ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Photo: Alejandro Azcuy

Lorsque l’on me parle du prix attribué à un musicien à l’étranger en fonction du nombre de disques vendus, j’estime que ce critère pourrait être éloigné de la véritable dimension de l’artiste, dans la mesure où les disques peuvent se vendre pour d’innombrables raisons qui ne reflètent pas nécessairement la véritable portée de la contribution du créateur.
Aussi, lorsque, dans l’après-midi du 4 avril, à la salle de théâtre du musée des Beaux-Arts, une cérémonie a officialisé l’attribution du Prix national de musique 2025 à Amaury Pérez Vidal, avons-nous eu la certitude d’assister à une forme de reconnaissance différente, fondée sur des critères qui expriment la profonde reconnaissance du peuple envers une personnalité de la culture qui, pendant des décennies, a offert ce qu’il y a de plus précieux dans son parcours d’artiste accompli : son amour pour Cuba.
En présence de Miguel Diaz-Canel Bermudez, Premier secrétaire du Comité central du Parti et président de la République, ainsi que d’Alpidio Alonso, ministre de la Culture, la cérémonie a réuni de prestigieux musiciens tels que Silvio Rodriguez, Niurka Gonzalez, Frank Fernandez, José Maria Vitier, Carlos Alfonso et Digna Guerra, cette dernière étant présidente du jury qui a distingué le musicien.
Les paroles d’éloge, prononcées par le président de la Casa de las Américas, Abel Prieto, étaient empreintes de la franchise d’une longue amitié, dans un langage simple et chaleureux, qu’Amaury a accueillies avec émotion, tout comme l’attribution du prix.
L’hommage à cet auteur-compositeur de plus de 500 œuvres originales, également présent dans plus de 40 émissions audiovisuelles, a donné lieu à une soirée mémorable, marquée par la participation des trovadores Ariel Diaz et Pedro Beritan, ainsi que des artistes plasticiens Nelson Dominguez et Lesvia Vent Dumois. En clôture, Amaury a interprété plusieurs thèmes emblématiques de la trova traditionnelle. 
L’atmosphère de cette rencontre émouvante, consacrée à la dimension humaine d’Amaury Pérez, fut d’une telle intensité qu’elle nous a renvoyés à une pensée de l’Apôtre José Marti, pour tenter d’exprimer tant d’émotion : « La noblesse rayonne de lumière, intérieurement comme extérieurement. Lorsque les êtres se réunissent pour sentir le bien, l’intensité de la noblesse dans les âmes semble se projeter hors d’elles en une intensité de beauté et de lumière. »

Photo: Alejandro Azcuy