarité dont elle fait preuve en sauvant des millions de vies dans le monde, en particulier, mais pas exclusivement, dans les pays en développement. Cuba contribue à la communauté internationale depuis des décennies. L’aide qu’elle apporte à d’autres pays est exemplaire en matière de coopération Sud-Sud. »

Fort de ce constat, le Groupe a rejeté toute mesure coercitive unilatérale ainsi que toute tentative visant à saper cette coopération et cette solidarité médicales internationales pour des raisons politiques ou autres. Il a également réaffirmé qu’il ne pouvait pas y avoir de développement durable sans paix, ni de paix sans développement durable.

« Il est impératif de lever le blocus, d’autant plus que c’est la 34e fois que l’Assemblée générale adopte une résolution demandant sa levée. Le Groupe appelle donc à la levée totale et inconditionnelle du blocus, y compris des mesures ayant des effets extraterritoriaux. »

« Mettre fin à ces restrictions est essentiel non seulement au développement de Cuba et au bien-être de son peuple, mais aussi au respect de la Charte des Nations unies et à la crédibilité du multilatéralisme », a-t-il affirmé.

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Photo: ONU

LE BLOCUS CONTRE CUBA EST UNE QUESTION DE DROITS HUMAINS

Au nom du Groupe africain, le représentant de la Namibie a réaffirmé ce 27 octobre son opposition historique au blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba, lors de son intervention dans le cadre du débat de l’Assemblée générale précédant le vote sur le projet de résolution cubain.

Dans son allocution, la représentation africaine a rappelé que, depuis des années, « cette Assemblée a lancé, à une majorité écrasante, un appel » à la fin de ce siège, et a souligné qu’en juillet dernier, cet organe avait décidé de rouvrir le dossier dans le cadre d’un débat supplémentaire, au vu de la gravité de la situation et de sa dégradation continue. « La préoccupation demeure entière », a-t-elle affirmé.

Le Groupe africain a évoqué le dernier rapport du Secrétaire général de l’ONU sur Cuba, qui fait état de « dommages sans précédent pour l’économie », notamment dans les domaines des soins de santé, de la production alimentaire, des transports et de la production d’énergie.

Les restrictions sur les approvisionnements en carburant, a-t-il rappelé, ont provoqué des coupures d’électricité prolongées dans toute l’Île, tandis que les services de base et les hôpitaux rencontrent de grandes difficultés pour fonctionner.

Il a également exprimé sa préoccupation face aux conséquences extraterritoriales de ces mesures, qui entravent les opérations financières et commerciales légales des banques et des entreprises de pays tiers avec Cuba, en violation des règles internationales régissant les échanges commerciaux entre États.

À cet égard, il a cité l’objectif de développement durable n° 15 et averti que de telles conséquences « compromettent la coopération internationale et créent des obstacles supplémentaires à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) ».

La position de l’Afrique, a-t-il déclaré, « est sans équivoque ». En février 2026, l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine a réitéré, pour la dix-septième année consécutive, son appel à la levée du blocus. Elle a également exprimé sa préoccupation concernant l’inscription de Cuba sur la liste unilatérale des pays qui seraient, selon les États-Unis, des États soutenant le terrorisme, liste dont le Groupe africain demande la suppression.

L’intervention a rappelé les liens historiques de solidarité : le soutien apporté par Cuba aux peuples africains dans leurs luttes pour la liberté et l’indépendance, le travail des médecins cubains lors de l’épidémie d’Ebola en 2014, ainsi que la contribution actuelle de médecins et d’enseignants cubains sur le continent, sans oublier la formation de nombreux de professionnels africains dans les universités cubaines.

Le Groupe africain a réaffirmé son attachement à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de Cuba, conformément au droit international, et soutenu que les différends entre États devaient être réglés par le dialogue, le respect mutuel et l’égalité souveraine. Il s’est également félicité de la perspective d’une reprise éventuelle des discussions entre Cuba et les États-Unis.

« Le Groupe africain votera en faveur du projet de résolution » et encourage tous les membres de cette Assemblée à faire de même, a-t-il déclaré, appelant à la levée du blocus « dans son intégralité, afin que Cuba puisse faire progresser son indépendance dans la paix et la dignité ».

Il a insisté sur le fait que le blocus ne relevait pas uniquement de considérations politiques et économiques, mais qu’il « concernait les droits humains et la dignité », et a qualifié les mesures coercitives unilatérales de nature génocidaire, au motif qu’elles portent atteinte à la souveraineté des États et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

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MOUVEMENT DES NON-ALIGNÉS : CUBA NE REPRÉSENTE AUCUNE MENACE POUR LA PAIX ET LA SÉCURITÉ INTERNATIONALES

La représentation de l’Ouganda est intervenue au nom des 120 États membres du Mouvement des pays non alignés (MNA) et a rappelé le soutien massif et la solidarité que l’Assemblée générale a historiquement exprimés envers le peuple cubain.

Chaque mois d’octobre, la grande majorité des États membres de cette organisation a voté en faveur de la résolution cubaine. Malheureusement, malgré ce mandat clair de l’Assemblée générale, le Mouvement des non-alignés a constaté que le blocus contre Cuba s’était renforcé au cours des derniers mois, ce qui constitue un obstacle majeur à la normalisation des relations entre les deux pays, a-t-il souligné.

À cet égard, le MNA a exprimé sa profonde préoccupation face aux mesures annoncées cette année par le gouvernement des États-Unis, qui équivalent à un blocus sans précédent contre la République de Cuba. Celles-ci comprennent des mesures visant à entraver l’approvisionnement du pays en carburant, à sanctionner les pays qui entretiennent des relations commerciales avec la plus grande des Antilles, ainsi qu’à imposer des sanctions à des entreprises, des banques et des entités étrangères, même lorsque leurs activités aux États-Unis n’ont aucun lien avec Cuba.

« Ces mesures », a-t-il affirmé, « étendent les effets extraterritoriaux du blocus et portent préjudice non seulement à Cuba et à son peuple, mais aussi à des États tiers et aux relations économiques internationales. Elles constituent une violation flagrante des buts et principes de la Charte des Nations unies, du droit international, du système commercial multilatéral ainsi que des principes et des normes qui régissent les relations amicales entre les États ».

La représentation ougandaise a également fait part de sa préoccupation face aux dommages humanitaires toujours plus importants causés au peuple cubain par les plus récentes mesures coercitives unilatérales, qui constituent une forme de châtiment collectif. Elle a souligné leurs effets dévastateurs sur tous les secteurs essentiels de l’économie cubaine, notamment la santé, le système éducatif, l’approvisionnement en électricité, l’alimentation, l’agriculture, le commerce et la vie quotidienne de la population.

Elle a insisté sur l’encerclement pétrolier, qui a entraîné de très graves conséquences pour la production d’électricité et le fonctionnement des services publics essentiels. « Les coupures d’électricité prolongées ont affecté les hôpitaux, les écoles, les systèmes de distribution d’eau et les installations de conservation des aliments. »

« Les services de transport public ont subi de très fortes perturbations, tandis que la production agricole et les réseaux de distribution d’aliments ont été gravement touchés. Cuba n’a reçu qu’un seul pétrolier au cours des dix derniers mois », a-t-elle déclaré.

« Au cours de cette période, plus de 40 banques étrangères ont refusé d’effectuer des transactions avec Cuba, tandis que plus de 140 transferts bancaires internationaux ont été bloqués, y compris des paiements destinés à l’acquisition de technologies pour l’énergie solaire et éolienne », a-t-elle indiqué.

Le Mouvement a ainsi renouvelé son appel au gouvernement des États-Unis pour qu’il mette fin au blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba, lequel constitue un obstacle majeur à son plein développement, et qu’il supprime les mesures unilatérales supplémentaires adoptées depuis 2017, notamment la désignation unilatérale et arbitraire de l’île comme État soutenant le terrorisme.

« Le MNA reconnaît que Cuba ne représente aucune menace pour la paix et la sécurité internationales. Il souligne la contribution positive de la coopération médicale internationale cubaine et de la solidarité de Cuba, qui ont permis de sauver la vie de millions de personnes dans le monde, ainsi que ses efforts en faveur de la paix régionale et internationale. »

Le Mouvement s’est également opposé à tout acte ou toute menace d’agression, ainsi qu’à tout recours à la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout pays. « Le Mouvement des non-alignés exhorte l’Assemblée générale, en tant qu’organe le plus représentatif des Nations unies, à mobiliser les efforts nécessaires pour empêcher une agression militaire contre Cuba, membre fondateur de notre Mouvement, et pour préserver la paix. »

Il a également rappelé la Déclaration de l’Amérique latine et des Caraïbes comme zone de paix, adoptée précisément à La Havane en 2014. « Nous réaffirmons que tous les pays doivent s’abstenir d’exercer des pressions ou des mesures de coercition contre d’autres pays, y compris par l’agression ou tout acte impliquant le recours direct ou indirect à la force, ainsi que par l’application ou la promotion de mesures coercitives unilatérales contraires à l’ordre international, afin de contraindre un État à renoncer à ses droits souverains ou d’obtenir un quelconque avantage. »

Le MNA a appelé la communauté internationale à poursuivre ses efforts conjoints pour mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba, en raison de son caractère illégal et de ses conséquences extraterritoriales. Il a demandé au gouvernement des États-Unis de s’abstenir de toute escalade visant à porter atteinte à la souveraineté, à l’intégrité territoriale, à l’indépendance politique et au droit du peuple cubain à disposer de lui-même.

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CUBA NE CONSTITUE UNE MENACE POUR AUCUN PAYS

Les mesures coercitives unilatérales prises contre Cuba ont pour « objectif manifeste de détériorer ouvertement les conditions de vie et de limiter, de raréfier l’accès aux produits nécessaires à la vie quotidienne, y compris aux ressources énergétiques », a dénoncé la représentation du Groupe des amis de la Charte des Nations unies.

Elle a alerté sur la gravité de la crise énergétique qui frappe l’Île. Cuba n’a reçu qu’un seul navire-citerne transportant du pétrole brut, tandis que la population subit des coupures d’électricité prolongées. Selon le rapport du Secrétaire général, les conséquences sur les soins de santé sont « très marquées » : les chances de survie des enfants atteints d’un cancer sont passées de 85 % à 65 %, tandis que des problèmes touchant la santé maternelle et infantile ainsi que les nouveau-nés sont également signalés.

La situation affecte 30 000 enfants qui doivent être vaccinés, des milliers de patients dépendant de traitements par hémodialyse et des milliers de femmes nécessitant des soins prénataux, a-t-elle précisé.

Elle a également dénoncé le fait que 7 000 conteneurs contenant des denrées alimentaires, des équipements destinés aux programmes énergétiques, du matériel pour le traitement de l’eau et des médicaments, sont retenus, en raison de ces mesures.

La délégation a également rejeté la campagne visant à discréditer la coopération médicale internationale cubaine et à faire pression sur les gouvernements bénéficiaires, en particulier ceux des pays en développement, en « dénigrant le travail accompli par ces médecins », comme cela s’est produit pendant la pandémie de COVID-19.

Elle a exprimé sa « profonde gratitude et sa reconnaissance » aux professionnels de santé cubains, qui ont dispensé des soins de grande qualité à des millions de personnes dans le monde, et rejeté toute tentative d’entraver cette coopération pour des raisons politiques.

Concernant l’inscription de Cuba sur la liste unilatérale des pays qui soutiendraient prétendument le terrorisme, elle a qualifié cette désignation de « trompeuse » et de dénuée de sens, et s’est prononcée en faveur de sa suppression, conformément à la recommandation formulée par le Secrétaire général dans son rapport. Cette désignation, a-t-elle précisé, a entraîné des restrictions supplémentaires pour le pays, découragé l’expédition de marchandises par voie maritime et a eu de graves répercussions sur les transactions bancaires.

Le Groupe des amis de la Charte des Nations unies a réaffirmé son engagement en faveur de la pleine application et de la défense des principes et des buts consacrés par la Charte, notamment l’égalité souveraine des États, l’interdiction du recours à la force ou de la menace de son emploi, la non-ingérence dans les affaires intérieures, le règlement pacifique des différends et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

« Cuba ne peut constituer une menace pour aucun pays. Elle a toujours défendu une coexistence pacifique et l’égalité souveraine », a conclu la délégation, en avertissant que ceux qui menacent Cuba semblent ne pas comprendre qu’« il n’y a pas d’autre choix que le dialogue. »

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IL EST IMPÉRATIF DE METTRE FIN AU BLOCUS

L’Uruguay, s’exprimant au nom du G77 et de la Chine, a fait part de sa préoccupation face aux conséquences du blocus pour le peuple cubain et à son extension extraterritoriale, notamment par la pleine application du titre III de la loi Helms-Burton.

« L’application de cette loi constitue une violation manifeste de la liberté du commerce entre les nations, puisqu’elle vise à intimider toute transaction commerciale ou tout investissement entre Cuba et n’importe quel autre pays. La traque des transactions financières cubaines dans les juridictions de pays tiers a eu un effet dissuasif considérable sur le plan économique, et cette situation perdure », a-t-il dénoncé.

« La faiblesse des investissements étrangers et les difficultés d’accès aux crédits destinés au développement se traduisent directement par des difficultés économiques et des souffrances humanitaires pour le peuple cubain. En conséquence de ces mesures unilatérales, Cuba ne pourra pas mener à bien son parcours vers le développement durable prévu par le Programme de développement durable à l’horizon 2030, auquel tous les États membres se sont engagés à apporter leur soutien », a-t-il affirmé.

« Concernant l’annonce par le gouvernement des États-Unis de nouvelles mesures visant à renforcer davantage le blocus économique, commercial et financier contre Cuba, notamment des actions destinées à entraver l’approvisionnement du pays en pétrole et l’imposition de sanctions à des pays tiers qui entretiennent des relations commerciales légitimes avec Cuba, mesures dont les effets extraterritoriaux sont manifestes, le Groupe souligne qu’elles contreviennent aux buts et principes de la Charte des Nations unies, au droit international, au multilatéralisme, à la coopération économique internationale ainsi qu’à un ordre international fondé sur des règles non discriminatoires, ouvert, juste et équitable, ayant l’Organisation mondiale du commerce en son centre. »

Il a également souligné que cette situation aggravait les difficultés de Cuba à effectuer des opérations financières et commerciales, mettant ainsi en péril les moyens de subsistance et l’intégrité de la population cubaine. « Le G77 et la Chine sont très préoccupés par les graves conséquences humanitaires et les répercussions sur le développement qu’entraînent ces restrictions sur l’accès à l’énergie à Cuba. »

Le Groupe a également demandé que Cuba soit retirée de la liste des pays qui soutiendraient prétendument le terrorisme.

« Cuba est depuis longtemps un partenaire actif des membres du Groupe dans la promotion de la coopération Sud-Sud. Grâce aux efforts déployés par Cuba, de nombreux pays membres du Groupe ont pu développer leur potentiel scientifique et technique. Tout ce que nous connaissons de Cuba, c’est l’amitié et la solidarité. »

L’inscription de Cuba sur cette liste est l’un des facteurs qui contribuent au renforcement du blocus. De ce fait, il est devenu extrêmement difficile pour l’Île de participer aux opérations bancaires internationales, qu’elles impliquent des établissements publics ou privés, ce qui a de très graves conséquences pour le développement du peuple cubain, a-t-il souligné.

« Le Groupe reconnaît la contribution positive et de longue date de la coopération médicale internationale cubaine, ainsi que la solidarité dont elle fait preuve en sauvant des millions de vies dans le monde, en particulier, mais pas exclusivement, dans les pays en développement. Cuba contribue à la communauté internationale depuis des décennies. L’aide qu’elle apporte à d’autres pays est exemplaire en matière de coopération Sud-Sud. »

Fort de ce constat, le Groupe a rejeté toute mesure coercitive unilatérale ainsi que toute tentative visant à saper cette coopération et cette solidarité médicales internationales pour des raisons politiques ou autres. Il a également réaffirmé qu’il ne pouvait pas y avoir de développement durable sans paix, ni de paix sans développement durable.

« Il est impératif de lever le blocus, d’autant plus que c’est la 34e fois que l’Assemblée générale adopte une résolution demandant sa levée. Le Groupe appelle donc à la levée totale et inconditionnelle du blocus, y compris des mesures ayant des effets extraterritoriaux. »

« Mettre fin à ces restrictions est essentiel non seulement au développement de Cuba et au bien-être de son peuple, mais aussi au respect de la Charte des Nations unies et à la crédibilité du multilatéralisme », a-t-il affirmé.

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Nicaragua Photo: ONU

LE NICARAGUA CONDAMNE LE BLOCUS IMPOSÉ PAR LES ÉTATS-UNIS À CUBA

Le représentant du Nicaragua auprès des Nations unies a réaffirmé le rejet par son pays du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba, une politique qu’il a qualifiée d’asphyxie économique et d’agression permanente contre le peuple de l’Île.

Lors de son intervention devant l’Assemblée générale, il a dénoncé une politique qui viole les normes internationales et méconnaît la volonté exprimée à de nombreuses reprises par la majorité des États membres.

Le diplomate a également mis en cause l’attitude des organismes internationaux face au maintien et au durcissement des mesures étasuniennes, dont les conséquences, a-t-il affirmé, portent atteinte aux droits humains de la population cubaine.

Il a par ailleurs souligné la capacité de Cuba à poursuivre son développement culturel et scientifique et à partager ses avancées avec d’autres peuples, malgré les difficultés économiques auxquelles le pays est confronté.

Le représentant nicaraguayen a confirmé que son pays voterait en faveur de la résolution exigeant la fin du blocus et a demandé aux Nations unies de respecter les principes qui ont présidé à leur création.

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NATIONS UNIES : CUBA REJETTE LES ACCUSATIONS DES ÉTATS-UNIS

Le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodríguez Parrilla, a répondu ce 27 octobre aux accusations de Mike Waltz, ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies, lors du débat de l’Assemblée générale consacré au projet de résolution exigeant la fin du blocus économique, commercial et financier imposé à l’Île.

Dans son intervention, Mike Waltz a injustement rendu les autorités cubaines responsables des difficultés économiques auxquelles la population est confrontée et a nié l’existence du blocus imposé à l’Île par son gouvernement.

Il a également remis en question la coopération médicale internationale de Cuba et formulé des accusations concernant la destination de l’aide humanitaire envoyée par les États-Unis.

En réaction à ces déclarations, Bruno Rodríguez Parrilla a demandé la parole pour un rappel au règlement et sollicité de la présidence de l’Assemblée générale qu’elle rappelle à l’ordre le diplomate étasunien pour les propos offensants adressés à la délégation cubaine.

« Les États-Unis ne se contentent pas de mentir de manière grossière et arrogante : ils manquent également de respect à la dignité des États membres, ils exercent des pressions et portent atteinte à la dignité du peuple et du gouvernement cubains », a déclaré le ministre des Relations extérieures.

Le chef de la diplomatie cubaine a rejeté les arguments de Washington et dénoncé les pressions exercées sur d’autres États membres dans le contexte du vote de la Résolution contre le blocus.

Bruno Rodríguez Parrilla a également demandé que les citoyens étasuniens soient autorisés à se rendre librement à Cuba, en réponse aux remarques de Mike Waltz concernant les destinations touristiques de l’Île.

LE TIMOR-LESTE RÉITÈRE SON SOUTIEN DE LONGUE DATE À LA LEVÉE DU BLOCUS

Le Timor-Leste a souligné l’importance qu’il accorde à son amitié de longue date avec Cuba et à sa solidarité avec ce pays, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et du développement des ressources humaines.

Il s’est associé aux préoccupations exprimées par d’autres délégations concernant les graves conséquences des mesures coercitives unilatérales prolongées. La délégation de ce pays asiatique a réaffirmé que le respect de la souveraineté des États allait de pair avec celui de la dignité, du bien-être et des aspirations des peuples.

« À cet égard, nous estimons que les conséquences humanitaires des mesures qui touchent la population civile doivent faire l’objet d’un examen attentif de la part de la communauté internationale. »

« Le Timor-Leste réaffirme son soutien de longue date à la levée du blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba. Notre position repose sur les principes de la Charte des Nations unies, et nous espérons que le dialogue, la coopération et la compréhension mutuelle prévaudront. »

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LA PROXIMITÉ GÉOGRAPHIQUE DOIT ÊTRE UN PONT VERS LA COOPÉRATION

« Depuis trois décennies, l’Assemblée générale appelle à maintes reprises à la levée du blocus économique, financier et commercial imposé à Cuba », a rappelé la délégation angolaise.

Ce pays africain a réaffirmé son soutien à l’Île et exprimé sa profonde préoccupation face aux conséquences socio-économiques et humanitaires du blocus, notamment en matière d’accès aux produits de première nécessité, aux médicaments, à l’énergie, aux technologies ainsi qu’aux possibilités de développement.

« Ces restrictions compromettent également les efforts de Cuba pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD) et entravent également les échanges commerciaux et la coopération légitimes », a-t-elle indiqué.

La représentation angolaise a rappelé les propos tenus par son président lors de la 81e période  de sessions de l’Assemblée générale des Nations unies, en septembre dernier : « Le blocus est la principale cause de la grave situation à laquelle Cuba et son peuple sont confrontés. Elle est inhumaine, injuste et contraire aux principes et aux normes du droit international. Nous appelons une nouvelle fois à la levée du blocus imposé à Cuba. »

Pour l’Angola, a affirmé la délégation à cette occasion, cette position témoigne également d’une profonde responsabilité historique que nous assumons. « Nous n’oublierons jamais la contribution de Cuba à la libération de l’Afrique du Sud, notamment son rôle dans les accords de New York du 22 décembre 1988. Nous n’oublierons pas non plus sa contribution à l’indépendance de la Namibie et au démantèlement de l’apartheid en Afrique du Sud. »

« Nous gardons également très présent à l’esprit la solidarité de longue date apportée par Cuba dans les domaines de la santé, de l’éducation et du développement humain, qui a bénéficié à d’innombrables communautés à travers toute l’Afrique. Nous réaffirmons notre opposition au blocus ainsi que notre soutien au retrait de Cuba de la liste des États soutenant le terrorisme. »

« Nous estimons que la communauté internationale doit aller plus loin et ne pas s’en tenir aux divergences politiques, mais rechercher des solutions concrètes. La proximité géographique doit être un pont vers la coopération, et non un motif de confrontation. »

L’Angola a encouragé les États-Unis et Cuba à reprendre un dialogue politique constructif et direct afin de normaliser leurs relations bilatérales, dans le respect de l’égalité souveraine, du respect mutuel, de la non-ingérence et de la reconnaissance des préoccupations nationales légitimes.

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 « LA PRESSION EXERCÉE CONTRE CUBA EST UN CAS D’OPPRESSION NÉOCOLONIALE »

La Fédération de Russie s’est associée à la déclaration du Groupe des amis de la Charte des Nations unies et a ajouté, au nom de son propre pays : « Aujourd’hui, la communauté internationale est une nouvelle fois appelée à prendre position face à une situation dans laquelle un État disposant d’une puissance bien supérieure entrave l’acheminement de denrées alimentaires, de produits de première nécessité, de médicaments et de carburant vers un autre pays. »

Le représentant russe a déclaré que de nombreux États avaient été victimes de pressions extérieures, « mais que cela ne pouvait pas modifier la position de la communauté internationale ».

Le blocus économique, financier et commercial illégal imposé par les États-Unis à Cuba depuis plus de 60 ans a atteint des niveaux de pression économique et militaire sans précédent. Cette pression a été aggravée par le blocus des approvisionnements en carburant, lequel, a-t-il affirmé, « a pour objectif de briser le peuple cubain ».

La Russie a dénoncé l’interception de navires transportant des ressources énergétiques indispensables à l’Île dans les eaux internationales, ce qui a des répercussions sur la vie quotidienne de la population cubaine.

« Les États-Unis semblent ne pas mesurer la profondeur de la crise dans laquelle ils ont plongé Cuba », a-t-il affirmé.

« Les sanctions extraterritoriales des États-Unis isolent Cuba des mécanismes d’échange et portent ainsi atteinte à la souveraineté de pays tiers, ce qui est contraire aux règles en vigueur et nuisent à l’économie mondiale », a-t-il souligné.

La Russie a dénoncé le fait qu’à l’arsenal des moyens employés par les États-Unis pour faire pression sur Cuba, outre l’asphyxie économique, les menaces d’intervention militaire, la propagande et les opérations de guerre psychologique, l’isolement et les sanctions, s’ajoute désormais un mandat d’arrêt illégitime visant le général d’armée Raúl Castro Ruz, délivré par un magistrat de Floride.

« Cela démontre que les pressions exercées contre Cuba est un cas d’oppression néocoloniale. L’objectif est de provoquer un effondrement et un changement de gouvernement », a-t-il affirmé. À cet égard, il a souligné qu’« il est catégoriquement inacceptable de punir un peuple et de faire de cette punition une politique d’État, au motif qu’il a fait un choix souverain concernant son propre développement ».

« Les déclarations avancées par l’establishment étasunien selon lesquelles les autorités cubaines seraient incapables de gérer leurs propres frontières relèvent du pur cynisme », a-t-il insisté.

« Quel pays pourrait maintenir son équilibre socio-économique dans un contexte où les ressources, les investissements et les transactions sont entravés, où il est privé de ressources vitales comme, par exemple, l’accès à l’énergie, ou encore lorsque les importations de denrées alimentaires sont interdites ? », a-t-il demandé.

Malgré les pressions sans précédent qu’elle subit, Cuba reste déterminée à défendre son indépendance et sa souveraineté, ainsi qu’à préserver l’indépendance de sa politique étrangère, a-t-il souligné.

Dans cette perspective, la Russie a rappelé que la plus grande des Antilles participait aux relations internationales dans le respect des règles, honorait fidèlement ses obligations juridiques internationales et contribuait au règlement des conflits ainsi qu’aux négociations pacifiques. Les réalisations du peuple cubain dans les domaines des soins de santé, de l’industrie pharmaceutique, de l’éducation et du sport sont reconnues à l’échelle internationale.

« Nous ne pouvons pas nous empêcher de nous demander quels autres progrès Cuba aurait pu accomplir et quel niveau de bien-être son peuple aurait pu atteindre si son développement n’avait pas été délibérément entravé de l’extérieur pendant toutes ces années. Combien de vies ont été perdues ? Combien d’initiatives n’ont-elles jamais abouti en raison de ces obstacles créés artificiellement ? », a-t-il déclaré.

La délégation russe a exprimé son indéfectible solidarité avec le peuple cubain, courageux et indomptable, dans le respect des principes de la Charte des Nations unies et en tenant compte du caractère inadmissible de toute forme de discrimination ou d’ingérence dans les affaires intérieures d’États souverains. « La Russie, aux côtés de l’écrasante majorité de la communauté internationale, condamne les mesures restrictives unilatérales et illégales prises par Washington contre La Havane. »

Elle a également demandé la levée du blocus commercial, économique et financier imposé à Cuba, ainsi que la fin des pressions économiques et du châtiment collectif infligé à son peuple. Elle a appelé au retrait de l’Île de la liberté de la liste des États soutenant le terrorisme. « Nous soutenons le projet de résolution et nous exhortons toutes les délégations à faire de même », a déclaré la Russie.

«AUCUN PAYS NE PEUT IMPOSER SA VOLONTÉ NI SON MODÈLE DE DÉVELOPPEMENT À UN AUTRE PAYS», AFFIRME LA DÉLÉGATION CHINOISE

La représentation de la République populaire de Chine auprès de l’Assemblée générale des Nations unies a condamné le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba et réclamé la levée de toutes les sanctions unilatérales, y compris les sanctions secondaires, ainsi que le retrait de l’Île de la liste des pays qui seraient prétendument des soutiens du terrorisme.

La délégation chinoise a exprimé son soutien aux déclarations prononcées par l’Uruguay, au nom du Groupe des 77 et de la Chine, et par l’Érythrée, au nom du Groupe des amis de la Charte des Nations unies.

Dans son intervention, elle a souligné deux faits qui, selon elle, ne peuvent être passés sous silence : les 64 années d’application du blocus et les sanctions unilatérales des États-Unis contre Cuba, ainsi que les 34 années écoulées depuis que l’Assemblée générale a commencé à se prononcer sur la nécessité de mettre fin à cette politique, sans que ses résolutions aient été appliquées.

La représentation chinoise a estimé que l’adoption répétée de la Résolution à une large majorité témoigne de l’attachement de la communauté internationale à la justice. Dans ce contexte, elle a une nouvelle fois exhorté le gouvernement étasunien à mettre fin au blocus et à cesser d’exercer des pressions sur Cuba.

« Il n’existe aucune raison justifiant ces sanctions unilatérales illégales imposées depuis 64 ans, pas plus qu’il n’y a de raison d’ignorer cet appel à la justice lancé depuis 34 ans », a-t-elle affirmé.

La Chine a annoncé qu’elle voterait en faveur du projet de Résolution présenté par Cuba et a souligné que ces deux chiffres représentent bien davantage que de simples périodes de temps : ils constituent une leçon pour la communauté internationale sur la nécessité de défendre la justice et le respect de l’ordre international.

La délégation a souligné que tous les pays ont le droit de choisir de manière indépendante leur système social et leur voie de développement, en fonction de leurs propres réalités. « Seul le peuple cubain peut décider de son avenir », a-t-elle insisté.

Elle a également rejeté l’ingérence extérieure et le recours aux sanctions unilatérales comme instruments de pression entre États. Elle a estimé que le multilatéralisme doit prévaloir sur les mesures qui n’ont pas été approuvées par le Conseil de sécurité et qui, a-t-elle déclaré, sont dépourvues de fondement en droit international.

En conséquence, elle a appelé la communauté internationale à exiger la levée de toutes les sanctions contre Cuba, y compris les sanctions secondaires, ainsi que le retrait du pays de la liste étasunienne des États qui seraient prétendument des soutiens du terrorisme.

La représentation chinoise a également dénoncé le recours aux blocus économiques pour entraver le développement d’autres peuples et limiter leur droit à satisfaire leurs besoins fondamentaux. « Il est inacceptable d’imposer des blocus économiques pour entraver le droit des peuples d’autres pays à la subsistance et au développement », a-t-elle déclaré.

Enfin, elle a réaffirmé que la Chine continuerait de soutenir Cuba dans la défense de sa souveraineté, de son indépendance et de son autonomie, ainsi que de son droit au développement. Elle a également plaidé pour le renforcement de la solidarité et la coopération internationales afin de construire un monde pacifique et prospère.

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L’ÉTHIOPIE ALERTE SUR LES EFFETS DE L’ÉTRANGLEMENT ÉCONOMIQUE SUR LES SERVICES ESSENTIELS

La représentation de l’Éthiopie auprès de l’Assemblée générale des Nations unies a réitéré sa préoccupation face à l’application de mesures coercitives unilatérales contre Cuba, estimant que celles-ci engendrent des difficultés économiques et humanitaires, affectent la disponibilité des services essentiels et limitent la participation du pays aux affaires internationales et économiques.

Au début de son intervention, la délégation éthiopienne s’est associée aux déclarations prononcées au nom du Groupe africain, du Mouvement des pays non alignés (MNA), ainsi que du Groupe des 77 et de la Chine.

« Le règlement pacifique des différends et le respect du droit international sont des principes fondamentaux de la Charte des Nations unies », a-t-elle affirmé. Elle a estimé que les mesures unilatérales qui ne respecteraient pas ce document doivent être examinées par la communauté internationale, notamment en raison de leurs conséquences possibles sur la coopération internationale et le développement durable.

La représentation éthiopienne a averti que les restrictions à l’accès aux intrants essentiels ont des répercussions sur la fourniture des services de base, limitent la capacité de Cuba à atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) et à répondre à ses priorités nationales, tout en réduisant ses possibilités de faire face aux effets néfastes du changement climatique.

L’Éthiopie a réitéré son rejet des mesures coercitives unilatérales contre Cuba, conformément aux principes de la Charte des Nations unies et à la nécessité de promouvoir une coopération internationale constructive.

La représentation a renouvelé son appel à la levée des restrictions et demandé que le droit international et la Charte de l’ONU soient respectés, dans l’intérêt du bien-être du peuple cubain et de son développement durable.

LA GAMBIE SOUTIENT LA LEVÉE DU BLOCUS ET SOULIGNE LA COOPÉRATION MÉDICALE DE CUBA AVEC L’AFRIQUE

Le représentant de la Gambie a réitéré le soutien de son pays à la résolution présentée devant l’Assemblée générale des Nations unies pour mettre fin au blocus contre Cuba. Il a appelé à redoubler les efforts internationaux afin de répondre aux appels répétés en faveur de sa levée.

Il a souligné que les restrictions imposées aux possibilités de coopération alourdissent les charges pesant sur les économies des pays et les empêchent de répondre pleinement aux besoins de leurs populations. Il a également affirmé que la revendication de la Gambie s’appuie sur les principes et les objectifs de la Charte des Nations unies.

Il a insisté sur l’importance du dialogue, de la compréhension mutuelle et de la coopération internationale pour soutenir les aspirations de tous les peuples au développement socio-économique.

Évoquant les liens entre la Gambie et Cuba, il a mis en avant la contribution de l’Île au développement durable de son pays, notamment grâce à l’assistance médicale et à la formation du personnel de santé. Il a également salué la solidarité de Cuba envers de nombreux pays en développement, particulièrement en Afrique, ce qui illustre l’esprit de la coopération Sud-Sud.

Enfin, le représentant gambien a réaffirmé l’engagement de son pays, en tant que membre du Mouvement des pays non alignés, en faveur de la coexistence pacifique et du règlement diplomatique des différends. Dans cette perspective, il a encouragé le renforcement des efforts, notamment les bons offices du Secrétaire général de l’ONU, pour avancer vers la normalisation des relations. Il a rappelé que le dialogue est essentiel pour parvenir à une coopération efficace et à une paix durable.

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LE BLOCUS SAPE ÉGALEMENT LA CONFIANCE ET LA COOPÉRATION DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE

« Plus de six décennies se sont écoulées depuis l’instauration d’un blocus commercial, financier et économique contre Cuba. Celui-ci est en contradiction flagrante avec les principes qui ont présidé à la création des Nations unies : la souveraineté, l’égalité souveraine, la non-ingérence et la recherche d’une prospérité commune », a déclaré la délégation du Kenya.

C’est pourquoi, a indiqué le représentant, nos chefs d’État et de gouvernement ont réaffirmé leur position lors d’une session de l’Assemblée de l’Union africaine qui s’est tenue en février 2026 à Addis-Abeba, où il a été demandé la levée des sanctions qui frappent le peuple et le gouvernement cubains.

« Ce blocus viole non seulement le droit de Cuba au développement, mais sape également la confiance et la coopération dont notre communauté internationale a tant besoin dans le cadre d’un ordre multilatéral fondé sur des règles. Son maintien ne sert ni la justice ni la paix internationale », a-t-il assuré.

« Conformément à la résolution de l’Assemblée de l’Union africaine et à la position que nous défendons depuis des années, le Kenya votera en faveur de la Résolution dont nous sommes saisis. Nous gardons également l’espoir que ce vote sera le dernier que l’Assemblée aura à tenir sur cette question. »

Photo : Granma

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L’ALGÉRIE APPELLE AU DIALOGUE POUR PRÉSERVER LA STABILITÉ ET LA PAIX

Le représentant de l’Algérie a salué l’engagement indéfectible de Cuba en faveur des principes de solidarité, de dignité et d’indépendance.

Il a souligné que le blocus économique, commercial et financier imposé à l’Île engendre de nombreuses difficultés pour le peuple cubain, entrave les efforts de développement du pays et compromet sa capacité à atteindre les Objectifs de développement durable à l’horizon 2030.

Il a exprimé la profonde préoccupation de son pays face aux graves conséquences socio-économiques de ces mesures coercitives unilatérales, qui portent atteinte à la souveraineté, à l’autodétermination, à l’indépendance et au développement de Cuba.

La représentation algérienne a également affirmé que ces mesures sont contraires au droit international ainsi qu’aux principes et aux objectifs consacrés par la Charte des Nations unies.

Le représentant a réitéré la ferme conviction de l’Algérie selon laquelle le dialogue, la diplomatie et le règlement pacifique des différends constituent la seule voie durable et réaliste pour résoudre les désaccords, éviter une escalade et parvenir à la sécurité, à la paix et à la stabilité.

Enfin, il a exhorté toutes les parties à agir avec un sens élevé des responsabilités afin d’éviter que l’Amérique latine et les Caraïbes ne soient exposées à une instabilité accrue ou à une intensification des tensions.

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LE BRÉSIL RÉAFFIRME SON VOTE EN FAVEUR DE LA RÉSOLUTION DE CUBA

La délégation brésilienne a souligné que la résolution présentée par l’Île aborde les effets extraterritoriaux du blocus sur la souveraineté des États tiers ainsi que sur les intérêts légitimes de leurs citoyens et de leurs entreprises, au regard des principes d’égalité souveraine, de non-intervention et de liberté du commerce et de la navigation.

« Le Brésil a également publiquement rejeté l’inscription de Cuba sur la liste des États soutenant le terrorisme établie par les États-Unis », a-t-elle déclaré.

Le représentant du géant sud-américain auprès de l’ONU a affirmé que son pays votera en faveur de cette résolution. L’objectif que le Brésil a défendu de manière répétée reste de mettre fin au blocus et de faire prévaloir des relations internationales fondées sur le dialogue et le respect de la Charte des Nations unies.

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 « L’HEURE EST VENUE DE METTRE FIN À CES PRATIQUES INHUMAINES ET ILLÉGALES »

 « C’est la 34e fois que cette Assemblée réaffirme sa ferme opposition à l’unilatéralisme, aux restrictions et aux mesures coercitives unilatérales imposées par un gouvernement qui se place au-dessus du droit international, tout en continuant de le violer systématiquement et de manière particulièrement grave », a déclaré la délégation iranienne.

« Au cours des six décennies pendant lesquelles les États-Unis ont imposé des mesures et un blocus contre Cuba, un État indépendant et souverain a été soumis à la coercition, ce qui a infligé de profondes souffrances à son peuple, portant atteinte à ses droits humains et entravant son développement. »

Le renforcement de l’étranglement économique, « sous le prétexte cynique de défendre la démocratie, révèle une profonde contradiction entre l’objectif affiché, d’une part, et ses conséquences humaines dévastatrices, de l’autre. Il s’agit d’utiliser la démocratie comme une arme, et non de la promouvoir. Aucun gouvernement ne doit dicter l’avenir politique d’un État souverain ».

« Il faut mettre fin à ce blocus inhumain et illégal. En outre, le peuple cubain doit recevoir des réparations de la part de l’État qui l’impose, compte tenu de l’ensemble des dommages subis par Cuba », a déclaré la délégation iranienne.

« La République islamique d’Iran réaffirme sans ambiguïté son opposition à toutes les sanctions visant des États souverains et indépendants, dont Cuba. »

« L’heure est venue de donner suite aux résolutions adoptées par l’Assemblée générale avec le soutien massif de la communauté internationale. Il faut condamner le blocus contre Cuba et exiger des États-Unis qu’ils mettent fin au blocus économique, financier et commercial. »

« La coopération internationale, l’égalité souveraine et les relations amicales entre les nations sont les principes consacrés aux articles 1 et 2 de la Charte, et ils doivent être respectés. Or, tous ces principes sont piétinés, tout comme celui de non-ingérence. Alors que la Charte appelle à faire prévaloir la coopération internationale pour résoudre les problèmes et à encourager cette coopération, les mesures coercitives unilatérales font exactement le contraire et ont également des répercussions négatives sur la coexistence pacifique. »

« De fait, les sanctions sont un exemple de terrorisme économique, tandis que les blocus imposés par la force militaire constituent des actes d’agression contraires au droit international. »

Dans son intervention, l’Iran a réaffirmé sa « solidarité indéfectible avec le gouvernement et le peuple résilient de Cuba dans leur lutte contre le blocus et les autres mesures coercitives injustes. Nous continuerons à défendre l’élimination de ces mesures coercitives unilatérales et exhortons l’Assemblée à redoubler d’efforts pour que ces mesures, y compris le blocus contre Cuba, prennent fin immédiatement ».

« L’heure est venue de mettre fin à ces pratiques inhumaines et illégales. Leur maintien constitue non seulement un échec de la responsabilité qui nous incombe à tous, mais aussi une manifestation flagrante d’atrocité morale et humanitaire. »

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« LE GOUVERNEMENT CUBAIN DOIT RECEVOIR TOUT NOTRE SOUTIEN »

 « Le Gabon constate avec une profonde inquiétude la dégradation continue de la situation humanitaire à Cuba, due au maintien et au renforcement du blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba depuis plus de 60 ans. Ces mesures restrictives frappent directement des secteurs essentiels, comme celui de l’énergie, et compliquent la vie quotidienne d’une population déjà durement touchée par les récents événements climatiques et les catastrophes naturelles. »

« Le gouvernement cubain doit recevoir tout notre soutien », a affirmé la délégation gabonaise.

Elle a également insisté sur le fait que les conséquences des mesures coercitives unilatérales « sont disproportionnées. Aucun peuple ne devrait rencontrer autant d’obstacles pour accéder aux produits de première nécessité ou au développement, ni être exclu des mécanismes financiers internationaux ».

Elle a reconnu la contribution historique de Cuba à la coopération Sud-Sud, notamment grâce à sa solidarité médicale, reconnue à l’échelle internationale, qui a permis d’aider et de sauver des millions de vies dans le monde, particulièrement dans les pays en développement.

La délégation gabonaise a renouvelé son « appel solennel à la suspension totale et sans condition du blocus économique, commercial et financier imposé à ce pays ami qu’est Cuba ».

« Nous formulons le vœu que le peuple cubain puisse participer librement et pleinement à tous les échanges internationaux afin de construire un avenir de prospérité et de dignité partagées. »

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« LE CHILI SERA TOUJOURS DU CÔTÉ DES LIBERTÉS »

Le Chili a réitéré son rejet des mesures économiques, commerciales et financières unilatérales contre Cuba, tout en appelant à prendre également en considération les facteurs internes qui, selon le représentant, contribuent aux difficultés rencontrées par les familles cubaines.

Dans son intervention, le représentant chilien a affirmé que son pays considère le libre-échange comme un moteur de développement et de bien-être, ainsi qu’un ordre international fondé sur des règles. Il a rappelé que la Charte des Nations unies confie exclusivement au Conseil de sécurité la responsabilité de déterminer quand et comment la communauté internationale adopte des mesures coercitives. Il a souligné qu’il ne s’agit « pas d’un détail technique, mais de la garantie que les décisions touchant des peuples entiers sont prises par une seule volonté légitime ».

Pour cette raison, il a affirmé que le Chili « n’a pas soutenu et ne soutient pas les mesures économiques, commerciales et financières unilatérales », avertissant que les mesures de grande portée de ce type « finissent par retomber sur les membres les plus vulnérables de la population civile ».

« Le Chili sera toujours du côté des libertés, des droits humains et du plein respect du droit international », a-t-il conclu.

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L’AFRIQUE DU SUD DÉNONCE LES EFFETS DU SIÈGE PÉTROLIER CONTRE CUBA

L’Afrique du Sud a dénoncé devant l’Assemblée générale des Nations unies les conséquences du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba, en particulier les restrictions sur l’approvisionnement en pétrole et leurs effets sur les services de santé et le fonctionnement des hôpitaux.

Le représentant sud-africain a averti qu’à peine quatre mois après le précédent débat sur la question, la situation de l’Île, « loin de s’améliorer, s’est aggravée » en raison des mesures étasuniennes, qui entravent la réalisation des Objectifs de développement durable et touchent particulièrement les secteurs les plus vulnérables.

Au cours de son intervention, l’Afrique du Sud a soutenu les positions exprimées par le Groupe africain, le Mouvement des pays non alignés et le Groupe des 77 et de la Chine.

Elle a également réclamé la reprise des discussions entre La Havane et Washington, la levée du blocus, y compris de l’ordonnance exécutive 14380, le retrait de Cuba de la liste étasunienne des États soutenant le terrorisme et la cessation de l’application de la loi Helms-Burton.

La délégation sud-africaine a en outre réaffirmé les liens historiques d’amitié et de solidarité avec Cuba, ainsi que son attachement au multilatéralisme, au droit international et à la souveraineté des États dans le choix de leur propre modèle de développement.

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LAOS : AUCUN PAYS NE DOIT ÊTRE PRIVÉ DU DROIT DE CHOISIR SA VOIE DE DÉVELOPPEMENT

La République démocratique populaire lao a réclamé devant l’Assemblée générale des Nations unies la levée immédiate du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba, ainsi que le retrait de l’Île de la liste étasunienne des États soutenant le terrorisme.

Au cours de son intervention, le représentant a réitéré l’opposition de son pays aux mesures coercitives unilatérales, qu’il considère comme contraires à la Charte des Nations unies et au droit international.

Le diplomate a souligné que le blocus, maintenu depuis plus de six décennies, a entraîné de graves conséquences socio-économiques et des difficultés d’approvisionnement en énergie, en aliments et en médicaments, avec des répercussions directes sur la population cubaine.

Il a également défendu le droit de chaque nation à choisir son propre modèle de développement sans ingérence extérieure, affirmant que le respect de la souveraineté et de l’autodétermination doit prévaloir dans les relations internationales.

Le Laos a confirmé son soutien au projet de résolution exigeant la fin du blocus étasunien et plaidé pour un dialogue constructif, fondé sur le respect mutuel, afin de résoudre les différends entre les États.

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LES MESURES COERCITIVES SONT UN INSTRUMENT DE CHÂTIMENT POLITIQUE

La Malaisie a également exprimé sa profonde préoccupation face au renforcement des restrictions sur l’approvisionnement en carburant et les transactions financières à Cuba, ainsi que face à leur application extraterritoriale à l’encontre de pays tiers et d’entités entretenant des relations économiques légitimes avec l’Île.

Lors de son intervention au cours du débat sur le projet cubain de Résolution contre le blocus, la délégation malaisienne a souligné qu’au-delà de leurs conséquences économiques, « les conséquences humanitaires pour le peuple cubain sont de plus en plus alarmantes ».

Elle a cité l’UNICEF et le Programme alimentaire mondial, qui alertent sur le fait que les restrictions bancaires et les possibilités limitées d’expédition entraînent des difficultés d’approvisionnement et élèvent les coûts d’achat et de transformation des produits. Cette situation réduit la disponibilité des biens nécessaires pour répondre aux besoins des communautés vulnérables.

La pénurie de carburant et les coupures d’électricité, a-t-elle indiqué, perturbent l’approvisionnement en eau, la production alimentaire, les services de santé et l’assainissement.

« L’éducation est également touchée. L’UNESCO a signalé que la pénurie de carburant complique le transport des élèves et des enseignants, tandis que les coupures d’électricité, qui durent parfois jusqu’à 20 heures par jour, empêchent l’apprentissage.

« Les services de base dans les écoles, notamment les repas et l’eau, ont été affectés. Pour les enfants en situation de handicap, le manque de dispositifs d’assistance et l’absence d’accès à des moyens de transport adaptés constituent des obstacles supplémentaires », a-t-elle déclaré.

La Malaisie a réaffirmé sa position de longue date et son soutien à la résolution annuelle intitulée « Nécessité de mettre fin au blocus économique, financier et commercial imposé par les États-Unis d’Amérique », et a plaidé pour la suspension immédiate et inconditionnelle de ce siège.

Les mesures coercitives unilatérales appliquées par les États-Unis, a-t-elle estimé, constituent « un instrument de châtiment politique » qui alourdit les obstacles à l’accès aux médicaments, à l’énergie et aux services les plus élémentaires. Elle a donc appelé à corriger ces pratiques et à progresser vers un règlement pacifique par le dialogue, conformément aux principes et aux objectifs de la Charte des Nations unies.

Malasia Photo: ONU
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