ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN

LE plan ourdi par les États-Unis contre la République bolivarienne du Venezuela, nous fournit la preuve la plus claire et la plus évidente de la nécessité de sauver et de renforcer un monde multipolaire.

Une collusion de plusieurs gouvernements, organisés autour d'un centre hégémonique constitue la voie sinistre qui conduirait inexorablement au retour à une planète unipolaire.

Aujourd'hui, il s’agit du Venezuela et les arguments les plus invraisemblables sont avancés son sujet, avec la complicité d'un pouvoir médiatique, national et transnational, aux mains de grands monopoles qui font déjà partie du modèle de système qu'ils veulent imposer.

Bien entendu, c’est aux États-Unis que le scénario a été écrit. Il y a toujours eu de l'argent et, cette fois-ci il y en a eu beaucoup. Des personnages de la région, tels de vils bouffons, accompagnent ceux qui, depuis

le binôme Maison-Blanche-Département d'État, sont résolus à mettre fin à la Révolution bolivarienne et se frottent déjà les mains, alléchés par les immenses ressources naturelles et la position stratégique de ce pays d’Amérique du Sud.

Dans tout ce cirque, l'Organisation des États américains (OEA) et son fabricant de mensonges et d’intrigues, Luis Almagro, ne pouvaient pas manquer.

Mais aujourd'hui, nos peuples, non seulement ceux d'Amérique latine et des Caraïbes, mais aussi ceux d'Europe et d'autres parties du monde, doivent être vigilants et tirer les conclusions qui s’imposent de ce que cela signifie et pourrait signifier si les plans nord-américains contre le Venezuela venaient à se réaliser.

Dans la région, ceux qui ont participé au complot de coup d'État devraient savoir qu'aujourd'hui, ils le font contre un peuple frère et un pays souverain, mais qu'ils pourraient ensuite s’en prendre à leur propre pays. L'hégémonie impériale, le monde unipolaire qu'ils veulent construire n'a pas d'amis, mais des mercenaires, et il est presque certain que les traîtres d'aujourd'hui seront aussi livrés à la guillotine par leurs maîtres qui dirigent depuis Washington. Des gouvernements qui se vendent pour un peu d'argent ou pour ne pas nuire à la

fabuleuse richesse que leurs dirigeants issus de l'oligarchie, des propriétaires d'entreprises et des grands médias, entre autres.

Dans la mise en scène anti-vénézuélienne en cours, il y a eu d'autres acteurs au-delà des mers. On dirait un retour à l'époque coloniale et, à ce titre, certains gouvernements du Vieux Continent se sont joints à la farce et ont même voulu aller au-delà de ce que Washington avait prédit, en lançant un ultimatum à un gouvernement démocratique élu avec plus de 67% des voix populaires, comme c'est le cas de celui de Nicolas

Maduro Moros.

Il est d'autant plus répréhensible qu'une région comme l'Europe, secouée entre autres par la migration massive d'Africains affamés ou victimes des guerres imposées par les États-Unis et avec la participation de soldats de certains de ces pays, tente de détourner l'attention par une ingérence impardonnable dans les affaires intérieures d'un pays situé à des milliers de kilomètres de leurs frontières, qui n'est plus une colonie, qui a conquis sa véritable indépendance et qui construit un modèle inclusif en faveur des plus déshérités, en plus d'apporter une aide solidaire à des millions d'autres êtres humains dans cette région d'Amérique latine et des Caraïbes.

Europe, méfie-toi de tes propres erreurs ! Gouvernements, vous qui lancez aujourd'hui un ultimatum au Venezuela, forcez-vous à la réflexion. Essayez de résoudre les problèmes d'emploi qui touchent des millions de vos enfants. Cherchez une solution rationnelle et solidaire pour les milliers d'Africains – des pays qui étaient autrefois des colonies pillées par les métropoles européennes – et qui implorent un plat de nourriture et une vie digne et sûre.

L’Europe doit se garder de devenir complice une fois de plus de ceux qui utilisent leurs ultimatums pour renforcer le monde unipolaire conçu par le gouvernement des États-Unis.

Ce qui est en jeu dans le monde d'aujourd'hui, c’est bien plus que le Venezuela : Hommes, soyez vigilants !, devait déclarer le patriote tchécoslovaque Julius Fucik, quelques heures avant d'être pendu par les hordes de l’Allemagne nazie.