ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Le président colombien Juan Manuel Santos serrant la main de Jean Arnaut, chef de la Mission de l’ONU en Colombie. À ses côtés, le chef des FARC-EP Rodrigo Londoño, dit « Timochenko ». Le processus de remise des armes confirme l’engagement des FARC-EP à respecter les accords de paix.

LE peuple colombien a vécu le 27 juin l’un des jours les plus importants de son histoire avec l’achèvement du processus de dépôt des armes de la part des guérillas des Forces armées révolutionnaires-Armée du peuple (FARC-EP) à Buenavista, dans la commune de Mesetas en Meta.

Le chef de la mission des Nations Unies en Colombie, Jean Arnault, a été le premier à prendre la parole à la cérémonie organisée pour l’occasion. Le diplomate français a souligné que le cessez-le-feu bilatéral a été respecté depuis le mois d’août 2016 et qu’un total de 7 132 armes individuelles ont été reçues dans les zones de démobilisation et de remise des armes (zonas veredales).

« Le 1er août, la Mission aura retiré les conteneurs de ces zones. Concernant l’extraction de la « caleta » (les caches d’armes), 77 arsenaux ont été retirés à ce jour », a signalé Arnault.

Cette action marque la fin d’un conflit vieux de plus d’un demi-siècle en Colombie et qui a causé un grand nombre de victimes durant des années.

Dans ce pays d’Amérique du Sud, on peut également citer les cas emblématiques du Mouvement 19 avril (M-19) et de l’Armée populaire de libération (EPL), des groupes insurgés qui, dans la décennie des années 1990, engagèrent des pourparlers de paix et un processus similaire à celui mené actuellement par les FARC-EP.

Concernant ces deux groupes, le dépôt des armes s’est traduit par leur réinsertion ultérieure dans la société en tant qu’organisations politiques.

LA REMISE DE LA TOTALITÉ DES ARMES

Le mouvement insurrectionnel des FARC-EP s’est engagé, tout au long du processus, à remettre la totalité de ses armes.

« Le dépôt des armes, complètement exécuté jusqu’à présent, n’est qu’un des engagements mutuels à honorer », a déclaré le dirigeant guérillero Pablo Catatumbo.

Le soutien de la communauté internationale, notamment des pays garants comme Cuba, l’Équateur, le Venezuela, la Norvège et le Chili, avec la participation de l’ONU, ont été essentiels pour assurer une garantie de sécurité à l’accord de paix. (Fragments tirés de TeleSur)