ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Daniel Diaz-Canel a visité plusieurs sites historiques liés à la présence du Che en Bolivie. Photo: Prensa Latina

SANTA CRUZ.— Le Premier vice-président de Cuba, Miguel Diaz-Canel, a affirmé lundi que sa visite en Bolivie a permis de resserrer les relations bilatérales et les liens politiques entre les deux pays frères, a rapporté l’agence Prensa Latina.

Dans des déclarations à Prensa Latina avant son départ de l’aéroport d’El Trompillo, le dirigeant cubain a signalé que d’un point de vue historique, ce voyage a revêtu une signification spéciale, car il a eu lieu à l’occasion du 50e anniversaire de la mort d’Ernesto Che Guevara.

« Nous avons vécu des moments intenses d’émotion révolutionnaire dans les sites que nous avons visités », a-t-il dit.

Le Premier vice-président du Conseil d’État et du Conseil des ministres a parcouru plusieurs lieux historiques évoquant la présence du Che sur le sol bolivien.

Il a visité la blanchisserie de l’hôpital Señor de Malta, où le cadavre du Guérillero héroïque fut exposé les 9 et 10 octobre 1967 à la suite de son assassinat à la petite école de La Higuera sur les ordres de la CIA des Etats-Unis.

Composée en outre par la vice-ministre des Relations extérieures, Ana Teresita Gonzalez, la délégation cubaine a parcouru le site connu sous le nom de « la Fosa de los Guerrilleros » (la fosse des guérilleros), où furent trouvés les restes de Tamara Bunke (Tania) et de plusieurs autres combattants.

Diaz-Canel s’est également rendu au Mémorial Ernesto Che Guevara, érigé à ce même endroit, où les restes du Che et de plusieurs de ses compagnons d’armes restèrent enfouis pendant 30 ans.

La délégation a ensuite visité le Fort de Samaipata, site patrimonial de la culture pré-incaïque située dans la commune éponyme.

Le village de Samaipata fut pris par la guérilla du Che le 6 juillet 1967, a expliqué à Prensa Latina le ministre bolivien de la Défense, Reymi Ferreira, qui accompagnait la délégation cubaine.

Le Premier vice-président cubain est arrivé en Bolivie le 25 mai, et, ce même jour, il a visité le centre archéologique de Tiwanaku, où il a été déclaré Visiteur illustre.

« Nous avons approfondi nos connaissances sur la culture et l’histoire du peuple bolivien, ainsi que sur les conquêtes de la Révolution démocratique et culturelle », a-t-il indiqué.

Daniel Diaz-Canel a été reçu au Palais du gouvernement par le président Evo Morales, a qui il a réaffirmé le soutien de Cuba au projet de changement bolivien.

Pour sa part, le président Morales lui a fait cadeau d’un buste du leader indien Tupac Katari et un exemplaire de l’ouvrage El libro del mar (Le livre de la mer), qui défend la cause bolivienne et les arguments en faveur d’un accès souverain à l’océan Pacifique.

Ils ont tous deux assisté à l’inauguration du Centre d’amitié boliviano-cubain, dans la commune de Pucarani, dans le Département de La Paz.

Le président Morales a exprimé sa gratitude pour la solidarité du peuple cubain, et il a fait l’éloge de sa contribution aux programmes sociaux de son pays, notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation.

La présence de médecins cubains en Bolivie date de 2006. Plus de 700 coopérants cubains de la santé prêtent actuellement leurs services dans ce pays.

Grâce au programme cubain Yo sí puedo (Moi, je peux), la Bolivie a été déclarée territoire sans analphabétisme.

Les deux pays maintiennent une étroite coordination et une convergence politique sur des questions d’actualité régionale et internationale.