ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Photo: Estudio Revolución

(Traduction de la version sténographique du Conseil d’État)

CAMARADE Nicolas Maduro Moros, président de la République bolivarienne du Venezuela,

Membres des délégations du Venezuela et de Cuba,

C'est avec fierté et déférence que je commencerai à parler, comme disait Marti. Je suis conscient du fait que, ayant été jugé digne de l'Ordre des Libérateurs et des Libératrices du Venezuela, c'est à Cuba et aux Cubains que l’on confère cet honneur immense.

Je le reçois en toute humilité, au nom d'un peuple héroïque et noble, et j'interprète ce geste comme un acte de générosité imméritée à mon égard, et de juste reconnaissance envers le peuple cubain, qui a suivi en écrivant des pages glorieuses et de sacrifices l’appel de Bolivar et Marti à faire une réalité des rêves d'indépendance et de liberté de ces héros.

C'est Bolivar qui a entrevu, depuis cette époque lointaine, la menace que l'impérialisme nord-américain représente pour l’authentique intégration latino-américaine et caribéenne, qui a encore un long chemin à parcourir avant de se concrétiser, mais qui mérite tout le concours de nos efforts.

Le symbolisme de cet Ordre naît de l'importante contribution de nos frères vénézuéliens aux causes les plus nobles de l'humanité, qui ont fait que cette terre soit considérée comme le berceau des révolutions.

Cette décision encourage plus encore notre engagement et notre solidarité à l’égard de ce peuple bolivarien courageux et chaviste, ainsi que notre enthousiasme et notre dévouement à œuvrer pour le meilleur destin de nos nations. Pour ce faire, il nous faut faire avancer les projets de coopération en cours, en identifier de nouveaux et renforcer notre solidarité.

Je ne puis m’empêcher d’évoquer à cette cérémonie le souvenir du commandant en chef de la Révolution cubaine Fidel Castro Ruz, qui a tant admiré et soutenu le processus bolivarien et que vous avez distingué à juste titre de cet honneur ; et aussi le général d'armée Raul Castro Ruz, que vous avez honoré de cette distinction et qui a toujours entretenu un lien de confiance révolutionnaire avec le Venezuela depuis ses premières luttes pour l'émancipation, comme il l’a rappelé lui-même lorsqu'il a été décoré ici-même.

Je leur rends donc hommage, à eux qui ont conservé une amitié sincère et loyale avec le président Hugo Chavez Frias, qui n'ont jamais cédé ni renoncé à la lutte et qui ont toujours fait confiance à la sagesse des révolutionnaires vénézuéliens pour aller de l’avant, qui ont soutenu à tout moment, avec courage et fermeté, leurs idées, leurs convictions et leurs vérités.

Cher Nicolas,

Je tiens à réitérer ma gratitude au peuple et au gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela. Je reçois cette distinction au nom des Cubains, qui sommes solidaires des frères vénézuéliens ; au nom des Cubains qui ont apprécié les succès, le charisme et l'extraordinaire générosité du commandant Chavez et son exemple révolutionnaire indélébile et qui, avec son peuple vénézuélien bien-aimé, ont pleuré sa disparition physique ; au nom des Cubains qui ont apprécié tes victoires, ton talent et ta solidarité face à l'agression et au siège imposé par la droite impérialiste et néolibérale, conscients que l'héritage révolutionnaire est vivant et vibrant au Venezuela.

Je te confirme, sans aucune hésitation, que quelle que soit l'ampleur des difficultés et des défis, vous pourrez compter sur Cuba, aujourd'hui et toujours.

Je vous remercie (Applaudissements).