ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Les enfants, les personnes âgées et les autres groupes vulnérables sont les plus touchés par le blocus imposé à Cuba. Photo: Juvenal Balán

Des experts indépendants et des rapporteurs spéciaux du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU ont condamné les mesures coercitives unilatérales appliquées par les États-Unis contre Cuba, qu'ils ont considérées comme une tentative de modifier l'ordre constitutionnel d'un État souverain par la menace et la coercition, a indiqué cette organisme multilatéral.
Depuis Genève, les spécialistes ont appelé la communauté internationale et la société civile à agir rapidement pour empêcher la création d'un « Gaza silencieux » sur l'Île, conséquence de l'hostilité des États-Unis.
Le blocus imposé entraîne une défaillance simultanée des services énergétiques, des transports, de l'irrigation et des services essentiels, affectant de manière disproportionnée les femmes, les enfants, les personnes âgées et les autres groupes vulnérables, ont-ils averti.
La déclaration publiée réfute l'idée que Cuba représente une menace pour la sécurité nationale des États-Unis et la stabilité de l'hémisphère, contrairement à ce que tente de démontrer le rapport du Département d'État publié le 20 juillet et intitulé « Cuba, capitale du communisme du 21e siècle ».
Ils ont rappelé que priver délibérément une population des moyens de survivre viole les garanties les plus fondamentales du droit à la vie et porte atteinte à l'essence même de la dignité humaine.
Ils ont également affirmé qu'il est du devoir du gouvernement des États-Unis de cesser toute menace et tout acte hostile à l'encontre de la souveraineté de Cuba et de révoquer toutes les mesures imposées à ce pays, qu'ils jugent contraires au Droit international.
« Le Conseil de sécurité et l'Assemblée générale doivent traiter d'urgence ces menaces, car il s'agit d'une question de paix et de sécurité internationales », ont-ils souligné.
Le porte-parole adjoint du Secrétaire général de l'ONU a confirmé que son organisation était en contact avec plusieurs pays afin de faciliter l'acheminement de carburant à Cuba à des fins humanitaires.
Selon Ernesto Soberon, représentant permanent de Cuba auprès des Nations Unies, ce fonctionnaire de l’ONU a également exprimé sa vive préoccupation quant aux conséquences humanitaires de ce châtiment collectif infligé par le gouvernement des États-Unis au peuple cubain. (Rédaction internationale)