ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN

NATIONS UNIES. — Bien que le monde soit confronté à de nombreux conflits, des défis tels que le changement climatique, les tremblements de terre, les cyclones, les pandémies et les menaces nucléaires, la condamnation du blocus économique, commercial et financier exercé par les États-Unis contre Cuba s’est exprimée haut et fort au segment de haut niveau de l'Assemblée générale des Nations Unies, qui s'est achevé le 25 septembre.

Plusieurs pays ont exprimé leur soutien à Cuba lors de la séance plénière. Jorge Arreaza, ministre des Affaires étrangères vénézuélien – l'un des pays les plus frappés par la politique étrangère interventionniste des États-Unis – a qualifié d’illégales et d’unilatérales les mesures économiques imposées par Washington contre son pays et d'autres, comme Cuba, qui subit depuis plus de 50 ans le blocus étasunien.

Le même jour, plusieurs voix se sont élevées en faveur de notre pays : Rodolfo Nin Novoa, ministre uruguayen des Affaires étrangères ; Antonio Gumande, représentant permanent du Mozambique auprès de l'ONU ; Gaspar Ismael Martins, ambassadeur de l’Angola à l'ONU ; la vice-ministre des Affaire étrangères du Nicaragua et sa représentante permanente auprès des Nations Unies, Maria Rubiales et la représentante permanente du Timor oriental, Maria Helena Pires.

Le ministre vietnamien des Affaires étrangères, Pham Binh Minh, a déclaré que le blocus unilatéral contre Cuba était inapproprié et a appelé à sa levée immédiate.

Quant à Wilfred Elrington, le ministre des Affaires étrangères du Belize, il a rappelé que pendant plus d'un demi-siècle le peuple cubain a été victime de l'injustice d'un blocus unilatéral flagrant et illégal.

Saleumxay Kommasith, ministre des Affaires étrangères de la République démocratique populaire lao, a déclaré qu'il se félicitait du rétablissement des relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis et qu’il espérait que celles-ci se renforcent pour que le blocus soit levé au plus tôt, afin d'apporter des avantages réels à la population des deux pays et au monde en général.

Le président de la République démocratique de Sao Tomé-et-Principe, Evaristo do Espirito Santo Carvalho, a déclaré que son pays souhaitait renouveler l'appel à la normalisation des relations entre Cuba et les États-Unis d'Amérique et à la levée du blocus qui depuis des décennies a été un obstacle au progrès de Cuba.

Le premier ministre de La Dominique, Roosevelt Skerrit, l'une des îles de notre région qui a été dévastée par les récents cyclones, a exprimé sa solidarité à la suite du passage de plusieurs ouragans dans d'autres pays caribéens comme Cuba.

D'autres dirigeants ont également élevé leur voix en faveur de notre pays ces derniers jours à l’ONU. Citons, notamment, Prak Sokhonn, ministre des Affaires étrangères du Cambodge, et Maxine Pamela Ometa McClean, ministre des Affaires étrangères de la Barbade,

Ibrahim Yacoubou, ministre des Affaires étrangères du Niger ; Augustine Phillip Mahiga, ministre des Affaires étrangères de la République Unie de Tanzanie, et Mark Anthony Brantley, ministre des Affaires étrangères de Saint-Kitts-et-Nevis.

Plus tôt, une vingtaine de chefs d'État ou de gouvernement et des ministres des Affaires étrangères s’étaient également prononcés pour la levée du blocus économique étasunien contre Cuba.

À cet égard, les ministres des Affaires étrangères des Bahamas, Darren Henfield ; de la République populaire démocratique de Corée, Ri Yong Ho ; du Suriname, Yidiz Pollack-Beighle ; de la Grenade, Elvin Nimrod et de la Jamaïque, Kamina Johnson-Smith, ont appelé à mettre un terme à cette politique inhumaine. Les ministres des Affaires étrangères de Saint-Kitts-et-Nevis, Mark Anthony Brantley ; du Tchad, Hissein Brahim Taha ; de Tanzanie, Augustine Philip Mahiga ; du Niger, Ibrahim Yacoubou ; de Trinité-et-Tobago, Dennis Moses et du Burundi, Alain Aimé Nyamitwe, se sont également prononcés dans ce sens.

Pollack-Beighle a rappelé que le monde entier rejette les sanctions qui ont été appliquées à Cuba par 11 administrations successives à la Maison-Blanche.

Quant à Mark-Anthony Brantley, il a défendu le droit du peuple cubain de vivre une vie digne et en paix, alors que Dennis Moses a averti que le blocus étasunien porte préjudice au développement durable de Cuba.

Pour sa part, Hissen Brahim Taha a estimé qu'il est injuste et contre-productif de maintenir un siège de plus de cinq décennies, après le rétablissement des relations bilatérales entre La Havane et Washington.

Kamina Johnson-Smith a également souligné le caractère injuste des sanctions étasuniennes « qui ont restreint la capacité d’un peuple laborieux à s'engager dans des échanges commerciaux légitimes, et des voyages et des transactions financières internationales ».

L'année dernière, aucun pays n’a voté contre la résolution cubaine de mettre fin à ces mesures unilatérales qui se sont révélées totalement improductives, a déclaré la ministre des Affaires étrangères du Suriname, qui les a qualifiés de violation du Droit international, de la souveraineté et de l'autodétermination. (Rédaction internationale et PL)