ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Match Volleyball Cuba Japon U23, au “Papillon” de la Cité des sports de La Havane. Photo: José Manuel Correa

• Les membres de l'équipe masculine cubaine de volley-ball, après avoir réalisé de belles performances dans les grands championnats, notamment en fin d'année, soutenus par la progression des jeunes talents, couvriront un vaste programme de compétition en 2022, avant le Championnat du monde en Russie, du 26 août au 11 septembre. Concernant les perspectives et les possibilités, Granma s'est entretenu avec Ariel Sainz, président de la Fédération cubaine de ce sport.

— Que pensez-vous des récents succès de Miguel Angel Lopez avec le club brésilien Sada Cruzeiro dans le tournoi des clubs champions et de la progression fulgurante de Marlon Yant ?

— Lopez est un sportif extraordinaire, il s'est imposé par son talent et sa volonté, sa progression est à la hauteur de son potentiel avec des valeurs de performance vraiment incroyables. Il a suivi un entraînement préalable qui lui a permis d'atteindre sa forme actuelle. Son passage par le Sada Cruzeiro l'a déjà positionné pour les prochaines
années parmi l'élite mondiale. Il a beaucoup progressé dans les aspects offensifs, dans lesquels il affichait déjà des notes élevées, mais son amélioration la plus impressionnante a eu lieu sur le plan défensif et dans le service, avec lequel il enregistre une vitesse de plus de 130 k/heure. Sa performance lors de la Coupe du monde des clubs a été l'expression de toutes ces performances.

— Yant a-t-il connu une progression similaire ?

— Il s’améliore, tout comme son coéquipier. Son séjour dans l'équipe du Lube Citanova lui a donné la possibilité de connaître le haut niveau du volleyball mondial, sans aucune escale dans les ligues mineures. Il est entouré d'excellents joueurs, ce qui l'a beaucoup aidé, dans un processus de formation conçu pour son extraordinaire talent sportif, tant pour le club où il joue que pour l'équipe nationale. Son passage sur les différents terrains est évalué de manière positive, bien qu'il ait dû assumer de hautes responsabilités dans le jeu, malheureusement à un moment où nous étions frappés par la pandémie. Cette situation ne nous a pas permis de percevoir sa croissance dans l'équipe nationale cubaine au cours des deux dernières années.

— Quelle est votre opinion sur le reste des joueurs cubains sous contrat ?

— Ils apportent une contribution importante à leur équipe. J'apprécie cette croissance en deux groupes : le premier avec des volleyeurs qui accumulent déjà plus de quatre ou cinq saisons dans différentes ligues, comme Osniel Mergarejo, Roammy Alonso, Jesus Herrera et Livan Osoria, entre autres, et un autre groupe qui doit encore prouver ses compétences. Je parle de Julio César Cardenas, Miguel Gutiérrez et José Carlos Romero, et d'autres qui évoluent dans différents championnats, principalement en Europe. Nous soulignons les progrès nécessaires des passeurs, qui devront encore s'améliorer pour répondre aux besoins des attaquants et aux exigences élevées des adversaires du premier niveau mondial, auquel nous souhaitons accéder au cours de ce cycle olympique.

— Pensez-vous que nous aurons une équipe suffisamment forte pour affronter le Brésil, la Russie et l'Italie lors du championnat du monde de cette année ?

— Tel est l'objectif des cinq dernières années, depuis les Jeux olympiques de Rio de Janeiro 2016. Peut-être au mauvais moment, cette génération de très jeunes joueurs a dû participer à cette compétition, nous savions que
nous avions le matériel, il s'agissait juste d'essayer de les encadrer et de garantir leur stabilité dans l'équipe nationale. Puis nous avons incorporé d'autres joueurs dans différents domaines ; par exemple, Robertlandi Simon, qui assure à l'équipe nationale un leadership qui impressionne et
apporte beaucoup à ce groupe. L'objectif pour le mois d'août de cette année, lors de la Coupe du monde en Russie, est de nous hisser parmi les meilleures équipes, et
à plus long terme de retourner aux Jeux olympiques
de 2024, pour lesquels nous devrons travailler dur.

— Simon reviendra-t-il en équipe nationale et y a-t-il des pourparlers avec d'autres joueurs qui ne sont pas sous contrat pour réintégrer le groupe ?

— Simon maintient une communication stable avec la Fédération cubaine et son staff d'entraîneurs, il n'y a pas de changement. Au moins jusqu'à présent, il est motivé pour contribuer à l'équipe, tout comme Michael Sanchez, alias « Le Russe », qui est revenu sur les terrains
et a également terminé son processus de réintégration dans l'équipe nationale.

— Quand reviendront-ils à Cuba pour s'entraîner en vue de la Coupe du monde ?

— La préparation commencera fin avril ou mi-mai. Les principales échéances seront le Championnat du monde, le tournoi Final Four Norceca, à Pinar del Rio, du 1er au 6 juin, le Tournoi Norceca Panaméricain Final Six, au Mexique, du 2 au 11 juillet, la fivb Challenger Cup, dans un lieu qui reste à définir, du 27 au 31 juillet, la Coupe panaméricaine au Canada, du 6 au 14 août, et le Championnat du monde.

Il convient de souligner, a-t-il dit, l'incorporation de l'entraîneur Nicolas Vives au système de recrutement à l'étranger (Arabie Saoudite), ce qui favorisera sa mise
à jour dans les nouvelles technologies et les tendances contemporaines pour le contrôle de la performance sportive, et nous aurons un spécialiste de données volley-ball, certifié par la fivb, qui se joindra à l'équipe pour l'étude des adversaires, grâce au programme développement Norceca et les programmes d'assistance technique de la fivb, a conclu Sainz.