ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Le président de la République, Nicolas Maduro, a dénoncé les grandes agences de presse et les médias internationaux qui n’informent pas sur le fait que des élections régionales auront lieu le 15 octobre prochain au Venezuela, les 22e en 18 ans. Photo: AVN

CARACAS. — Les Vénézuéliens, aussi bien les forces progressistes que les secteurs d’opposition, persévèrent dans la préparation des élections, prévues le 15 octobre, au cours desquelles seront élus les 23 gouverneurs régionaux.

Malgré les actes de violence encouragés par des secteurs de droite qui n’ont pas réussi à renverser le gouvernement au cours de ces derniers mois, le pari des élections semble prévaloir, comme en témoignent les préparatifs en cours dans cette capitale et dans d’autres régions du pays.

Le président de la République, Nicolas Maduro, a dénoncé les grandes agences de presse et les médias internationaux qui n’informent pas sur le fait que des élections régionales auront lieu le 15 octobre prochain au Venezuela, les 22e en 18 ans.

Maduro a accusé les grandes agences de presse des pays développés de participer à cette guerre de désinformation contre le processus électoral qui a lieu au Venezuela, auquel participent tous les partis, après la convocation de l’Assemblée nationale constituante.

Depuis le Palais de Miraflores, il a ajouté que ces agences mentent afin de poursuivre la campagne de dénigrement contre son pays et créer les conditions pour justifier une intervention militaire étrangère.

Durant une réunion avec des candidats du Grand pôle patriotique, le président a condamné également les sanctions constantes imposées par le gouvernement des États-Unis.

À ce sujet, il a déclaré que par ses propos, le président Donald Trump avait isolé les États-Unis du monde. « Il s’agit de sa réussite la plus notable à la 72e Période de sessions de l’Assemblée générale des Nations Unies. La réussite de Donald Trump, c’est d’auto-isoler les États-Unis. Ses menaces n’ont reçu le soutien d’aucun pays, d’aucun gouvernement », a-t-il dit.

LES GROUPES DE DROITE NE RENONCENT PAS À LA VIOLENCE

Des groupes de l’opposition de droite se sont de nouveau lancés dans des actions violentes à Caracas, après plusieurs semaines de calme à la suite des élections de l’Assemblée nationale constituante, le 30 juillet dernier.

Les manifestations, qui se sont déroulées le 25 septembre durant plusieurs heures dans la rue Elice de Chacao, ont provoqué de grands embouteillages dans les zones proches de l’avenue Libertador et l’autoroute Francisco Fajardo, vers la fin de l’après-midi et dans les premières heures de la nuit.

Manifestations violentes des groupes d’opposition à Caracas. Photo: AVN

Des groupes de jeunes encagoulés ont renversé des ordures dans les rues et tenté de couper la circulation, une action à laquelle la Garde nationale bolivarienne a répondu pour contrôler et rétablir la situation, afin d’éviter des atteintes aux personnes et à la propriété privée.

Ces troubles ont été suivis par une campagne de twits de condamnation sur les réseaux sociaux : « les guarimbas (manifestations violentes) terroristes armés sont de retour elles ont pris l’avenue Francisco de Miranda à Chacao. Main dure@NicolasMaduro »

À ce sujet, le 25 septembre, le procureur général de la République, Tarek William Saab, a informé que sur les 88 cas de violence politique qui ont été pris en charge par la justice militaire, puis présentés devant une juridiction ordinaire, 32 d’entre eux ont été portés devant les tribunaux. (PL)