ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Le Brésil a vécu une élection présidentielle inédite entre deux modèles antagonistes.

LE candidat de l'extrême droite Jair Bolsonaro (Parti social libéral) s’est imposé au second tour avec 55,21% des voix devant le progressiste et Fernando Haddad (Parti des travailleurs) qui a obtenu 44,79%, des suffrages.

Dans tout le Brésil, quelque 450 000 bureaux de vote ont ouvert leurs portes ce dimanche à 8 heures, sous de fortes mesures de sécurité, et sont restés ouverts jusqu'à 17 heures. Environ 147 millions de Brésiliens ont été appelés à voter et, dans 14 des 27 États, les gouverneurs ont également été élus au second tour.

Le candidat d'extrême droite Jair Bolsonario a exercé son droit de suffrage ce dimanche matin à Vila Militar, un quartier de Rio de Janeiro, au milieu de fortes mesures de sécurité, surveillé par les forces de la police fédérale qui se se sont déplacées par terre et par air, alors que le progressiste Fernando Haddad le faisait normalement à Sao Paulo, la ville dont il fut le maire, également dans les premières heures de la matinée.

Après avoir déposé son bulletin de vote, Haddad a demandé de voter pour chasser « les fantômes de la dictature et de la haine » au Brésil. Il a ajouté que « le projet national que nous représentons a gagné les rues la semaine dernière. La nation est en danger, la démocratie et les libertés individuelles sont en danger ».

Cette campagne électorale a été l'une des plus polarisées de l'histoire contemporaine du Brésil en raison de l’affrontement de deux modèles politiques opposés. Fernando Haddad (PT) avec le progressisme et l'investissement social comme bannière, tandis que Bolsonaro en tant que nostalgique de la dictature.

Après avoir été élu, Bolsonaro a déclaré qu'il mettrait tout son espoir dans les grands dirigeants du monde qui n'ont pas de programmes politiques.

Selon la chaîne TeleSur, le candidat élu a exprimé son désir de former un gouvernement, à partir de l'année prochaine, qui puisse vraiment élever le Brésil à un rang important, et il a utilisé des termes comme « sauvetage » du Brésil.

Le candidat de l'extrême droite n'a assisté à aucun des débats présidentiels et il a axé une bonne partie de sa campagne à discréditer son adversaire Fernando Haddad sur les réseaux sociaux. Cette vague de fausses nouvelles a suscité des doutes quant à la transparence du processus électoral.