ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN

LA vaste manifestation culturelle, et également très variée, intitulée Arts de Cuba : de l’Île vers le monde, qui se tiendra du 8 mai au 3 juin au Centre Kennedy à Washington, D.C., mettra en évidence la fructueuse et féconde récolte de l’enseignement artistique dans la formation de talents.

La plus grande partie des artistes qui seront à l’affiche, y compris parmi les invités venus des États-Unis ou d’Europe, ont obtenu leur diplôme à l'Université des Arts et sont issus du réseau d'écoles ouvertes dans tout le pays.

Le public en aura la preuve dès l'inauguration lorsque la légendaire Omara Portuondo montera sur scène accompagnée par les pianistes Rolando Luna et Pachequito, le saxophoniste Yosvany Terry, l’orchestre de danzon Miguel Faílde et l'orchestre symphonique de l'Université des Arts, rattaché au Lyceum Mozartiano de La Havane, sous la direction du jeune maestro José Antonio Méndez Padron.

Ces deux derniers ensembles sont précisément des exemples des réussites les plus récentes de l'enseignement artistique sur l'île. L’orchestre de Miguel Faílde est composé de jeunes de Matanzas, presque tous formés dans les écoles de musique de la ville, qui se sont fermement engagés dans la redécouverte du danzon et d'autres genres musicaux qui identifient le patrimoine sonore cubain, tandis que l'orchestre symphonique associe la promotion des valeurs de la musique de concert à une expérience pédagogique pratique qui débouche sur la formation professionnelle de ses membres.

C’est avec fierté que les nouvelles générations de danseurs du Ballet National de Cuba et de la Compagnie de danse espagnole d'Irene Rodriguez, dont les représentations sont très attendues par le public étasunien, parlent de leurs professeurs et de l'excellence de leur enseignement.

Ils illustrent également le caractère inclusif du système. En effet, chacun d’eux, à partir de ses qualités et de sa vocation, a reçu un enseignement gratuit au sein des écoles de toute l'île, quel que soient son milieu social d'origine.

Il s’agit là d’un principe inscrit dans la politique de la Révolution dans ce domaine, qui a encouragé dès le début des années 1960 le droit à l'éducation et à la culture.