De nombreux artistes et écrivains de renom ont commenté à Granma les événements qui ont eu lieu le 11 juillet.
« Ils ont essayé de briser l'unité du peuple cubain. Il n'y a aucun doute là-dessus, car il a été prouvé qu'il s'agissait d'une manipulation », a déclaré l'actrice et dramaturge Fatima Patterson. « Les artistes et les intellectuels déplorent et condamnent ces actes, ils défendent notre projet social, qui peut être perfectionné, qui peut être amélioré, précisément par le biais d’un dialogue sain et honnête, et non par la manipulation ou la violence, » a-t-elle souligné.
Pour sa part, Digna Guerra, directrice du Chœur national de Cuba, a déclaré : « le récent vote aux Nations unies, qui soutient la résolution cubaine contre le blocus des États-Unis, indique clairement au gouvernement étasunien que ce blocus doit être levé. Ignorant cet appel de la communauté internationale, ce siège a été renforcé, causant des difficultés au peuple cubain au cours de cette terrible pandémie, ce qui le rend encore plus cruel et inhumain. Le blocus est la principale cause de la pénurie de nourriture et de médicaments, et il doit cesser. »
Quant à l'actrice Eslinda Nuñez, elle a estimé qu' « il est scandaleux de voir comment, dans la situation dans laquelle nous nous trouvons, certains se prêtent à créer des troubles, des désordres et le chaos sous de fausses prémisses, profitant du mécontentement et des problèmes que le blocus étasunien nous crée chaque jour, un blocus qui est la principale cause de la pénurie de tous les produits à laquelle nous sommes confrontés et qui bouleverse le quotidien de la vie des familles cubaines. De quel humanisme parlent ceux qui ont refusé de venir en aide au navire de croisière britannique avec des passagers atteints de covid-19 et contraint de naviguer sans assistance médicale ? »
Le réalisateur Manuel Herrera a déclaré qu' « une campagne médiatique a été lancée, comme celles que nous avons habituellement vues contre le Venezuela, l'Équateur, la Bolivie, le Brésil, le Nicaragua et d’autres pays ayant un gouvernement de centre ou de gauche et qui refusent de se soumettre aux diktats des États-Unis. Les images de Cuba sont médiatisées, pourquoi les répressions en Colombie ou au Chili n'ont-elles pas été médiatisées, sans parler du silence coupable des médias lorsque le peuple bolivien luttait contre le coup d'État ? ».
« J'invite tous les Cubains à respecter la tranquillité des citoyens, à s’abstenir de commettre des actes de violence ou de vandalisme, à être conscients de la complexité du moment du point de vue sanitaire », a déclaré l'écrivain et président du Comité provincial de l'Union des artistes et des écrivains de Cuba (Uneac) à Mayabeque, Juan Carlos Garcia Guridi.
« Cuba appartient aux Cubains, mais aux Cubains qui s'expriment conformément aux véritables sentiments patriotiques, et sans arrière-pensées annexionnistes qui ne se livrent pas à des pratiques préjudiciables aux valeurs qui nous ont été inculquées ».
Roxana Pineda, actrice et directrice de la troupe de théâtre La Rosa, a signalé qu' « il est scandaleux et irresponsable de jouer sur les souffrances et l'angoisse d'un peuple pour déclencher des campagnes qui ne visent qu'à déstabiliser le gouvernement. Ceux qui attisent la haine et le chaos pour Cuba aujourd'hui, n'aiment pas ce pays. Ceux qui répètent les mensonges sur ce gouvernement, qui doit trouver les moyens de poursuivre le dialogue et de répondre aux revendications légitimes de son peuple, n'aiment pas ce pays. « Parce que nous aimons Cuba, nous condamnons cette escalade qui n'a qu'une seule fin prévue : la prise en otage de notre véritable et unique indépendance. Ceux qui se prêtent à ce jeu contribuent à ouvrir les portes d'une "intervention qui n’a rien d’humanitaire", comme cela s'est produit tant de fois dans ce monde. Ce n'est pas le moment d'encourager la haine et la mort. Ce n'est pas le moment d'encourager l'indécence et la marginalisation. Nous ne sommes pas un pays marginal, nous sommes un pays sain, pauvre mais fier, et nous savons ce que nous devons exiger de notre sentiment d'appartenance à Cuba, à cette belle île pleine de poésie », a-t-elle conclu. (




