« Lula reste notre candidat », affirme le Parti des travailleurs › Monde › Granma - Official voice of the PCC
ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Lula s'est vu refuser un habeas corpus préventif.

BRASILIA.– Le Parti des travailleurs du Brésil (PT) a de nouveau réaffirmé le 9 avril que Luiz Inacio Lula da Silva reste son candidat à la présidence de la République et que sa candidature sera enregistrée le 15 août prochain.

L’emprisonnement inconstitutionnel de Lula, sa condamnation sans preuves par des juges partiaux, et le rejet de la 5e Cour suprême de Justice et de la majorité du Tribunal supérieur de son droit de se défendre en liberté, constituent la plus grande violence contre un leader national depuis le retour à la démocratie, a déclaré le PT.
Dans un communiqué émis le 9 avril dans la ville de Curitiba, où le leader historique et fondateur du PT exécute sa peine depuis le 7 avril, la direction nationale du PT a signalé que cette violence a soulevé de l’indignation au Brésil et dans le monde, ce qui confirme le fait que Lula est le leader le plus important du pays.

La stature politique et personnelle de l’ancien président n’en est que plus grande au vu de la dignité avec laquelle il a exécuté l’ordre illégal d’incarcération, alors qu’il se trouvait au siège du syndicat (des travailleurs métallurgiques de San Bernardo del Campo) qui fut le berceau de son leadership.

Lula, indique le PT, est sorti la tête haute, porté par son peuple. Une image qui a fait le tour du monde.

Plus loin, le texte signale que l’emprisonnement illégal de Lula est une répétition de la grave atteinte contre la démocratie qui a commencé avec la procédure d’impeachment contre la présidente Dilma Rousseff, ce qui aboutit à dépouiller les travailleurs de leurs droits, au démantèlement d’entreprises publiques, à l’abandon de la souveraineté et du patrimoine national.

« En refusant à Lula un droit qui revient à chaque citoyen, qui est celui de se défendre en toute liberté jusqu'à la dernière instance, la majorité de la Cour s'est agenouillée devant la pression scandaleusement orchestrée de le groupe de télévision Rede Globo », avait dénoncé le PT.

« Ce droit fondamental, qui redeviendra inévitablement valable pour tous, ne l'était malheureusement pas pour Lula aujourd'hui », ajoutait le document du PT.

Lors d'une session de plusieurs heures, la Cour suprême a décidé, par six voix contre cinq, de rejeter l'habeas corpus préventif présenté par les avocats de Lula, après qu'une cour d'appel ait condamné l'ancien président à 12 ans et un mois de prison en janvier dernier.

L'affaire pour laquelle le fondateur du PT est jugé tourne autour d'un appartement qui lui aurait été remis dans le cadre d'une démarche illégale, mais il s'agit en réalité d'une persécution politique dont il est victime et qui vise à l'empêcher de participer aux prochaines élections présidentielles, où il apparaît comme favori.

Il n'y a aucune preuve contre Lula, le procès qui lui est intenté est illégal, ils n'ont pas été en mesure de caractériser un crime, ni même de prouver qu'il a passé ne serait-ce que quelques heures dans l'appartement présumé.

Sur twitter, le président vénézuélien Nicolas Maduro a signalé : « Cette injustice fait mal dans l'âme. L'aile droite, face à son incapacité à gagner démocratiquement, a choisi la voie judiciaire pour intimider les forces populaires. Tôt ou tard, la Grande Patrie vaincra. »

Evo Morales, le président de Bolivie, a indiqué quant à lui que « l'oligarchie n’a que faire de la démocratie ou de la justice. La vraie raison de la condamnation de notre frère Lula, c’est de l'empêcher de redevenir président du Brésil (....). Nous sommes avec les leaders du peuple. »

Pour sa part, l’ancien chef d’État équatorien, Rafael Correa, a signalé : « Mon accolade solidaire au camarade et frère Lula da Silva. Nous savons tous que son « crime » est d'avoir sorti 38 millions de Brésiliens de la pauvreté, sans se soumettre aux élites brésiliennes. C'est une question de temps. Le pouvoir du peuple reviendra avec la force d'un ouragan. Tiens bon ! »

L'ex-président uruguayen José Mujica a également exprimé sa solidarité avec Lula. « Je sais que le combat continue et continuera malgré les juges et la presse. Nous t’accompagnons dans les luttes du peuple humble du Brésil », a-t-il dit.