ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN

BAPTISÉ par le président Evo Morales « Canal de Panama du 21e siècle », le projet de train bio-céanique envisagé par la Bolivie reliera l’Atlantique au Pacifique. Avec comme point de départ le port brésilien de Santos, il traversera le territoire bolivien jusqu’au port pacifique d’Oli, au Pérou. L’ouvrage s’étendra sur quelque 3 000 kilomètres, dont 1 700 km traverseront la Bolivie.
Ce mégaprojet de génie civil favorisera plus de la moitié des pays d’Amérique du Sud, dont l’État plurinational de Bolivie et le Paraguay, deux pays privés d’accès à la mer, et permettra d’engranger d’importants bénéfices.
Au mois de janvier dernier, le président bolivien et son homologue paraguayen Horacio Cartes ont signé un mémorandum d’entente pour le projet de chemin de fer, en vertu duquel le Paraguay et la Bolivie s’engagent à participer à la construction de deux tronçons, rapporte le site DW.
Pour le ministre paraguayen des Travaux publics et des Communications, Ramon Jiménez Gaona, l’interconnexion ferroviaire entre son pays et la Bolivie permettra d’acheminer des produits sur le fleuve Paraguay, « avec pour avantage que nous disposons de la troisième flotte fluviale de barges et de remorqueurs la plus importante du monde », ajoute DW.
 Le ministre a signalé qu’avec ce projet « nous sommes tous gagnants et nous pouvons renforcer nos liens commerciaux et nos intérêts communs avec la Bolivie ».
 Par ailleurs, il a été annoncé que la réalisation de ce projet sera l’un de principaux points à traiter au 3e Cabinet binational entre la Bolivie et le Pérou, qui se déroulera le 1er septembre en présence des présidents bolivien Evo Morales et péruvien Pedro Kuczynski, et de leur cabinet respectif.
 Concernant le Brésil, le ministre bolivien des Travaux publics, Milton Claros, a confirmé la préparation d’une « réunion présentielle » en Bolivie, prévue pour fin août avec les pays concernés par le projet de train bio-océanique d’intégration, qui aura pour objectif d’analyser les progrès de la proposition actuellement en phase d’études techniques et financières du côté bolivien.
« Il nous reste encore à assurer la coordination avec les pays, nous procédons à des consultations pour trouver du temps pour nous réunir »,
a précisé le ministre, soulignant le « grand intérêt »  du Brésil  à l’exécution de ce projet.
Le 3 août, on apprenait que les autorités boliviennes ont contacté le gouvernement argentin. À Buenos Aires, Milton Carlos a rencontré Guillermo Dietrich, le ministre argentin des Transports. La province de Jujuy a exprimé sa volonté de participer à cette initiative appelée à consolider l’intégration régionale et à trouver des alternatives pour le commerce et la coopération Sud-Sud.