ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Photo: RT

Les États-Unis ont procédé au tir d’une soixantaine de missiles contre des installations militaires syriennes, ont informé les médias internationaux. Tirés depuis une base navale en Méditerranée, selon TeleSur, ces missiles ont frappé plusieurs sites, notamment une base aérienne près de la ville de Homs.
Le journal El Pais, qui s’est également fait l'écho de la nouvelle, affirme qu’il s’agit de « représailles contre l'attaque chimique du 8 avril au cours de laquelle 80 personnes ont perdu la vie, et que Washington attribue au régime de Damas. »
Or, pour d'autres médias cette attaque fut précisément « un prétexte utilisé par les États-Unis pour exécuter l'attaque » : accuser – sans preuves – le gouvernement de Bachar al-Assad d’avoir utilisé du gaz sarin dans une attaque chimique présumée que, même l'ONU, par le biais du Bureau des affaires pour le désarmement, n’a pas pu confirmer qu'elle ait été effectuée depuis les airs, par des avions russes, comme on l’a prétendu.
Cette opération surprise est la première attaque conventionnelle ordonnée par Donald Trump contre un autre pays ; elle intervient un jour après que le président étasunien a déclaré que l'attaque chimique à Idlib (Syrie) avait « franchi plusieurs lignes » et qu'il envisagerait de prendre des mesures militaires face à cette «grave situation ».
«J'ai ordonné une attaque militaire directe sur une base en Syrie depuis laquelle a été lancée l'attaque chimique », a déclaré Trump lors d'une conférence de presse, et il l’a justifiée en disant qu’« elle répond à l'intérêt vital de la sécurité nationale des États-Unis. »
La télévision syrienne quant à elle qualifie le fait d’« acte d'agression », car, selon certaines sources, l'attaque répondrait à un plan tracé par le Pentagone depuis 2013.