
Au cours des mois qui ont précédé le 11 juillet 2021, le peuple cubain a été soumis à une campagne systématique d'influence motivationnelle, une guerre psychologique pure et simple, fabriquée dans les laboratoires de la CIA, afin de créer un état d'esprit destiné à déclencher le chaos par des actions violentes.
Les transnationales de la communication et de l'information travaillaient à l'époque avec une précision millimétrique.
La guerre économique provoque des pénuries, des sentiments d'insécurité, de crainte et d'anxiété constante sont générés, les médias maintiennent les gens connectés à la haine, ils ne les lâchent pas, ils les entraînent à la limite de la résistance.
Ce 11 juillet, il est vrai, des personnes sont descendues dans la rue pour protester, poussées par la campagne menée sur les réseaux sociaux et les médias numériques, excédées par les pannes d'électricité, les pénuries alimentaires, etc.
Aucun de ces condamnés n'est un manifestant pacifique. En revanche, les « activistes » formés par le gouvernement des États-Unis, qui ont organisé le chaos pour créer les conditions justifiant l'intervention de Washington, qu'ils n'ont pas cachée et déclarée, ont été jugés. Les appels à l'agression étrangère étaient constants par tous les moyens à leur disposition.
Ceux qui ont pillé, incendié des institutions, agressé des personnes, tenté de s'emparer de postes de police, lancé des cocktails Molotov et attaqué aux jets de pierres des hôpitaux, les complices déclarés de l'invasion préparée contre leur peuple, ont été jugés et condamnés.
À Cuba, le peuple est descendu pour défendre sa Révolution. Sans cela, si la tentative contre-révolutionnaire n'avait pas été déjouée, nous aurions dû lutter par les armes contre l'agression yankee qui se préparait.
L'IDÉAL DE PARVENIR À UNE PLEINE JUSTICE
Pour Cuba, la justice a été un élément essentiel du processus même de formation de la nationalité ; elle a été au centre des luttes émancipatrices de son peuple.
Il n'y a pas de biens plus chers aux Cubains à travers l'histoire que l'indépendance, l'égalité, la justice et la lutte contre les tentatives d'annexion.
Platon, dans sa Lettre VII, signalait : « Les choses ne sont rien d'autre que les ombres dont la lumière des idées éternelles projette les contours sur la paroi de la caverne dans la pénombre de laquelle nous vivons irrémédiablement. »
La Révolution cubaine est la lumière qui éclaire la pénombre de la caverne, qui illumine le chemin de la justice et de la dignité humaine, comme dirait Cintio Vitier : « La résurrection historique de Marti dans nos âmes et dans nos actions. »
Jamais un peuple armé de telles valeurs n'entacherait son histoire d'actes barbares tels que ceux qui lui sont attribués par ses ennemis, dans leur campagne pour tenter d'assassiner le crédit et le prestige d'une nation.
En janvier dernier, le Sous-secrétaire d'État aux Affaires de l'hémisphère occidental Brian Nichols et le Secrétaire d'État Antony Blinken ont accusé le gouvernement cubain de détenir injustement 600 personnes liées aux événements du 11 juillet et du 15 novembre 2021, qu'ils ont qualifiées de prisonniers politiques.
Les personnes poursuivies après les événements du 11 juillet 2021 ne sont pas des prisonniers politiques, mais des personnes qui, agissant comme des pions dans les tentatives de déstabilisation du pays, ont commis des actes de vandalisme, attaqué des marchés et des magasins, mené des attaques violentes contre des personnes, des autorités et des fonctionnaires, attaqué des institutions civiles et la police, ainsi que d'autres délits graves.
Les jets de pierres contre l'espace mère-enfant de l'hôpital Julio Aristegui Villamil de la ville de Cárdenas et les menaces d'attaques contre les centres d'isolement des patients infectés par le coronavirus illustrent bien le caractère moral des personnes concernées.
Les mensonges déversés par Washington sur la question de l'emprisonnement d'innocents sans procédure régulière, des prétendus disparus et torturés, et des prisonniers de conscience, font sans aucun doute partie d'une dangereuse croisade qui vise à priver l'île du soutien international, afin qu'ils puissent agir en toute impunité et commettre les outrages qu'ils ont l'habitude de commettre contre les peuples qu'ils envahissent et soumettent.
LA TROISIÈME VÉRITÉ
Le délit de sédition, par exemple, sous différents noms et interprétations, est pénalisé dans presque tous les pays du monde, y compris en Europe et aux États-Unis.
Les peines pour sédition en Europe vont de cinq ans à 20 ans ou plus, selon le pays. Aux États-Unis, la Loi fédérale prévoit le délit de conspiration séditieuse dans le Titre 18, section 2.384 du Code des États-Unis.
Rappelons, par exemple, les condamnations injustes prononcées à l'encontre de patriotes indépendantistes portoricains, dont Pedro Albizu Campos et Óscar Lppez Rivera, ce dernier ayant été condamné à 55 ans de prison, dont il a purgé 35.
Voir aussi le cas du militant amérindien Leonard Peltier, d'origine Anishinaabe Lakota, emprisonné depuis 1976, soit 46 ans de prison pour un crime qu'il n'a pas commis.
Dans tous ces exemples, nous avons affaire à des personnes engagées envers leur peuple, qui n'ont pas agi comme des mercenaires à la solde d'une puissance étrangère. Nous pourrions citer des milliers de procès truqués, de condamnations injustes, d'enfants condamnés à la prison à vie, de prisons secrètes et d'autres violations de la justice dans le pays qui remet en question Cuba.
Dès le début des actions, le 11 juillet, les « manifestants » ont reçu le soutien public et notoire des législateurs étasuniens, des opérateurs politiques de la mafia anticubaine et des médias. Ces actions ont été tracées et payées depuis Washington, en utilisant la haute technologie.
Les convocateurs et organisateurs des « manifestations » ont ouvertement reconnu le financement du gouvernement des États-Unis pour renverser l'ordre constitutionnel sur l'Île, et ont agi dans le but évident de générer le chaos et d'encourager une intervention étrangère.
Agir dans l'intérêt d'une puissance étrangère et mettre en danger la souveraineté et l'intégrité de la nation est inconstitutionnel, illégitime et punissable selon nos lois.
Lors de son intervention dans l'émission télévisée Hacemos Cuba, en juillet 2021, la colonel Moraima Bravet Garofalo, responsable de la Direction générale des enquêtes criminelles du ministère de l'Intérieur (Minint), a expliqué que l'objectif était de « documenter, légaliser et présenter, tant au Ministère public qu'aux tribunaux, les preuves nécessaires qui, conformément à la loi, indiquent la participation aux actes des citoyens déjà interpellés, pris en flagrant délit d'actions violentes et de manifestations de vandalisme ».
La plupart des personnes jugées avaient un casier judiciaire, notamment pour des infractions telles que la possession d'armes et le trouble de l'ordre public, entre autres. Certaines d'entre elles avaient bénéficié d'une libération conditionnelle, qu'ils ont perdue en raison de leurs actes délictueux.
La Loi sur les procédures pénales de notre pays établit que les aveux de l'accusé ne sont pas des preuves dans les procédures pénales, la personne est donc libre de témoigner ou non.
Au cours des enquêtes, il est procédé au traitement individuel de la personne et à l'évaluation du degré de participation de chacun, comme le prévoit le Code pénal.
Les personnes reconnues coupables ne sont pas condamnées « en série », il existe différentes sanctions en fonction du degré d'implication dans les actes et des circonstances, ainsi que des amendes ou des avertissements. Dans notre pays, les innocents ne sont pas condamnés.
Cependant, les actes de violence, les pillages, les troubles à l'ordre public, les tentatives de renversement de la Révolution auront toujours une réponse pénale en accord avec les lois de la nation et les principes qui régissent nos actions.








