
« Il n'existe aucune justification en droit international pour imposer des sanctions économiques à des États tiers pour avoir participé à des échanges légitimes avec un autre État souverain », ont déclaré le 12 février l'expert et les rapporteurs indépendants des Nations unies George Katrougalos (promotion d'un ordre international démocratique et équitable), Ben Saul (protection des droits de l'homme dans la lutte contre le terrorisme) et Michael Fakhri (droit à l'alimentation), respectivement.
Dans un communiqué officiel, les spécialistes ont condamné le récent décret signé par le président étasunien, affirmant que qualifier l'Île de « menace inhabituelle et extraordinaire » pour la sécurité nationale des États-Unis et l'accuser de soutenir des « groupes terroristes transnationaux » sont des arguments sans crédibilité, qui semblent conçus « pour justifier l'utilisation extraordinaire de pouvoirs coercitifs », selon les déclarations de l'ONU sur son site web.
À cet égard, ils ont également souligné que cette mesure extraterritoriale prise par le gouvernement étasunien n'a pas été autorisée par le Conseil de sécurité de l'ONU, de sorte qu'elle n'est pas fondée sur la sécurité collective et constitue une grave violation du droit international. En outre, ils ont affirmé qu'elle « viole directement les principes d'égalité souveraine, de non-ingérence et d'autodétermination des peuples ».
Selon des rapports de presse, les experts ont convenu que le fait d'interférer dans les importations de carburant pourrait provoquer une grave crise humanitaire à Cuba, qui se trouve déjà dans une situation complexe en raison du durcissement constant du blocus imposé depuis plus de six décennies.
Enfin, ils ont demandé au gouvernement des États-Unis de révoquer immédiatement cette mesure ; ils ont appelé tous les États à ne pas reconnaître ni valider ces actions contre Cuba et ont averti que la normalisation de la coercition économique unilatérale érode l'ordre juridique international, affaiblit les institutions multilatérales et inflige des souffrances inacceptables à la population civile.






