PARIS.— Un important forum d’affaires s’est tenu le 2 février dans le cadre de la visite d'État en France du président du Conseil d'État et du Conseil des ministres, le général d'armée Raul Castro Ruz.
La rencontre était organisée par le Mouvement des entreprises de France (MEDEF), une organisation patronale qui rassemble des centaines de milliers d’entreprises de ce pays.
La délégation cubaine, conduite par le vice-président du Conseil des ministres, Ricardo Cabrisas Ruiz, était composée de Rodrigo Malmierca Diaz, ministre du Commerce extérieur, Ana Teresa Igarza, directrice générale du Bureau de la zone spéciale de développement de Mariel (ZSDM), et d’Hector Igarza, ambassadeur de Cuba en France.
À son arrivée au siège du Medef, la délégation a été reçue par son président, M. Pierre Gattaz, ainsi que par le président du Mdef International, M. Jean Burelle. Lors d’une brève réunion initiale, il a été question des perspectives positives de développement des relations économiques bilatérales et de la dynamique de ces relations à la suite du dialogue de haut niveau qui s’est consolidé après la visite du président François Hollande à Cuba et la présence du président cubain à Paris.
Dans son allocution d'ouverture du Forum, auquel participaient plus de 200 hommes d'affaires et de représentants de la presse spécialisée, M. Burelle a ratifié l'engagement du Medef à promouvoir les affaires avec Cuba, rappelant que cette organisation patronale a encadré dix missions d’entreprises à la Havane durant ces 15 dernières années.
Pour sa part, le vice-président Ricardo Cabrisas a donné des informations sur l'état des relations économiques bilatérales, et s’est félicité de la signature des six documents au Palais de l'Élysée en présence des chefs d'État.
Il a expliqué que le bon résultat des négociations avec le Groupe ad hoc du Club de Paris pour restructurer la dette de Cuba en décembre dernier, a jeté les bases pour la signature de l'accord bilatéral avec la France, ce qui permettra l'accès aux facilités de crédit à moyen et à long terme en utilisant des sources de financement comme l'Agence française de développement.
Cabrisas a signalé l'importance de la signature d'un Programme économique bilatéral qui ouvre la voie au développement des relations dans le domaine économique à moyen et long terme dans des secteurs tels que le tourisme, l'énergie, en particulier à partir de sources renouvelables, le transport, l'agro-industrie, la science et la technologie et le développement urbain.
Le ministre du MINCEX, Rodrigo Malmierca, a quant à lui présenté un exposé sur les progrès de l'économie cubaine et le processus de mise en œuvre des orientations, en mettant l'accent sur la politique à l'égard des capitaux étrangers et son cadre réglementaire, avec la Loi n° 118, qui offre des garanties et des incitations à l'investissement étranger. Il a présenté la dernière version du portefeuille d’opportunités d'investissements étrangers, comprenant 326 projets répartis en 12 secteurs, dont le texte français a été mis à la disposition du Medef.
Malmierca a expliqué que la volonté de Cuba est de diversifier ses relations économiques internationales et de ne pas dépendre d’un seul marché, de sorte que les entreprises françaises, aussi bien les grandes que les moyennes et les petites, ont des possibilités concrètes de faire des affaires à Cuba.
La directrice générale du Bureau de la ZSDM, Ana Teresa Igarza, a expliqué les objectifs de la zone de Mariel, qui dispose de son propre cadre réglementaire et offre ses propres avantages aux investisseurs et bénéficie du développement de l'infrastructure associée à son port, où Cuba a investi afin de créer un terminal à conteneurs moderne dans une baie aux eaux profondes.
Au terme des présentations, plusieurs entrepreneurs ont posé des questions précises sur les opportunités d'affaires dans des secteurs tels que l'agro-industrie, l'énergie, le tourisme et les télécommunications, auxquelles la délégation cubaine a répondu.
Le forum a reçu une bonne couverture médiatique dans la presse française, qui a souligné les perspectives favorables pour le développement des relations économiques entre la France et Cuba.




