ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
De violentes manifestations au Kazakhstan visent à renverser le gouvernement. Photo: ITAR TASS

• Dans les conditions de crise intégrale généralisée, les cercles de pouvoir profitent de la situation pour satisfaire leurs intérêts historiques de domination hégémonique. La politique des États-Unis dans la conjoncture mondiale actuelle en est un exemple frappant.
Ils utilisent habilement les difficultés conjoncturelles des pays qui les intéressent pour appliquer leur théorie du chaos, qui consiste à créer la confusion et l'incertitude, en orientant leurs actions sur la gestion gouvernementale, à travers des formes de subversion qui se cachent derrière les révolutions de couleur, les printemps arabes et les suggestions de changement déployés dans différents pays.
Alors que l'humanité lutte contre la pandémie et cherche un remède durable, la Maison-Blanche continue à promouvoir, avec des moyens importants, l'agression contre plusieurs pays.
En Amérique latine, les cas les plus représentatifs sont ceux de Cuba, du Venezuela, du Nicaragua et de la Bolivie, qui, par leur exemple, freinent les tentatives de faire fructifier l'avancée de la droite dans les pays de la région.
En utilisant tous les moyens à leur disposition, ils tentent de minimiser les résultats obtenus grâce à une politique d'État claire. À cette fin, ils appliquent leur théorie de discrédit de l'État et de criminalisation de ses principaux dirigeants. L'étape suivante est une campagne médiatique internationale visant à obtenir le soutien et le consensus des forces politiques.
PEUPLE, TIRONS-EN DES LEÇONS
Une fois le modèle de société diabolisé, ils encouragent l'action de groupes internes censés représenter le peuple, à travers des activités financées et préparées par le gouvernement des États-Unis et les puissances occidentales.
Vient ensuite une situation de peur et d'insécurité pour le citoyen non impliqué dans ces plans, lequel peut être confondu et entraîné à suivre l’idée d’un soi-disant changement. Au fil du temps, il se rendra compte que les résultats de ces changements ne lui sont pas favorables. Cependant, tout sera prêt pour demander une intervention militaire pour imposer leur « ordre ».
Il semblerait qu’une situation similaire se produise au Kazakhstan, avec des émeutes qui menacent la sécurité nationale et la souveraineté du pays, qui ont abouti à l'incendie de bâtiments gouvernementaux, la prise de l'aéroport, la destruction de vitrines, le blocage de rues et autres actions.
La situation dans ce pays a été aggravée par la crise économique causée par la pandémie et l'inflation, entre autres. Mais elle a également été manipulée par diverses forces extérieures, dont les États-Unis.
Dans un contexte de croisade de l'Occident contre la Russie, qui s'est intensifié ces derniers mois à la suite du conflit en Ukraine, on serait tenté de penser à une nouvelle mise en scène du scénario mainte fois répété de la révolution de couleur ou du coup d'État en douceur dans l'espace post-soviétique, dans le but d'affaiblir l'un des principaux alliés de Moscou dans la région.