ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Dans la catégorie des 64 kilogrammes, Andy Cruz (à gauche), a été invaincu à toutes les compétitions nationales et internationales auxquelles il a pris part en 2017. Photo: Ariel Cecilio Lemus Alvarez de la Campa

LA boxe cubaine a connu une brillante année 2016, et 2017 peut également être qualifiée de réussie pour un sport qui cette saison sera confronté à un vaste calendrier d'événements, ce qui lui permettra certainement de revivre des joies comme celles suscitées par les performances de plus en plus remarquables réalisées depuis 2011.

Contrairement à la croyance populaire, qui classe la première année du cycle olympique comme le niveau le plus bas, pour la boxe cubaine, 2017 été une année truffée de grandes rivalités et marquée par l’excellent niveau compétitif de nos boxeurs, aussi bien à la 7e Série mondiale de boxe (World Series of Boxing), qu’au tournoi panaméricain et aux Championnats du monde.

Les protégés de l’entraîneur en chef Rolando Acebal, qui évoluent sous la franchise des Domadores de Cuba, n’ont pas eu la tâche facile si l’on sait qu’ils ont dû en découdre avec plusieurs médaillés olympiques de Rio 2016. Pour ne citer que deux exemples : dans la catégorie des 52 kilogrammes, Yosbani Veitia, originaire de Sancti Spiritus, a eu affaire au médaillé de bronze vénézuélien Yoel Finol, et Roniel Iglesias (Pinar del Rio), au vice-champion olympique ouzbek, chez les 75 kilos.

Ce ne sont là que trois cas de concurrents de haute qualité ayant partagé le ring avec nos boxeurs à la Série mondiale. Pour les Domadores, il s’agissait d’une épreuve décisive, qu’ils ont surmontée malgré plusieurs défaites en qualité de visiteurs. Dans leur fief du Colisée de la Cité du sport de La Havane, les nôtres ont été imbattables et ont composté leur billet pour la grande finale contre les Astana Arlans du Kazakhstan.

Bien que l’équipe cubaine n’ait pas pu conserver sa couronne de 2016, la deuxième place à la Série mondiale classe Cuba comme le seul pays à avoir atteint la phase finale en quatre participations consécutives. Ce qui en dit long sur la stabilité et la régularité de la prestation de nos boxeurs, indépendamment du talent et de la qualité hors pair de certaines individualités. Le travail d'équipe a fini par payer et a permis, en quatre participations aux World Series, d’engranger deux titres et deux deuxièmes places au classement général.

En juin, les boxeurs cubains ont pris part aux éliminatoires continentales qui se sont déroulées au Honduras, où ils ont remporté huit médailles d'or, deux médailles d'argent, et décochant dix qualifications pour les Championnats du monde de Hambourg, en Allemagne, la grande échéance de l'année 2017.

Sur le sol allemand, ils ont signé une performance exceptionnelle en enlevant cinq titres et deux médailles d'argent, préservant ainsi la couronne mondiale par équipe glanée au Qatar en 2015. Par ailleurs, cette prestation sonnait un peu comme une revanche et un soulagement, si l’on sait qu’à Rio 2016 l’équipe d’Ouzbékistan avait terminé première au tableau des médailles de la boxe olympique.

Les Mondiaux d’Hambourg ont réuni un beau plateau, avec des boxeurs d’une qualité technique exceptionnelle comme le champion olympique ouzbek Hasanboy Dusmatov, dans la catégorie des 49 kilogrammes, la star russe Yevgeny Tichchenko (91 kg), médaillé d’or à Rio et champion du monde, et le vice-champion olympique français Sofiane Oumiha (60 kg), qui a finalement décroché le titre.

Malgré cette belle concurrence, les Cubains ont mené la danse à ce rendez-vous au sommet, terminant à la première place du classement général.

L’année 2018 vient de démarrer et une nouvelle édition de la WSB est prévue le 2 février, lorsque Cuba ouvrira les hostilités en recevant les Heroicos de Colombie à La Havane. L’objectif de notre équipe est d’atteindre sa cinquième finale d’affilée.

Par ailleurs, le Mexique accueillera le tournoi de qualification pour les Jeux d'Amérique centrale et des Caraïbes de Barranquilla, en Colombie, où la boxe cubaine s’est fixée comme objectif d’obtenir la quasi-totalité des titres et de confirmer sa suprématie régionale. Une mission qui ne sera pas des plus aisées au vu de la qualité des adversaires, notamment du pays organisateur et du Mexique.