
Sous le mot d'ordre « Cap sur Cuba : être là où ça compte », une caravane de solidarité opposée au blocus exercé par les États-Unis est partie aujourd'hui de Rome pour La Havane, composée de représentants de diverses forces politiques et organisations italiennes.
L'initiative, portée par les organisations ARCI, CGIL, Anaic, Nexus, ANPI, ARCS, AOI et le Réseau Paix et Désarmement, en collaboration avec le Parti démocrate, le Mouvement 5 étoiles et l'Alliance Verts et Gauche, a pour priorités de renforcer les relations avec La Havane et de briser les tentatives d'isolement orchestrées par Washington.
Lors d'une récente conférence de presse, l'ambassadeur de Cuba en Italie, Jorge Luis Cepero, a souligné l'importance de cette caravane, l'impact des mesures coercitives unilatérales imposées par le gouvernement des États-Unis à son pays, ainsi que la capacité de résilience du peuple cubain.
La vaste délégation, dont le séjour dans l’Île est prévu jusqu'au 30 septembre, est composée de représentants d'associations et de syndicats, de parlementaires, d'élus locaux et de journalistes.
Parmi leurs revendications, ils exhortent le gouvernement italien et les instances de l'Union européenne à utiliser les instruments diplomatiques et politiques à leur disposition pour favoriser le dialogue et contribuer à lever les obstacles empêchant la population cubaine d'accéder aux biens essentiels et à l'aide humanitaire.
Selon Marco Papacci, président de l'Association nationale d'amitié Italie-Cuba, la mission en route pour La Havane rejette le blocus économique, commercial et financier unilatéral imposé à Cuba par les États-Unis — en violation du Droit international —, un blocus en vigueur depuis plus de soixante ans et qui s'est progressivement durci.
Elle dénonce également les récentes mesures coercitives de Washington qui exacerbent une situation déjà critique, en entravant les approvisionnements, l'accès aux marchés et aux systèmes financiers internationaux, ainsi que l'acheminement de biens essentiels et de l'aide humanitaire, a-t-il précisé.
Les organisateurs de la caravane jugent inacceptable que l'accès à la nourriture, aux médicaments, au carburant, à l'énergie et à l'aide humanitaire soit utilisé comme un moyen de pression politique.
« Le peuple cubain doit pouvoir décider de son propre avenir en toute autonomie et dans le respect de son droit à l'autodétermination », a souligné Papacci.
La délégation remettra aux institutions cubaines des médicaments, des fournitures scolaires et des panneaux solaires, grâce à la solidarité de milliers de personnes et à la campagne « Énergie pour la vie » ; cette dernière a déjà financé l'installation de nombreux panneaux solaires dans des centres de santé publics, culturels et éducatifs de La Havane ainsi que dans l'est du pays, au bénéfice de plus de 800 000 personnes, a-t-il rappelé.
Le dirigeant de l'Anaic a souligné qu'acheminer des médicaments et de l'énergie à Cuba revient à ouvrir des voies concrètes de solidarité et de coopération, et à contribuer à briser le blocus ainsi que l'isolement qu'il engendre, en fournissant des biens et services essentiels là où ils sont nécessaires.
Le programme de cette délégation solidaire comprend des réunions avec des responsables d'agences et de programmes des Nations Unies à Cuba, des représentants de l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire (le parlement) et du gouvernement cubain, ainsi que des échanges avec la société civile, des organisations sociales et syndicales et des institutions culturelles.
Ils visiteront des hôpitaux, des écoles et des entreprises pour constater directement l'impact du durcissement du blocus sur la population et le fonctionnement des services publics.
Des rencontres sont également prévues avec la Centrale des travailleurs de Cuba, la Fédération des femmes cubaines (FMC) et les Comités de défense de la Révolution (CDR), ainsi qu'avec des organisations culturelles, notamment l'Union des écrivains et des artistes de Cuba (Uneac) et l'Association «Hermanos Saíz».






