Il n’existe aucune preuve d’« attaques soniques » à Cuba, selon le FBI › Monde › Granma - Official voice of the PCC
ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN

WASHINGTON. — Après des mois d'enquêtes et quatre voyages à La Havane, le FBI n'a trouvé aucune preuve des soi-disant « attaques soniques » qui auraient été perpétrées contre le personnel diplomatique des États-Unis à Cuba, a révélé l'agence Associated Press (AP).

Cette agence étasunienne a eu accès à un rapport provisoire de la Division des opérations technologiques du FBI, daté du 4 juin dernier, qui n'a pas encore été rendu public.

« Le FBI a émis l'hypothèse que des ondes audibles, infrasoniques ou ultrasoniques auraient pu être utilisées clandestinement pour porter atteinte aux Étasuniens à Cuba, mais il n'a trouvé aucune preuve », a signalé l’AP.

Les conclusions des enquêteurs étasuniens coïncident avec les conclusions du Comité d'experts cubains, qui a mené une enquête approfondie sur ces soi-disant incidents, diligentée par la plus haute direction du gouvernement.

Dès le début de cette affaire, les autorités cubaines ont insisté sur le fait qu’il n’a jamais été autorisé, et il ne le sera jamais, d’utiliser le territoire national pour réaliser des actions contre des fonctionnaires diplomatiques accrédités ou contre leurs proches, sans exception.

En dépit du peu de clarté sur cette affaire, l’administration étasunienne a pris des mesures unilatérales et retiré la plupart de ses diplomates de l'île, ce qui a interrompu le traitement des demandes de visa à La Havane. Elle a également exigé le départ de 17 fonctionnaires cubains des États-Unis.

Selon une déclaration du secrétaire d'État Rex Tillerson à l'AP, le retour du personnel étasunien n’est pas encore envisagé car, dit-il, ce serait « les exposer intentionnellement au danger ».

Une audition sur cette question devrait avoir lieu ce mardi au Congrès, dirigée par le sénateur de Floride, Marco Rubio, qui tente de manipuler cette affaire pour démanteler les faibles progrès réalisés dans les relations bilatérales.

Le sénateur républicain Jeff Flake a également déclaré le samedi 4 janvier, à La Havane, qu'il n'y avait aucune raison de douter de la position du gouvernement cubain, et il a ajouté que les rapports auxquels il avait eu accès ne contenaient aucune preuve de l'implication des autorités de l'île.