ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN

« L’ALBA EST LA BASE DE LA CONSTRUCTION D’UNE NOUVELLE AMÉRIQUE » : LE PRÉSIDENT VÉNÉZUÉLIEN NICOLAS MADURO

« L’ALBA est la base de la construction d’une nouvelle Amérique. C’est pourquoi nous devons en prendre soin et lui donner toute sa valeur», a déclaré le président du Venezuela Nicolas Maduro, dans son discours d’ouverture du 14e Sommet extraordinaire de l’Alba, le dimanche 4 mars, en hommage au leader bolivarien Hugo Chavez, à l’occasion du quatrième anniversaire de son décès.

Il a rappelé que cet organisme régional est né d’un enfantement historique au début du 21e siècle pour ordonner des idées qui avaient été défendues par les mouvements progressistes du monde entier.

L’ALBA est née à un moment où cela semblait impossible, où cela semblait être le rêve de deux Don Quichotte tels que le furent Hugo Chavez et Fidel Castro, a-t-il affirmé.

Plus loin, il a déclaré que « l’ALBA a montré qu’il était possible de placer l’être humain au centre de notre échafaudage complexe de pouvoir et que sa création a eu lieu à un moment où toutes les forces politiques se sont rassemblées »

Et d’ajouter : « La décennie des années 90 aurait pu s’appeler la décennie du cataclysme social sur tout le continent ».

« Ce mécanisme a également créé Petrocaribe, un schéma merveilleux et révolutionnaire », a-t-il dit.

Évoquant Hugo Chavez, il a affirmé qu’il fut un fils heureux des idées de Bolivar, et il a qualifié sa disparition physique – le 5 mars 2013 – de coup dévastateur pour le Venezuela.

Cependant, il faut s’en souvenir de Chavez dans la joie, dans la lutte pour le bonheur, avec une accolade solidaire. « Si quelque chose distinguait Chavez, c’était son débordement de joie et d’optimisme », a-t-il dit.

Il a poursuivi en signalant que voilà 4 ans, le 5 mars, la droite a cru que le moment de déstabiliser la Révolution bolivarienne était venu.

« Quatre ans après sa mort, la Révolution bolivarienne de Chavez est bien là, debout, et avec une perspective de récupération. Ce sont des temps nouveaux, avec des nouveaux défis », a-t-il affirmé. Ensuite il a expliqué que les peuples du monde aiment Chavez et le défendent, et que « les peuples courageux continueront de le suivre, ainsi que le commandant en chef Fidel Castro qui repose dans un rocher éternel à Santiago de Cuba », a-t-il ajouté.

Avec leur aide, nous continuerons à faire face à n’importe qu’elle situation. Cuba l’héroïque a dû payer très cher ses 60 ans de Révolution ; elle a dû payer cher pour avoir un peuple cultivé et conscient. Cuba est toujours là, invaincue et intacte, poursuivant sa voie, a-t-il dit.

« Je suis convaincu que Chavez peut dire à Fidel :"nous n’avons pas labouré dans l’eau. Nous continuons de moissonner la bonne récolte de deux grands présidents". »

NOUS SOMMES FIDÉLISTES ET CHAVISTES : LE PRÉSIDENT BOLIVIEN EVO MORALES

« Le 5 mars est un jour dont nous devons nous rappeler toute la vie, car voilà 4 ans, nous avons pleuré et nous avons beaucoup souffert en apprenant la nouvelle du décès d’Hugo Chavez », a-t-il dit

Cependant, quatre ans plus tard, cette journée est un jour de « force et de réflexions ». Le meilleur hommage que nous puissions rendre au frère Chavez, qui nous a appris à nous lever face à l’empire, c’est l’unité, a-t-il dit. « L’Amérique latine est anticapitaliste. Nous sommes fidélistes et chavistes », a-t-il ajouté.

Il est très important de défendre les services de bases en tant que droits humains. Pour ce faire, nous devons nous opposer aux privatisations, a-t-il signalé. Evo Morales a appelé à renforcer l’ALBA-TCP, qui a prouvé qu’elle était « l’axe de l’espérance » sur notre continent et non pas « l’axe du mal », comme disaient certains au début.

Il a fait référence à la situation dans plusieurs puissances capitalistes où l’on peut observer des attaques contre les migrants. « Il y a des murs pour les émigrants, mais il n’y a pas de murs contre les bases militaires et les interventions », a-t-il rappelé.

« Nous, les peuples du monde, nous allons nous organiser pour dire la vérité contre ce genre de politiques. »

À un autre moment de son intervention, il a rappelé le rôle de Cuba comme moteur des révolutions dans la région. « C’est grâce à Cuba que ces changements ont eu lieu en Amérique latine. Aussi, merci Raul, merci Fidel, nous nous souviendrons toujours de vous. »

« Quatre ans après la mort de Chavez, je dois dire que l’unité est la meilleure garantie et le plus important pour poursuivre la bataille et la lutte », a-t-il souligné.

CHAMPIONS DE LA RÉDUCTION DE LA PAUVRETÉ : LE MINISTRE ÉQUATORIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, GUILLAUME LONG

« Nous avons connu Chavez vers la fin des années 90. Sans le chemin qu’il a tracé, il aurait été très difficile pour les peuples de vivre des processus émancipateurs dans tous les recoins du continent », a signalé le ministre.

Nous sommes l’avant-garde dans la lutte contre les injustices sur le continent, bien que nous soyons l’une des régions les plus inégales de la planète, a-t-il précisé.

Les pays de l’ALBA ont démontré qu’ils étaient les champions de la réduction de la pauvreté et que nous devons continuer à lutter en faveur d’une démocratie authentique, qui nous libèrera tous, a-t-il dit.

Plus loin, il a affirmé que son pays a traversé deux années difficiles à cause de l’économie et de l’impact du changement climatique, cependant, il est en phase de récupération et tous les indicateurs le démontrent.

Dans ce sens, il a donné des informations sur la situation actuelle du processus électoral équatorien, précisant que le gouvernement a fait face à une campagne perverse visant à discréditer le président Rafael Correa et qui s’appuie sur les médias qui défendent les intérêts de l’oligarchie.

« L’Équateur a mené ces élections dans la démocratie. Après 10 ans de gouvernement, c’est un succès très important pour nous : la démocratie électorale est sacrée », a-t-il affirmé.

NOUS SOMMES ENGAGÉS ENVERS L’INTÉGRATION : LE PREMIER MINISTRE DE SAINT-VINCENT-ET-LES-GRENADINES : RALPH GONSALVES

Ralph Gonsalves a confirmé l’appel à l’unité de tous les pays et peuples qui forment l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA).

« Saint-Vincent-et-les-Grenadines reste engagée envers le processus d’intégration et nous pouvons affirmer que nous resterons fermes », a-t-il dit.

Il a également souligné l’importance de la Déclaration finale de ce Sommet, qui a décidé le renforcement de la Banque de l’ALBA et du Fonds d’assistance aux migrants d’Amérique latine et de la Caraïbe.

Durant son intervention, il a rendu hommage au commandant Hugo Chavez, rappelant les efforts du leader socialiste en faveur du renforcement de l’unité latino-américaine et caribéenne.

LES DÉFIS DE CES TEMPS EXIGENT L’UNITÉ : LE PREMIER MINISTRE DE SAINT-KITTS-ET-NEVIS

Ce fut une réunion très fructueuse, car nous avons débattu de plusieurs thèmes concernant l’amélioration de la vie des peuples.

Il ne fait aucun doute que les opportunités existent pour renforcer la coopération et la coopération au sein de l’ALBA, et à cet effet nous devons nos doter de systèmes de transport efficients pour que nos économies soient plus indépendantes et solides, a-t-il dit.

La vision de Bolivar et le travail de son disciple Chavez est quelque chose de très précieux et dans ce sens mon pays réaffirme son engagement à apporter son soutien à l’ALBA et à Petrocaribe, a-t-il affirmé

« Nous offrons tout notre soutien au gouvernement du Venezuela et Cuba sait qu’au sein de la Caricom (Communauté de la Caraïbe, elle a beaucoup d’amis. Nous avons toujours eu d’excellentes relations avec le peuple et le gouvernement cubains », a-t-il dit.

« Cuba va toujours plus loin que ce que le devoir exige », a-t-il affirmé.

« Les défis de ces temps exigent l’unité, et l’unité doit être cimentée dans la région », a-t-il conclu.

L’ALBA EST UN PROJET SOLIDAIRE : LE CHEF DE LA DÉLÉGATION D’ANTIGUA-ET-BARBUDA, NICHOLAS MELFORD

Faisant référence aux échanges culturels qui ont été l’un des thèmes à l’ordre du jour du Sommet, il a déclaré que le moment était important, car une grande partie de l’Histoire de l’Amérique latine est largement présente dans les médias étasuniens.

Aussi, a-t-il appelé à renforcer la chaîne Telesur en anglais afin qu’elle soit transmise dans la région anglophone des Caraïbes

Il a indiqué qu’il avait eu l’occasion d’être photographié avec Daniel Ortega, le président du Nicaragua, qu’il considère comme l’un de ses héros et qu’il s’est senti très fier de participer à une réunion avec le président Raul Castro. Les principes de l’ALBA sont importants en ces moments de crise, a-t-il dit. Nous devons être fiers que nos leaders aient construit un projet qui soit solidaire avec les plus humbles.

UNE PIÈCE CLÉ DE L’INTÉGRATION : LE CHEF DE LA DÉLÉGATION DE LA GRENADE, OLIVER JOSEPH

« L’ALBA a été une pièce clé de l’intégration », a-t-il dit, avant de rappeler que ce Sommet a lieu en hommage à Hugo Chavez à l’occasion du quatrième anniversaire de son décès. « Nous rendons hommage à Hugo Chavez et à Fidel Castro. »

Les principes de l’ALBA sont permanents et les politiques qui ont amené à sa création sont aussi celles de la Celac. J’en profite pour applaudir plusieurs initiatives de l’ALBA, notamment la coopération avec des organismes internationaux pour réduire la pauvreté dans la région. En cela, Petrocaribe a joué un rôle décisif, a-t-il dit.

L’ALBA est un mécanisme qui aide à améliorer le niveau de vie de nos peuples. Nous nous félicitons qu’elle se préoccupe de questions sociales et humaines, a-t-il indiqué.

« La Grenade considère Cuba et le Venezuela comme de grands amis », a-t-il souligné.

IL FAUT DE LA VOLONTÉ POLITIQUE : L’ENVOYÉ SPÉCIAL DU PRÉSIDENT DU SURINAME, WINSTON LACKIN

Il a affirmé que son pays accorde tout son soutien à la Déclaration, et il a exprimé ses remerciements au Venezuela pour l'assistance fournie par Petrocaribe. Concernant la réunion privée tenue préalablement, il a déclaré qu’il s’agit d’une question de volonté politique de nos gouvernements, ce qui entrave parfois la concrétisation des projets.

Il a signalé que ces objectifs existent dans tous nos outils d'intégration, mais le manque de volonté politique nuit à leur réalisation.

LE LEADERSHIP DE L’ALBA EST UN EXEMPLE : LE CHEF DE LA DÉLÉGATION DE LA DOMINIQUE, REGINALD AUSTRID

Il a rappelé que beaucoup ont voulu détruire l'ALBA et Petrocaribe. Il a remercié le soutien du Venezuela et de Cuba après le passage de l'ouragan Erika dans la région il y a deux ans.

« Nous sommes conscients des défis auxquels doivent faire face le Venezuela, tous les membres de l'ALBA et Petrocaribe, dont le leadership a été un exemple dans ces circonstances », a-t-il dit.

NOUS N’AVONS PAS RENONCÉ : LE PRÉSIDENT NICARAGUAYEN, DANIEL ORTEGA

« Chavez et Fidel sont les commandants éternels de l'Amérique Latine. Nous n’avons pas renoncé à la lutte, nous pouvons le leur dire », a déclaré le président du Nicaragua Daniel Ortega.

« Ce sont des temps de crise pour le modèle dominant imposé par la mondialisation néolibérale. Alors qu’il semblait invincible et intouchable, il est entré en crise », a-t-il dit.

« Cette crise est provoquée par ce même modèle. Aussi, ces temps sont-ils des temps pour créer et pour se développer, pour renforcer la voie tracée par l'ALBA et Petrocaribe », a-t-il ajouté.

Nous ne sommes pas contre le marché, mais nous devons veiller à assurer un marché et un commerce équitables, et préserver notre engagement social envers la population.

« Ce n’est pas nous qui construisons des murs. Nous vivons les de l'intégration latino-américaine et caribéenne et du renforcement des échange entre nos peuples », a-t-il averti. Il a ensuite souligné la prouesse de la Révolution cubaine dirigée par Fidel et Raul.

Des représentants de mouvements sociaux présents à ce 14e Sommet de l’ALBA, ont lu une déclaration de soutien. (Rédaction internationale)