ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN

LUANDA.— Le président angolais João Lourenço a reçu, le mardi 26 septembre dans cette capitale, le Premier vice-président cubain Miguel Diaz-Canel Bermudez, qui assistait à la cérémonie officielle d’investiture du nouveau chef d’État de ce pays, à la tête de la délégation de notre pays.

Lors de l’entretien, les deux parties ont salué les liens historiques d’amitié entre les peuples et les gouvernements de Cuba et d’Angola, et ont confirmé leur volonté d’élargir les liens politiques, économiques et de coopération entre les deux pays.

Le premier vice-président cubain a transmis un message de félicitations et de salutations du général d’armée Raul Castro Ruz, et a exprimé sa gratitude pour la position de l’Angola en faveur de la levée du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba.

Pour sa part, le président angolais a remercié la présence de la délégation cubaine à la cérémonie et envoyé ses salutations à son homologue cubain.

Le président João Lourenço était accompagné par son ministre des Affaires étrangères, Georges Rebelo Pinto Chikoti, et d’autres fonctionnaires de la présidence.

Pour la partie cubaine, on remarquait la vice-ministre des Relations extérieures, Ana Teresita Gonzalez Fraga, et l’ambassadrice à Luanda Gisela Beatriz Garcia Rivera.

LOURENÇO POUR UN ANGOLA INCLUSIF

Lors de la cérémonie d’investiture, le 26 septembre, le nouveau président João Lourenço s’est engagé à construire un Angola inclusif et inséré dans le monde grâce au maintien et à l’approfondissement des relations avec tous les pays.

Lors de son premier discours comme chef d’État, Lourenço a remercié le Mouvement populaire de libération de l’Angola pour son soutien, avant de souligner qu’à partir de maintenant il serait le président de tous les Angolais »

« Durant ces cinq prochaines années, nous aurons un gouvernement inclusif faisant appel à la participation de tous les Angolais, indépendamment de leur lieu de naissance, sexe, langue maternelle, religion, situation économique ou condition sociale.

« Nous défendrons dans ce nouveau cycle – issue d’élections pacifiques, ordonnées et participatives – un projet de toute la société, de nous tous », a déclaré le chef d’État, qui va entrer dans l’histoire comme le troisième président depuis la proclamation de l’indépendance, le 11 novembre 1975.

Concernant son programme de gouvernement, il a signalé que celui-ci sera appliqué dès le premier moment, et il a mis en relief la lutte contre la corruption, ainsi que la diversification, l'économie angolaise étant dominée par le secteur pétrolier.

Par ailleurs, il s’est prononcé pour l’établissement d’autarchies locales au niveau des municipalités en vue d’une amélioration de la prestation des services sociaux.

Concernant la coopération internationale, il a plaidé en faveur des échanges scientifiques et techniques et de la coopération multilatérale en vue du règlement des conflits régionaux et dans le monde.

Le nouveau président a eu des mots d’éloges pour la ville de Mbanza Congo, classée au Patrimoine de l’Humanité par l’Organisation des nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

Il faudra s’efforcer d’inscrire d’autres sites sur la liste du patrimoine de l’Unesco, a-t-il dit en présence d’une trentaine de dirigeants étrangers, dont une vingtaine de chefs d’État, notamment d’Afrique.

« Nous entendons moderniser les Forces armées angolaises (FAA) en favorisant l’ouverture d’une industrie militaire nationale », a-t-il ajouté.

« L’Angola occupe une place respectable dans le concert des nations, et nous nous devons d’approfondir ces liens pour la sauvegarde de la paix, de la justice et du développement de l’humanité », a-t-il déclaré sur la Place de la République du Mémorial Dr Antonio Agostinho Neto.

Au terme de son allocution de près d’une heure, les trois composantes des FAA ont défilé devant leur nouveau commandant en chef. (Avec des informations de PL)