ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Les candidats du FSLN à la présidence et à la vice-présidence, Daniel Ortega et Rosario Murillo sont crédités des plus fortes intentions de vote.

« NOUS nous engageons envers chaque foyer et chaque famille du Nicaragua à continuer de transformer le pays… en cultivant et en récoltant des victoires qui nous permettent de renforcer la coexistence et d’avancer, pas à pas, pour éradiquer la pauvreté et contribuer à la promotion du bien-être et des droits », soulignait à la fin de la campagne électorale un message du Front sandiniste de libération nationale.

Le 6 novembre prochain sera une journée d’élections au Nicaragua, où le commandant Daniel Ortega et la coordinatrice du Conseil de communication et de citoyenneté sont présentés respectivement comme candidats à la présidence et à la vice-présidence du pays par le FSLN.

Daniel Ortega, qui briguera une réélection pour sa troisième période consécutive et un quatrième mandat dans l’histoire de ce pays d’Amérique centrale, apparaît comme le mieux placé, et selon une étude d’opinion réalisée par la société M&R Consultores, les deux candidats de ce parti de gauche sont crédités de 69,8% des intentions de vote. Ils devancent de loin leurs adversaires et ne devraient rencontrer aucun écueil sur la voie les conduisant à la réélection.

Il ressort de ce même sondage que 65,2% des Nicaraguayens soutiennent le FSLN face au reste des formations politiques, toutes tendances confondues.

D’après le « Livre blanc Processus électoral 2016 », « 16 partis politiques sont engagés dans la course électorale, dont 11 à l’échelle de la circonscription nationale et 5 pour les régions autonomes de la Caraïbe nicaraguayenne ».

La coalition Alliance unie emmenée par le FSLN s’est engagée à consolider les acquis du gouvernement du président Ortega, qui a apporté le bien-être à la grande majorité de la population nicaraguayenne en dix ans.

Parmi ces principales réalisations figure la réduction de la pauvreté, qui est passé de 42,5% à 29,6%, selon un sondage réalisé par l’Institut national d’information du développement (INIDE). Il signale que le Nicaragua a connu un développement économique soutenu (4,5%), qui en fait l’un des pays de la région à plus forte croissance.

Par ailleurs, le commandant Daniel Ortega a lancé cette année sa stratégie de bonne gouvernance 2016, qui sous le slogan « Travailler ensemble comme une grande famille », contribue à la promotion et la consolidation d’actions dans toutes les sphères de la société : santé, éducation, tourisme et économie, entre autres.

Pour sa part, le Parti libéral indépendant (PLI), a axé son programme sur la lutte contre la corruption et le gaspillage, l’éradication à court terme de l’extrême pauvreté, la garantie de la sécurité alimentaire et la hausse des emplois productifs. Cette formation politique a pour candidat José del Carmen Alvarado, un odontologiste qui se consacre à l’agriculture et l’élevage.

Le Parti libéral constitutionnaliste (PLC) est représenté par Maximo Rodriguez, un homme politique qui a été député entre 1996 et 2011. Avec comme slogan de campagne « Unis pour le changement », le PLC prévoit dans son programme à l’horizon 2021 de bâtir un Nicaragua socialement juste et inclusif, économiquement fort et politiquement stable.

Quant à l’Alliance pour la République (APRE), elle s’engage à « fédérer les efforts, les forces et les capacités pour créer une société plus juste, inclusive, dépolitisée et participative qui rétablisse l’État de droit et le respect de la Constitution politique et des lois », selon son candidat Carlos Canales.

L’Unité démocratique, qui se veut une alliance entre le Parti conservateur (le plus ancien parti politique nicaraguayen), le Parti social-chrétien et les Indépendants, se prononce pour « une République pour tous », avec panier de la ménagère à la portée du peuple, éducation de qualité et gouvernement transparent. Son candidat est le jeune avocat et notaire Erick Cabezas.

L’Alliance libérale nicaraguayenne met quant à elle un accent particulier sur l’éducation intégrale et de qualité, la sécurité sociale et la prise en charge de la femme et de la jeunesse. Ce parti a nommé pour candidat Saturnino Cerrato, un ancien religieux.

Ainsi, plus de 3 millions et demi de Nicaraguayens sont appelés aux urnes dimanche le 6 novembre pour élire le président, le vice-président, 90 députés à l’Assemblée Nationale et 20 autres au Parlement centraméricain.

Le président est élu à la majorité absolue ou relative d’au moins 45% des voix valides, sauf s’il obtenait 35% des suffrages avec une différence minimale de 5%.

Il faudra donc attendre dimanche pour connaître le nom du président et de son vice-président. Quant aux sondages, ils pointent toujours Daniel Ortega comme vainqueur de ces élections.