ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
« Nous avons eu une bonne réunion de travail, y compris avec des polémiques qui ont enrichi les débats », a souligné le Premier ministre cubain Marrero Cruz. Photo: Estudios Revolución

Nassau, Bahamas.– La présence de Cuba à la première réunion régionale des chefs de gouvernement des Caraïbes, qui a débattu pendant trois jours des défis de la région face au changement climatique, « est un symbole du soutien inconditionnel que nous avons toujours offert et que nous continuerons d'offrir à tous les pays de la région ».
C'est par ces propos que le membre du Bureau politique et Premier ministre Manuel Marrero Cruz a résumé jeudi la participation de la délégation cubaine aux dialogues de haut niveau de la réunion, qui s'est achevée sur la certitude que les vulnérabilités des petits États insulaires augmentent.
Dans ses déclarations à l'équipe de presse qui l'accompagnait, le chef du gouvernement cubain a évoqué les paroles prophétiques de Fidel lors de la Conférence des Nations unies sur l'environnement et le développement, tenue à Rio de Janeiro il y a 30 ans, lorsque le leader historique de la Révolution avait mis en garde contre les dangers croissants auxquels l'humanité est exposée en raison des actions excessives des êtres humains.
Lors de cette réunion aux Bahamas, a-t-il précisé, plusieurs questions ont été discutées en profondeur, mais avec le mécontentement que les responsables de l'accélération du changement climatique, à savoir les pays développés, ne soient pas présents. Les nations riches, a-t-il dit, devraient financer toutes les actions visant à réduire les impacts de ce phénomène.
L'objectif, a-t-il dit, est de parvenir à un accord afin de transmettre un message clair à la 27e Conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP27) qui se tiendra en novembre en Égypte. Et ce message, selon lui, n'est autre que la volonté de travailler intensément pour atténuer les impacts, ainsi qu'une juste revendication adressée aux nations développées pour qu’ils fassent leur part du travail.
Selon le Premier ministre Marrero Cruz, « nous avons tenu une bonne réunion de travail, y compris avec des polémiques qui ont enrichi les débats. Il a également souligné les réunions bilatérales avec les Premiers ministres de la région, comme les Bahamas, la Barbade, la Dominique et la Grenade, qui « ont contribué à renforcer les relations et les liens éternels d'amitié qui unissent Cuba et les Caraïbes ».
Le chef du gouvernement a également souligné les échanges avec plusieurs ministres bahaméens, un pays avec lequel « nous entretenons une étroite coopération, et cela nous a permis non seulement d'évaluer les progrès de ces accords, mais aussi d'identifier de nouvelles opportunités pour les élargir ».
En ce qui concerne cette réunion régionale, Anayansi Rodriguez Camejo, vice-ministre des Relations extérieures et membre de la délégation cubaine qui a participé à l'événement, a souligné sa pertinence pour rapprocher les positions sur des questions importantes telles que l'atténuation, l'adaptation et l'accès aux mécanismes et aux ressources financières suffisantes, afin d'adopter les mesures requises par nos pays.
La réunion, a-t-elle souligné, a permis de travailler sur un document qui aura les contributions de tous les États participants, et sur lequel le travail se poursuivra, afin d'arriver mieux préparé à la COP27, avec des positions plus fermes et plus solides.
TOUJOURS AVEC CUBA
« Ma patrie, c'est là où je me bats et pas seulement là où je suis né », a dit un jour Eusebio Leal Spengler, l'éternel amoureux de La Havane, résumant, si la chose était possible, cet attachement à l'endroit où nous avons été utiles, où nous avons grandi en tant qu'êtres humains, où, tout simplement, nous avons été heureux.
Pour les amis de la solidarité avec Cuba et les Cubains vivant dans le Commonwealth des Bahamas, avec lesquels le Premier ministre Manuel Marrero Cruz a échangé des vues mercredi, « ce lieu cher sera toujours Cuba ».
C'est ce qu'a déclaré le Bahaméen Terrel Major, un physiothérapeute diplômé à Cuba, comme il l'a affirmé lui-même, « si je n'avais pas eu cette bourse, qui sait quel aurait été mon destin ».
« À Cuba, j'ai appris la médecine et j'ai surtout appris ce qu'est l'humanité, ce que signifie faire des choses sans rien attendre en retour. J'ai appris des principes de vie que j'applique depuis lors », a reconnu Renaldo Neil Scavella, spécialiste en radiologie.
J'ai appris, comme l'a dit le Che, que « Sur la Terre, il manque de personnes personnes qui travaillent plus et qui blâment moins, qui construisent plus et détruisent moins, qui promettent moins et réalisent plus, qui attendent moins et donnent plus, qui disent mieux ”vaut maintenant que demain” ».
Selon Maylen Sarria Ponce, originaire de La Havane, diplômée en Éducation et titulaire d'un master en Économie, qui vit aux Bahamas depuis 2013, ses élèves connaissent l'Histoire de Cuba, sa culture, et la défendent.
Entre deux expériences, elle a confié l'un de ses souhaits les plus nobles : « J'aimerais qu'un jour, lorsqu'une de mes élèves participera à un événement de solidarité et qu'on lui demandera pourquoi elle en sait tant sur l'île, elle réponde : "Parce que mon professeur est cubain"».
Lors de cette rencontre, ils ont évoqué la chaleur humaine des Cubains, leur hospitalité, leur « asere » quasi universel ; ils ont parlé de liens commerciaux plus étroits ; et ils ont prié pour Cuba, un pays qui a choisi la voie du bien.
Le Premier ministre Marrero Cruz a expliqué à l'auditoire la situation tendue que vit le pays, de la guerre médiatique qui cherche à déformer la réalité, et il s'est attardé en particulier sur les programmes du gouvernement, surtout sur l'obtention d'un plus grand bien-être pour le peuple.
« Nous devons renforcer tout ce qui nous unit », a souligné Marrero Cruz, « la patrie, la famille, le désir d'aider. Cuba est votre foyer et vous y serez toujours les bienvenus ».