ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN

Le gouvernement des États-Unis, à travers ses représentants, n’a cessé de multiplier ses attaques contre le Venezuela. Au total, ce pays d’Amérique du Sud a déjà fait l’objet de 105 actions et déclarations hostiles durant les cinq premiers de 2017.

« Rien qu’au cours des cinq premiers mois de l’année, nous avons recensé plus de 105 actions et déclarations hostiles qui, basées sur de fausses informations, répandent des contrevérités et des mensonges sur la réalité vénézuélienne, conformément aux intérêts hégémoniques des États-Unis dans la région », est-il dit dans une communiqué rendu public le jeudi 11 mai par le ministère vénézuélien des Affaires étrangères.

Dans ce document, le Venezuela rappelle que ces actions menacent sérieusement la paix dans l’ensemble de la région, à travers des manœuvres déjà utilisées comme instrument par les grandes puissances en Europe orientale et au Moyen Orient pour défendre leurs intérêts hégémoniques.

« Le système de pouvoir étasunien mène sa campagne contre notre pays à coups de déclarations récurrentes, de sanctions unilatérales et extraterritoriales, de financement économique d’organisations vénézuéliennes à vocation terroriste, de blocus financier et de menaces d’intervention, entre autres, pour cacher ses velléités d’intervention, marquées par des actions d’ingérence grossières et une violation flagrante du Droit international », ajoute le communiqué.

Au mois de février de cette année, des législateurs du Parti démocratique et du Parti Républicain ont demandé au président de ce pays, Donald Trump, d’imposer des sanctions contre des autorités vénézuéliennes. Finalement, les États-Unis ont infligé aujourd'hui des sanctions financières au vice-président du Tareck El Aissami.

Ensuite, le 2 mars dernier, le Sénat des États-Unis a adopté une résolution prétendant exiger et ordonner au président Nicolas Maduro la libération des personnes détenues pour avoir commis des délits sanctionnés par les lois vénézuéliennes.

Au mois d’avril, lorsque des secteurs de l’opposition ont mené des actions violentes dans les rues, qui se sont soldées par 38 morts et 787 blessés, l’ambassadrice des États-Unis à l’ONU, Nikki Haley, a déclaré sans ambages que son pays était prêt à faire respecter les lois au Venezuela, dans une tentative d’exercer un droit de tutelle sur ce pays d’Amérique du Sud.

Le Commandement Sur militaire d’Amérique du Nord a lui aussi émis un communiqué, le 7 avril, signalant que le Venezuela vit un état d’instabilité sociale et économique, et que cette situation pourrait générer « une action régionale immédiate ».

Le ton ouvertement hostile et ingérenciste de ces déclarations a été dénoncé par le président de la République, Nicolas Maduro, et par la ministre des Affaires étrangères, Delcy Rodriguez qui, à maintes reprises, ont souligné que ces actions constituent une violation du Droit international.