ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
En cette fin de semaine, nombreuses ont été les manifestations de solidarité avec Cuba et de rejet des menaces et sanctions de Washington. Photo: Juvenal Balán

Face aux menaces et aux agressions contre Cuba, contre une Révolution qui a fait de ses principes son bouclier – et le monde le sait bien – de nombreuses voix, venues des horizons les plus divers, s’élèvent pour soutenir la détermination de l’Île à défendre sa souveraineté.

Ainsi, comme l’a récemment écrit sur son compte X Roberto Morales Ojeda, membre du Bureau politique et secrétaire à l’Organisation du Comité central du Parti : « chaque manifestation de soutien international, chaque mot de solidarité, est une graine qui renforce notre certitude ».

Sur le même réseau social, le président colombien, Gustavo Petro, a déclaré : « Je ne suis pas d’accord avec une agression militaire contre Cuba, car cela serait une agression militaire contre l’Amérique latine. Nous avons affirmé que les Caraïbes sont une zone de paix, et cela doit être respecté. Les Cubains et les Cubaines sont les seuls maîtres de leur pays.

« Le continent américain vivra en paix si personne ne cherche à s’imposer aux autres. Ce continent est celui de la liberté et non des invasions. Honneur à José Marti et aux républiques libres et souveraines d’Amérique latine et des Caraïbes », a-t-il souligné.

Ariadna Montiel Reyes, dans son discours après avoir été élue présidente du parti mexicain Morena, a élevé sa voix, « comme en d’autres moments de l’histoire, contre toute tentative d’intervention contre le peuple cubain, car sa lutte pour la dignité et le droit de décider de son destin fait aussi partie de notre propre combat ».

En ce sens, elle s’est associée à l’appel lancé auparavant à Barcelone par la présidente Claudia Sheinbaum « à mettre fin à tout blocus économique contre l’Île (…) ! Notre solidarité sera toujours aux côtés du peuple cubain ! », a-t-elle réaffirmé.

Le Front large d’Uruguay, dans un communiqué officiel, a condamné toute tentative d’intervention ou de déploiement militaire contre Cuba. Il a en outre exhorté le gouvernement des États-Unis à abandonner les actions de confrontation et à établir un dialogue respectueux, dans des conditions d’égalité. Il a également appelé son peuple à se mobiliser pour la paix et à rester vigilant face à cette escalade qui menace, une fois de plus, la stabilité de l’Amérique latine et des Caraïbes comme zone de paix.

Le Parti communiste indien (CPI) a condamné avec fermeté les actions et menaces des États-Unis contre Cuba. Dans une déclaration signée par son secrétaire général D. Raja, l’organisation a estimé qu’il s’agit d’une dangereuse poursuite de décennies de politique de blocus économique, de coercition et d’ingérence visant à saper la souveraineté de Cuba et sa voie socialiste. Il a exprimé sa solidarité indéfectible avec le Parti communiste et le peuple cubains dans leur lutte pour défendre leur souveraineté et leurs acquis socialistes.

De son côté, le parti Unité révolutionnaire nationale guatémaltèque (URNG) a souligné que la journée historique du 1er Mai, en cette année du centenaire de Fidel, porte un coup à l’impérialisme étasunien, qui croit et prétend faire croire que Cuba est prête à céder face à ses menaces d’agression militaire.

Il a également affirmé sa conviction que le peuple cubain, sous la direction du Parti communiste, de ses dirigeants historiques comme le général d’armée Raul Castro Ruz, son président Miguel Diaz-Canel Bermudez, et guidé par un immense esprit créatif, résilient et combatif, continuera de résister et triomphera de toute forme d’agression, y compris militaire directe.

L’URNG a réaffirmé son soutien le plus profond au peuple et au gouvernement cubains ; elle a en outre condamné catégoriquement toute agression et appelé à la construction d’un Front multipolaire de solidarité internationale.

L’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique–Traité de commerce des peuples (ALBA-TCP) a exprimé sa profonde préoccupation et son rejet ferme face à l’escalade de déclarations du gouvernement étasunien qui « menacent d’un recours à la force contre la sœur République de Cuba », dans un contexte régional marqué par des tensions qui compromettent la paix et la stabilité de l’Amérique latine et des Caraïbes.

Elle a également exhorté le gouvernement des États-Unis à privilégier la voie du « dialogue respectueux, dans des conditions d’égalité, sans menaces ni conditions », dans le plein respect de la Charte de l’ONU et de la souveraineté et de l’indépendance de Cuba.

Pour sa part, l’Association américaine des juristes, dans une déclaration officielle, a dénoncé l’escalade des agressions et affirmé que les mesures prises par l’administration étasunienne « de nature impérialiste évoquent la doctrine Monroe et constituent un durcissement de 67 années de blocus économique, commercial et financier contre le peuple cubain ».

Elle a en outre réitéré son exigence de fermeture de la base navale illégale de Guantanamo et de sa restitution à Cuba, et a appelé l’ONU et la communauté internationale à exiger le respect de l’Île et la convocation urgente du Conseil de sécurité des Nations unies.

Le Réseau d’intellectuels, d’artistes et de mouvements sociaux en défense de l’Humanité a souligné que, tandis que l’Humanité appelle à la paix, à la coopération et au respect du droit international, les États-Unis répondent par une logique de terrorisme d’État. Il a également exprimé son soutien au gouvernement et au peuple cubains, et dénoncé le fait que les tentatives de briser la volonté d’un pays par la faim et l’asphyxie économique sont non seulement immorales, mais « condamnées à l’échec face à la dignité, à la résistance et à l’héritage de lutte de ses héros et martyrs ».

LE MONDE SE TRANSFORME EN TRANCHÉE DE SOLIDARITÉ

De son côté, le Vietnam a réaffirmé sa solidarité ferme face aux défis auxquels l’Île est confrontée et a déclaré avoir apporté un soutien concret dans des secteurs tels que l’agriculture et l’énergie. Lors de la réunion ordinaire des ambassadeurs du Mouvement des pays non alignés, tenue au siège de l’ONU, le chef de la mission vietnamienne, Do Hung Viet, a appelé les États membres à continuer de soutenir la nation caribéenne.

Par ailleurs, le mouvement ouvrier uruguayen a exprimé son soutien à Cuba et condamné le blocus criminel et génocidaire. Il a également salué la résistance du peuple cubain face aux agressions constantes et renouvelé son engagement à accompagner l’Île dans tous les forums internationaux où sera débattue la fin de cette politique hostile.

Entre-temps, le Groupe de réflexion d’Amérique latine et des Caraïbes (Gralyc) a rejeté catégoriquement, dans un communiqué diffusé au Mexique, les récentes menaces contre Cuba, « exemple de résistance, de dignité et de référence éthique et morale pour le monde entier. L’Île ne représente pas une menace pour la sécurité nationale des États-Unis », a-t-il affirmé.

Milagros Rivera, présidente du Comité de solidarité avec Cuba à Porto Rico, a averti : « Le peuple cubain est ferme et prêt à défendre son projet politique et social, ainsi que sa souveraineté et sa dignité ; il appartient aux autres gouvernements de se faire respecter ». Elle a également insisté sur le fait que le gouvernement des États-Unis cherche à renverser la nation caribéenne et, pour ce faire, criminalise la solidarité.

Les chapitres de solidarité avec Cuba dans la province de Panama et la région d’Azuero ont affirmé que la véritable menace pour la paix régionale serait toute aventure militaire, agression directe ou escalade d’hostilité contre l’Île.

L’Organisation pour la paix et la solidarité de toute l’Inde (Aipso) a appelé la communauté internationale, les mouvements pour la paix et les forces démocratiques du monde à exiger la fin immédiate du blocus et de toutes les formes d’intimidation contre Cuba.

De même, le Mouvement d’amitié et de solidarité mutuelle Venezuela–Cuba a dénoncé le fait que l’administration étasunienne persiste à recourir à des mécanismes coercitifs, à l’asphyxie économique et à l’inscription de Cuba sur des listes arbitraires et unilatérales destinées à justifier un blocus criminel qui dure depuis plus de six décennies.

Quant au Mouvement colombien de solidarité avec Cuba (MCSC), s’exprimant à propos du blocus, il a estimé que c’était une « honte pour l’Humanité de tolérer ce châtiment collectif qui engendre angoisse, souffrance et restrictions d’accès à la santé, à l’éducation et à l’alimentation ».

« Nous espérons que chaque lieu du monde qui a bénéficié de la solidarité de Cuba et qui considère cette Île comme un phare devienne une tranchée, la défende et démontre qu’elle n’est pas seule », conclut le communiqué.

De même, le mouvement Tzuk Kim-pop, organisation qui regroupe cinq peuples mayas de l’Altiplano occidental du Guatemala, a insisté sur le fait que Cuba n’est pas isolée et a réaffirmé que la seule voie pour la plus grande des Antilles est l’exercice plein de sa souveraineté et de son autodétermination.

Le chapitre Uruguay du Réseau d’intellectuels et d’artistes en défense de l’Humanité a qualifié dans une déclaration les récentes sanctions contre Cuba de crime contre l’humanité et de violation flagrante de la souveraineté du peuple cubain, tout en soulignant sa force et son unité face au siège impérialiste.

Des intellectuels, dirigeants politiques et militants brésiliens ont également exprimé leur soutien à travers un manifeste de solidarité signé, entre autres, par la secrétaire aux relations internationales du Parti communiste du Brésil, Ana Prestes ; le journaliste Breno Altman ; l’écrivain Fernando Morais et l’intellectuel et frère dominicain Frei Betto.

L’Association Maximo Gomez des Cubains résidant en République dominicaine s’est jointe « à la défense de la Patrie. Les Cubains ne se laisseront pas intimider. Nous savons aussi que Cuba bénéficie du soutien majoritaire de la communauté internationale, des Cubains dignes et reconnaissants où qu’ils se trouvent, et des peuples qui, aujourd’hui comme toujours, démontrent que l’Île n’est pas seule ».