ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN

ENTRE les figures établies et connues des amateurs d'haltérophilie de notre pays, comme Luis Manuel Lauret, Olfides Saez et Marina Rodríguez, figurent sur la liste de nos huit représentants aux Jeux panaméricains de Lima, au Pérou plusieurs jeunes qui participeront à la plus importante compétition de leur carrière. Parmi eux, Arley Calderon, 20 ans, originaire de la province de Pinar del Rio, qui s’est emparé de la catégorie des 61 kg.

Comment s'est passée ton entrée en équipe nationale ?

Je suis arrivé il y a trois ans à l'École nationale, auparavant je fréquentais l’École d’initiation sportive (EIDE) de Pinar del Rio, où j'ai été plusieurs fois champion national et j'ai maintenu ces résultats et remporté des médailles à plusieurs compétitions internationales. Cette année, j'ai gagné la médaille de bronze aux Championnats panaméricains qui se sont déroulés au Guatemala. J’ai fait une très bonne compétition, car j'ai réussi à améliorer tous mes records, avec 119 kg à l’arraché, 150 kg à l’épaulé-jeté et 269 kg au biathlon.

Peut-on affirmer que les Jeux de Lima seront la compétition la plus importante de votre carrière ?

Ce seront mes premiers Jeux panaméricains et l'un des événements les plus relevés auxquels je vais participer. La préparation a été optimale, nos entraîneurs ont déployé tous leurs efforts pour garantir les meilleurs résultats à cette compétition. Si je pouvais décrocher une médaille, ce serait un rêve qui se réaliserait, mais mon objectif prioritaire, c'est de battre mon record personnel. Notre région est l'une des plus fortes du monde, avec de grandes puissances comme les États-Unis et la Colombie. Le défi est de taille, et je dois me battre contre moi-mêmesi je veux réussir.

Dans quelle mesure la vie d'un sportif de haut niveau est-elle difficile dans cette discipline ?

C'est très compliqué, presque chaque jour nous faisons une double séance d’entraînement, à plus forte raison à l’approche d’une grande compétition. Nous n'avons pratiquement pas de vie sociale, nous vivons entre nous. Le dimanche est notre seul jour de repos, et nous devons récupérer nos énergies.

L'haltérophilie figure au programme des Jeux panaméricains depuis la première édition, tenue à Buenos Aires, en Argentine, en 1951. Cuba occupe la première place historique dans cette discipline à ces compétitions avec 67 médailles d'or, 22 d'argent et 9 de bronze, devant les Etats-Unis (48-28-23).

À Toronto 2015, nous avons récolté une moisson de deux médailles d’or, deux médailles d’argent et une de bronze, une performance qui nous a valu la troisième place au classement général des médailles par pays. Cette année, à Lima, seul le biathlon sera récompensé et les pronostics pour les haltérophiles cubains sont plutôt serrés, mais le plus important est d'obtenir les meilleures performances possibles avec nouvelle génération qui est en pleine progression.