« ILS tentent d`imposer un mécanisme pervers pour favoriser le vol des cerveaux. Une campagne anticubaine de plus qui témoigne de l'impuissance impériale face aux conquêtes révolutionnaires. Aveuglés par leur arrogance, ses promoteurs sont incapables de privilégier une relation civilisée ». C'est ainsi que le président du Conseil d'État et du Conseil des ministres de Cuba, Miguel Diaz-Canel Bermudez, s'est exprimé à propos de la nouvelle tentative de rétablissement du Cuban Medical Professional Parole Program (Programme de Parole pour les professionnels cubains de la santé), par le biais d’une résolution bipartite, lancée par les sénateurs Marco Rubio (républicain de Floride) et Bob Menéndez (démocrate du New Jersey) qui comptent de longs états de services en matière de campagnes et d’agressions contre la Grande Île des Antilles.
Carlos Fernandez de Cossio, directeur pour les États-Unis au ministère cubain des Relations extérieures, a rejeté l'introduction au Congrès nord-américain de ce recours destiné à réactiver le programme, et il a réagi sur son compte Twitter contre cette initiative présentée au Capitole par les deux sénateurs.
« Le ressentiment impuissant contre Cuba n'a pas de limites. Incapables d'entraver le développement professionnel et humain reconnu de Cuba, la qualité de son baseball et son potentiel d'investissements, Bob Menéndez et Rubio veulent rétablir le programme de vol des cerveaux contre les médecins cubains », a dénoncé Fernandez de Cossío.
Il s'agit d'un projet qui consiste à accorder des visas aux médecins et autres personnels de santé cubains en mission à I'étranger. Le programme Parole faisait partie de l'arsenal de mesures visant à priver le pays de médecins, d'infirmiers et d'autres professionnels du secteur, dans le cadre d'une opération internationale de vol de cerveau orchestrée par le gouvernement des États-Unis. Il a été conçu en 2006 sous l’administration de George W. Bush, et prend ses origines au début de la Révolution, en 1959, lorsque Cuba fut privée de la moitié de ses médecins. De plus, le programme ne s'applique qu'aux Cubains.
Ce programme avait été interrompu le 12 janvier 2017, huit jours avant l'investiture du président Donald Trump, et à cette occasion, la politique dite « des pieds secs pieds mouillés » avait également été supprimée, afin de garantir une migration régulière, sûre et ordonnée entre les deux pays. Aujourd'hui, les deux sénateurs osent mentir effrontément en qualifiant les services médicaux cubains, qui ont sauvé des centaines de milliers de vies dans le monde entier, de « trafic d'êtres humains » et ont demandé le rétablissement de ce dispositif qui accorde aux médecins cubains qui « s’échapperaient » de leurs mission officielles à l’étranger la validation de leurs diplômes et leur permet d’exercer aux États-Unis. Dans le même temps, ils ont demandé au Département d'État de renforcer la classification de Cuba dans son rapport annuel sur la traite des êtres humains dans le monde.
Le 11 juillet 2018, une nouvelle série de pourparlers sur l'immigration entre les délégations cubaine et américaine avait eu lieu à Washington.
Les deux parties avaient reconnu les avantages de la déclaration commune du 12 janvier 2017, en particulier de l'élimination de la politique « pieds secs-pieds mouillés » et du Programme Parole pour les personnels médicaux cubains dans la diminution de l'émigration irrégulière. Elles s’étaient également prononcées sur l’utilité de l’échange, en janvier 2018, entre les Troupes garde-frontières de Cuba et le Service des garde-côtes des États-Unis, et de la réunion technique sur la traite des êtres humains et la fraude migratoire qui tenue en décembre 2017.
Cette ronde a fait le point sur la mise en application des accords bilatéraux dans le but d'assurer une migration régulière, sûre et ordonnée, de décourager la migration irrégulière et de prévenir et traiter les actes illégaux connexes. Cuba a démontré qu'elle respectait rigoureusement ses obligations et a réaffirmé sa volonté de maintenir et d'élargir la coopération bilatérale dans ce domaine.
La délégation cubaine a exhorté le gouvernement des États-Unis à respecter pleinement ses engagements en matière de délivrance de visas aux émigrants, conformément aux accords migratoires. Elle a également fait remarquer que la décision de suspendre les services de visa à son ambassade à La Havane affecte directement les relations migratoires, les liens familiaux, les échanges institutionnels et les voyages entre les deux pays. Par ailleurs, la partie cubaine s'est déclarée préoccupée par la Loi d’ajustement cubain et d'autres dispositions nord-américaines qui incitent à l'émigration irrégulière des Cubains et les expose à devenir victimes de trafiquants illégaux et de groupes associés au crime organisé.






