ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Photo: Estudios Revolución

LE PROGRAMME ÉMANCIPATEUR DE NOTRE AMÉRIQUE FIGURE DANS LA VIE DE CHAVEZ

C'est par un salut au général d'armée Raul Castro Ruz que le président Nicolas Maduro a commencé son allocution pour la clôture de cette Rencontre internationale : Actualité de la pensée bolivarienne du commandant Chavez au 21e siècle. 
Après avoir également salué d'autres personnalités importantes, dont le président nicaraguayen Daniel Ortega, le président bolivien Luis Arce, le Premier ministre de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Ralph Gonsalves, et son homologue de la Dominique, Roosevelt Skerrit, Maduro a remercié les invités de plus de 60 pays pour leur présence à l'hommage rendu par le peuple vénézuélien à Chavez à l'occasion du dixième anniversaire de son départ physique.
Pour sa part, l'intellectuel argentin Atilio Boron a lu la déclaration du Réseau d'intellectuels et d'artistes pour la défense de l'Humanité. L'agenda émancipateur de tous les peuples de notre Amérique est présent dans la vie de Chavez, a-t-il dit. Il nous a contaminés de rébellion ; nous continuerons avec Chavez dans l'anti-impérialisme et le socialisme, a-t-il fait remarquer au nom de ce mouvement.
Rafael Correa, ancien président de l'Équateur, a décrit l'éternel commandant comme un « homme de grands exploits, mais aussi d'une immense tendresse, générosité et solidarité ».
De son côté, l'ancien président de Bolivie, Evo Morales, a déclaré que « le meilleur hommage à Chavez est d'être révolutionnaire, et être révolutionnaire c'est être anti-impérialiste, ne pas trahir la lutte des peuples », a-t-il dit. Le leader indigène a également évoqué la nécessité de l'unité, et de ne jamais négocier avec les ennemis de l’Humanité. « Chavez, tout comme Fidel, je les ai connus comme les hommes les plus solidaires du monde. » Il s'est également souvenu que Fidel lui disait : « Evo, nous devons partager le peu que nous avons. » Il a également insisté sur l'impact de la Mission Miracle dans la région.
Manuel Zelaya a déclaré : «  à ceux qui ont célébré la mort de Chavez et qui ont cru que le Venezuela serait une proie facile pour l'impérialisme, ceux qui ont tenté d'assassiner les dirigeants bolivariens, ceux qui ont lancé des procès politiques contre les dirigeants et les leaders de gauche en Amérique latine, aux auteurs de coups d'État, ceux des blocus infâmes contre le Venezuela, le Nicaragua et Cuba, à ces funestes membres de la communauté internationale, nous leur disons, vous aviez tort, le Venezuela est ici, avec son président ouvrier, Nicolas Maduro. Nous sommes ici. »
Le Premier ministre de la Dominique, Roosevelt Skerrit, a déclaré que pour lui Chavez n'était pas mort : « Il vit parmi nous ! », a-t-il dit. Il a également condamné les sanctions injustes et illégales imposées au peuple et au gouvernement vénézuéliens.
Luis Arce Catacora, président de l'État plurinational de Bolivie, a souligné la solidarité et la cohérence entre la pensée et l'action de Chavez, « inébranlable dans ses principes », dont la pensée intégrationniste affronte encore aujourd'hui la mondialisation.
Ralph Gonsalves, Premier ministre de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, a quant à lui déclaré qu'Hugo Chavez est mort invaincu, que « l'impérialisme n'a jamais pu le vaincre, pas plus que la mort. C'est pourquoi il est toujours en vie. Lorsque nous l'appelons le commandant éternel, ce n'est pas de la pure rhétorique, car ses idées, son exemple, sa vie sont encore avec nous et parmi nous ».
« Je suis venu honorer cet ami », a-t-il ajouté, puis il a évoqué « la bataille anti-impérialiste de Chavez, en faveur de l'émancipation, la solidarité et l'unité des peuples d'Amérique latine et des Caraïbes ». Il a dénoncé les tentatives permanentes de l'impérialisme pour faire échouer le processus bolivarien et a révélé que lorsqu'il se lève chaque matin, il se souvient de ses pères Fidel et Chavez.
Devant la foule venue à la rencontre de leur leader éternel, à 16h25 de ce dimanche 5 septembre, à l'heure où il y a dix ans le cœur d'Hugo Chavez a cessé de battre dans sa poitrine pour battre dans le cœur du Venezuela et de l'Amérique latine, des coups de canon ont été tirés à nouveau en mémoire du commandant bolivarien, sur les lieux où repose sa dépouille.

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Caracas, Venezuela. – Le général d'armée Raul Castro Ruz, ainsi que le Venezuela et le monde entier, ont rendu hommage dans cette capitale au commandant Hugo Rafael Chavez Frias, dix ans après l'ensemencement spirituel du fondateur du projet bolivarien. 
Immédiatement après son arrivée sur la terre de Bolivar le 4 mars à l'aéroport de Maiquetia, Raul et la délégation qui l'accompagnait se sont rendus au mausolée qui abrite les restes de Chavez, à la caserne de La Montaña, le noyau principal du soulèvement civique et militaire du 4 février 1992, dirigé par le commandant bolivarien. Un événement qui a changé le destin de cette nation pour le meilleur et pour toujours.
La délégation de notre pays comprenait également le commandant de la Révolution et vice-Premier ministre, Ramiro Valdés Menéndez, le Premier ministre, Manuel Marrero Cruz, le ministre des Relations extérieures, Bruno Rodriguez Parrilla, et les ministres de la Santé et de l'Énergie et des Mines, entre autres dirigeants et fonctionnaires de l'Île.
Des délégations de gouvernements et de mouvements sociaux de plus de 50 pays se sont réunies à cette occasion en terre bolivarienne, pour l'hommage du peuple vénézuélien à la mémoire de son leader éternel.
Un hommage émouvant, qui a dépassé les frontières de ce pays. Il a commencé quelques jours plus tôt, et s’est poursuivi jusqu’au 5 mars. Nul ne saurait oublier l'Arañero qui est venu au monde le 28 juillet 1954 à Sabaneta de Barinas.
Les États du pays, les municipalités, les paroisses, les quartiers, les communes, sans exception, le Venezuela tout entier – et avec lui les quelque 19 000 coopérants cubains – s’était levé ce 5 mars, enflammé de patriotisme, pour affirmer sa fidélité bolivarienne.
Comme chaque année depuis dix ans, le peuple vénézuélien tout entier s'est incliné en signe de respect pour la mémoire de l'homme qui lui a rendu l'espoir, car, avec le départ physique d'Hugo Chavez, le 5 mars a cessé d’être un jour comme les autres sur le calendrier. 
Des personnalités politiques, des intellectuels et des dirigeants de mouvements sociaux de différents pays s'accordent pour reconnaître que l'œuvre du disciple de Bolivar nous transcende, et que la révolution qu'il a lancée de nouveau est un exemple de lutte à l'échelle mondiale, plus actuelle que jamais face aux hégémonies impériales.
La Rencontre internationale : Actualité de la pensée bolivarienne du commandant Chavez au 21e siècle, a réuni à Caracas des intellectuels de 55 pays de tous les continents.
La veille, alors que Raul Castro visitait la caserne de La Montaña, des artistes vénézuéliens ont dédié des poèmes, des chansons et de la musique au commandant suprême du Venezuela, lors du concert : Chavez et la culture, qui a eu lieu au théâtre Teresa Carreño de Caracas.