ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Les États-Unis totalisent plus d’une centaine d’actions et de déclarations hostiles contre le Venezuela en cinq mois. Photo: Granma

CARACAS.— La vague de violence orchestrée par les secteurs de l’extrême droite au Venezuela a contraint le gouvernement du président Nicolas Maduro à décréter l’entrée en vigueur de la deuxième phase du Plan Zamora, visant à préserver la stabilité du pays.

Cet effort conjoint de plusieurs services de sécurité nationale, engagés envers la protection de la population, a permis d’éviter que les actions de ces groupes néofascistes n’entraînent des conséquences encore plus dramatiques.

Par ailleurs, les résultats de ces opérations permettent d’avoir une vision beaucoup plus claire de la réalité qui se cache derrière les agissements de ces bandes armées financées par les partis politiques d’opposition, qui profitent des manifestations pour semer le chaos, les destructions et même la mort.

Il ne fait désormais aucun doute que ce climat de peur et de panique visant à déstabiliser le pays est considéré par l’opposition comme une condition indispensable pour justifier un putsch et tenter de renverser le gouvernement bolivarien. À noter qu’en à peine deux mois, les violences ont fait plus d’une soixantaine de morts.

Les récentes interpellations de chefs de file de groupes violents ont permis de confirmer, par leurs aveux, les liens étroits entre ces criminels et les dirigeants de l’opposition qui incitent à la violence.

C’est le cas de l’arrestation, au milieu du mois de mai, du citoyen Nixon Alfonso Leal, étroitement lié au parti d’opposition d’extrême droite Primero Justicia, impliqué dans le projet de déstabilisation La salida (La sortie, exigeant la démission du président constitutionnel) mis en place en 2014 et qui laissa dans son sillage le lourd bilan de 43 morts.

Cet individu au long passé terroriste était responsable d’un groupe armé qui opérait dans les quartiers d’Altamira, Chacao et Bello Monte, dans l’est de Caracas, et était parvenu à créer des bandes à Catia, dans l’ouest de la capitale.

Les forces de l’ordre ont également saisi lors de leur perquisition du matériel de guerre, dont des uniformes, des explosifs, des armes et des munitions, et ont découvert plusieurs locaux destinés à la fabrication d’engins incendiaires artisanaux, dont des cocktails Molotov.

Dans certains foyers de violence qui ont éclaté à l’ouest de ce pays d’Amérique du Sud, à l’instigation des partis de droite, la Force armée nationale bolivarienne (FANB) a engagé des actions contre des groupes paramilitaires colombien opérant dans la zone frontalière entre les deux pays, lesquels se livrent au trafic illégal d’armes et de matériel destiné aux groupes violents.

Les groupes violents organisés et financés par la droite vénézuélienne ont provoqué la mort de plus d’une soixantaine de personnes en à peine deux mois. Photo: TELESUR

Cette zone frontalière est aussi une voie d’acheminement de la drogue vers le Venezuela. Selon les enquêteurs, une partie de cette drogue est distribuée aux groupes qui participent aux actions de l’extrême droite qui défient la démocratie. C’est le cas du captagon, surnommé « la drogue des djihadistes », une substance interdite fabriquée et employée par le groupe terroriste État islamique en Syrie et en Irak. Cette drogue permettrait aux combattants de Daesh de commettre des atrocités.

Les résultats de ces actes de violence et de vandalisme vont bien au-delà de toute revendication politique et sociale. La destruction et le pillage de magasins, de bureaux et de bâtiments publics, la profanation de tombes, les lynchages, les tueries et les assassinats gratuits, y compris les cas de personnes brûlées vives, en disent long sur les pratiques barbares de ces bandes armées que la grande presse s’applique à présenter comme des « manifestants pacifiques ».

Mais l’extrême droite vénézuélienne s’obstine à prendre le pouvoir coûte que coûte, et comme elle n’a pas obtenu les votes nécessaires dans les urnes, elle n’a pas d’autre moyen que de recourir à son agenda fasciste en faisant appel à ces pratiques terroristes, qui ont déjà suscité la réponse du peuple vénézuélien.

MADURO REJETTE L’INGÉRENCE DES ÉTATS-UNIS DANS LES AFFAIRES INTÉRIEURES DU VENEZUELA

Le chef d’État vénézuélien Nicolas Maduro a rejeté le 16 juin à Caracas les récentes déclarations aux velléités d’ingérence du vice-président des États-Unis, Mike Pence, concernant la situation démocratique dans ce pays d’Amérique du Sud.

Maduro a exigé du vice-président Pence de s’abstenir de s’immiscer dans les affaires intérieures de son pays, et il a appelé l’administration étasunienne a renoncer à ses prétentions de s’emparer du Venezuela avec la complicité de l’Organisation des États américains (OEA) et des gouvernements latino-américains de droite.

Lors d’une réunion avec des leaders de droite à Miami, le vice-président Pence a appelé les pays du continent à condamner un soi-disant abus de pouvoir de la part du gouvernement vénézuélien.

À cet égard, Maduro a souligné que ces déclarations s’inscrivent dans le vieux manuel de l’empire destiné à renverser la Révolution bolivarienne, récupérer le pouvoir hégémonique en Amérique latine et s’emparer des ressources de la région.

Il a rappelé que le Venezuela poursuivra ses efforts en faveur de la paix à travers la mise en place de l’Assemblée nationale constituante, appelée à radicaliser la démocratie dans ce pays. (PL)

                                              •••••

La Constituante défendra la Constitution vénézuélienne

• CARACAS.— Le vice-président pour les missions sociales du Venezuela, Elias Jaua, a déclaré que l’Assemblée nationale constituante (ANC) élargira et défendra la Constitution de la République bolivarienne.

Cette initiative démocratique contribuera aussi à renforcer tous les programmes et missions sociales menés par le gouvernement dans chaque recoin du pays au profit des Vénézuélien, a-t-il indiqué dans son émission Encuentro popular (Rencontre populaire).

Jaua, qui est également président de la commission d’organisation de l’ANC, a signalé que l’Assemblée constituante ne mettra pas fin à la Constitution de 1999, qu’il a qualifiée de base fondamentale pour la Constitution de 2017.

Pour sa part, le contrôleur général du Venezuela, Manuel Galindo, a affirmé que l’Assemblée nationale constituante permettra de perfectionner les pouvoirs publics.

Selon l’agence Prensa Latina, durant un Conseil des ministres, tenu le 13 juin au Palais de Miraflores (siège du gouvernement), il a cité parmi les objectifs de cet organe la création d’un nouveau cadre juridique adapté à la situation actuelle du pays.

Le 30 juillet prochain, le peuple vénézuélien élira ses représentants à l’ANC au suffrage universel, secret et direct.

À la suite du scrutin, ce mécanisme sera composé de 364 membres territoriaux, 8 indigènes et 178 représentants pour les secteurs des travailleurs, des paysans et des pêcheurs, des hommes d’affaires, des retraités, des personnes handicapées et des conseils communaux et des communes.

Selon certains spécialistes, cet espace juridique permettra de préserver l’indépendance et la paix de la République, et de promouvoir un dialogue national qui mettra un terme à l’escalade de violence attisée par les leaders de l’opposition. De même, elle jettera les bases constitutionnelles d’un modèle social assurant la coexistence des Vénézuéliens dans un climat de reconnaissance mutuelle, d’égalité, de justice, de paix et de dignité.