
Luis Arce Catacora, candidat à la présidence de la Bolivie pour le Mouvement vers le socialisme (MAS), est arrivé au bureau du procureur de La Paz ce mercredi, entouré d'une foule de partisans, pour faire sa déclaration sur le dossier concernant le Fonds indigène.
Selon l'agence Prensa Latina, des centaines de personnes scandaient « Arce ami, le peuple est avec toi ! », lors d'une veillée qu'ils ont organisée pour l'accompagner dans ce procès intenté à son encontre, qu'ils considèrent comme une guerre juridique qui s’inscrit dans la persécution politique contre les dirigeants du MAS.
Selon un récent sondage publié par la presse bolivienne, Arce serait crédité de 26% des intentions de vote, sans même avoir fait campagne.
On a également appris que la présidente du Sénat bolivien, Eva Copa, a déclaré aujourd'hui que, selon les lois du pays, Jeanine Añez, la présidente autoproclamée, ne peut se présenter comme candidate à la présidence.
Dans des déclarations à la presse, la sénatrice a précisé que l'Assemblée législative plurinationale envisage la possibilité qu'Añez ne puisse participer à l’élection comme candidate, car avant d'être « présidente de transition, elle a occupé les fonctions de sénatrice et la Constitution est claire et stipule qu'il n'y a pas de réélection ni pour nous ni pour l'Exécutif ».
Eva Copa a lancé un appel à l'éthique, au « maintien de la paix et à la transparence pour les élections du 3 mai », a rapporté Prensa Latina.
La semaine dernière, la présidente autoproclamée avait annoncé sa décision de se présenter aux élections nationales en tant que candidate à la présidence, décision jusqu’ici rejetée, y compris par les personnes proches de son cercle de pouvoir.






