ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN

Le Secrétaire d'État Marco Rubio continue de sanctionner les entreprises cubaines dans le but délibéré de nuire à l'économie du pays et d'empêcher le gouvernement cubain de garantir les services essentiels à la population, qui se trouve déjà en situation critique du fait du blocus.
Cet état de fait a été dénoncé jeudi par le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodriguez Parrilla, sur ses réseaux sociaux, faisant référence aux mesures appliquées par l'administration des États-Unis contre l'Île.
Dans son message, le chef de la diplomatie cubaine a notamment rappelé que l’acheminement de conteneurs transportant des denrées alimentaires, des médicaments et du matériel médical, principalement achetés par des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) cubaines, est entravé.
Rodriguez Parrilla a ajouté que, dans sa vaine obsession contre Cuba, le gouvernement des États-Unis cible désormais les dirigeants et les membres de l'Institut cubain de l'amitié avec les peuples (ICAP), une institution qui, depuis plus de soixante ans, promeut l'amitié, la solidarité internationale, la justice et la paix – à l'opposé des valeurs prônées par le Secrétaire d'État dans sa politique corrompue.
Le ministre cubain a également évoqué l'impact du blocus énergétique. « Le blocus énergétique imposé par les États-Unis à Cuba a un impact réel et grave sur la population cubaine », a-t-il souligné.
Rodriguez Parrilla a affirmé que cette politique « fait partie des sanctions collectives infligées par ce gouvernement au peuple cubain » et a ajouté qu'« elle limite non seulement le développement de l'économie cubaine, mais entrave également le travail des agences et organisations internationales, démontrant ainsi son caractère extraterritorial ».
Cette dénonciation fait suite à l'annonce, jeudi, par l’administration Trump, de nouvelles sanctions contre Cuba. Neuf entités étatiques et trois personnes liées à l'Institut cubain d'amitié avec les peuples (ICAP) ont été ajoutées à la liste des ressortissants spécialement ciblées. Le Secrétaire d'État Marco Rubio a déclaré dans un communiqué de presse que ces mesures visaient l'ICAP, accusé de parrainer « un vaste réseau subversif aux États-Unis, destiné à identifier, recruter et radicaliser des éléments subversifs ».
Parmi les personnes et entités sanctionnées figurent trois dirigeants de l'ICAP : son président, Fernando Gonzalez Llort ; sa première vice-présidente, Noemi Rabaza Fernández ; et sa directrice pour l'Amérique du Nord, Leima Martinez Freire. Les neuf entités sanctionnées comprennent le ministère cubain de la Construction, ainsi que des entreprises des secteurs minier, métallurgique et du commerce extérieur.

Ces mesures s'ajoutent au blocus pétrolier imposé par Washington et aux autres sanctions prises en vertu du décret présidentiel 14404, signé par le président Donald Trump le 1er mai 2016.