
40 % des Étasuniens désapprouvent le blocus commercial prolongé contre Cuba, et 61 % s’opposent à l’utilisation de la force militaire par les États-Unis contre l’Île, alors qu’une proportion semblable soutient le maintien de relations officielles avec La Havane.
C’est ce qu’a révélé fin mars 2026 le site YouGov (spécialisé dans les enquêtes d’opinion en ligne). Une information que la machine destructrice de la guerre contre Cuba a tenté de faire taire, poursuivant au contraire ses objectifs en produisant quotidiennement des milliers de mensonges et de déformations, dans le cadre d’une guerre psychologique visant à intimider les Cubains de Miami et de l’archipel.
La coalition des stratèges anticubains ne néglige aucun moyen ni aucune occasion pour orchestrer un bombardement médiatique imprégné de haine, de mépris, d’incitations à la violence, au crime, à la déstabilisation, au terrorisme et aux massacres par des attentats à la bombe, tout en justifiant le châtiment collectif infligé au peuple cubain depuis le nord comme des armes « légitimes » destinées à provoquer une explosion sociale ou une intervention militaire injustifiée et forcée.
Dans l’arsenal de cette fabrique quotidienne de mensonges émergent des porte-parole influents et fortunés du mercenariat et de l’annexionnisme : certains depuis leurs positions de pouvoir et leurs sièges au Congrès, d’autres à travers des sites numériques ou les journaux et stations traditionnels de la mafia en Floride, qui intimident aussi bien par la menace d’ouragans, de sanctions génocidaires, de bombardements ou de prétendus consensus au sein de la communauté cubaine résidant aux États-Unis, en vue d’assassiner leurs fils, frères et grands parents qui vivent sur l’Île.
Le même journal qui relaie chaque déclaration des congressistes anticubains, les menaces gouvernementales, les manœuvres et mouvements militaires dans la région, les rencontres du chargé d’affaires avec le Commandement Sud, ainsi que les entraînements et les plans provocateurs de groupes terroristes dans le sud de la Floride, a commandé une enquête auprès de 800 personnes sélectionnées, en majorité républicaines et opposées aux relations bilatérales, afin de faire apparaître un soutien à une intervention militaire à Cuba.
Il n’est pas surprenant de retrouver les mêmes noms parmi les journalistes qui relaient ces informations, aussi bien dans El Nuevo Herald que sur certaines chaînes de télévision subversives. Leur présence révèle l’origine subversive des véritables auteurs et l’influence occulte de mafieux revanchards de Miami, hostiles à toute forme de dialogue ou de compréhension, en collusion avec des représentants des services spécialisés, qui occultent la réalité ou manipulent l’information.
À l’inverse de ces affirmations et de ces manipulations, d’autres enquêtes mettent en évidence un rejet des guerres aux États-Unis, dans un pays où l’administration actuelle est arrivée au pouvoir en promettant la paix et le refus de nouveaux conflits armés. Elles soulignent également la désapprobation d’une partie de la population latino-américaine face à la politique en cours.
Pourtant, des instituts proches de réseaux mafieux ont délibérément retenu 800 profils « idéaux » pour manipuler l’opinion publique, semer la confusion et banaliser l’idée d’une nouvelle escalade de violence à 90 milles des côtes, en dépit des liens humains et de la réalité.






