
Le Cubain Yoikel Goicochea Henry — champion des Jeux panaméricains juniors et vice-champion des Jeux d'Amérique centrale et des Caraïbes s’est imposé au vieux briscard mexicain Carlos Sansores —ajoutant une nouvelle médaille d'argent à son prometteur palmarès.
Il a décroché ce podium dans la catégorie des plus de 87 kg lors de l'Open du Brésil. Pour atteindre la finale, il a battu (2-1) le Brésilien Patrik Pereira Cardoso, médaillé de bronze aux championnats du monde juniors.
Goicochea s'est ensuite incliné en deux manches face à un autre Brésilien, Pedro Arthur Alves, qui avait terminé troisième lors des championnats panaméricains de cette année.
Avant cette performance, Arlettys de la Caridad Acosta — récente triple championne régionale dans les épreuves combinées — avait dominé la catégorie féminine des moins de 73 kg, également dans la modalité de combat.
Elle a décroché son titre en battant la Brésilienne Maria Eduarda Souza, dans un format de poule à trois complété par une autre représentante locale, Livia Portigliotti.
Notre délégation, bien que restreinte, a terminé à une très honorable troisième place au classement par pays, témoignant d'une grande efficacité lors de toutes les épreuves.
Cette compétition revêtait une importance particulière, car elle attribuait 20 points pour les classements mondial et olympique de cet art martial sud-coréen. Elle a rassemblé plus de 1 500 athlètes venus de plus de 30 pays, dont l'Argentine, le Chili, la Chine, la Colombie, le Costa Rica, l'Équateur, l'Espagne, les États-Unis, le Mexique, le Portugal, la Russie et le Venezuela.
Le Brésil a largement dominé la modalité de combat grâce aux victoires d'Aubin de Giovanni chez les hommes (-54 kg), Gabriel Ramos (-63 kg), Fillipe Almeida (-68 kg), Edival Pontes (-74 kg) et du champion du monde Henrique Marques (-80 kg).
Les femmes n'ont pas été en reste, avec les sacres d'Eduarda Pereira (-46 kg), Beatriz Pedrozo (-53 kg), Maria Clara Pacheco (-57 kg) — elle aussi championne du monde —, Caroline Santos (-62 kg), Milena Titoneli (-67 kg) et Mikaela Oliveira (+73 kg).
Seuls la Mexicaine Daniela Souza (49), le Canadien Nicholas Hoefling (58) et l'Étasunien Michael Rodríguez (87) — outre Acosta — sont venus troubler la fête des Brésiliens.
Quant à Cuba, ces performances, ajoutées à celles réalisées récemment par d'autres athlètes comme Anaisel León et Marlyn Pérez, nous permettent de rêver.
Après le départ à la retraite de notre champion Rafael Alba à l'issue des Jeux olympiques de Paris, beaucoup pensaient qu'il faudrait du temps avant de revivre de grandes émotions en taekwondo. Nul ne peut affirmer que cette génération garantira des médailles au plus haut niveau, mais nous sommes en droit d'entretenir l'espoir.





