ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN
Photo: Estudio Revolución

BAVARO, RÉPUBLIQUE DOMINICAINE.— Le 5e Sommet des États d’Amérique latine et de la Caraïbe (CELAC), a conclu ses travaux par un appel à avancer dans l’intégration et la complémentarité des économies de la région.

Les chefs d’État et de gouvernement, ainsi que les représentants des pays de la région, ont également souscrit à 20 déclarations spéciales.

Le texte principal de la réunion contient des mesures importantes articulées autour de plusieurs sujets d’intérêt commun, qui vont depuis la paix et la sécurité régionales, la lutte contre le crime organisé, jusqu’à la sécurité alimentaire.

Il est également question du développement durable et la lutte contre le changement climatique, entre autres.

Le document plaide pour la mise en œuvre de mécanismes favorisant le commerce interrégional et extrarégional.

Parmi les 20 déclarations spéciales figurent celle insistant sur la nécessité de mettre un terme à l’injuste blocus économique, commercial et financier exercé par les États-Unis contre Cuba pendant plus d’un demi-siècle, ainsi que celle sur la restitution à l’Île de la base navale de Guantanamo, occupée depuis 1903 contre la volonté du peuple cubain.

Par ailleurs, le document rejette les différentes formes de racisme et de discrimination contre les migrants, et se prononce en faveur de la promotion d’une émigration ordonnée, régulière et sûre dans la région.

Le Sommet s’est également prononcé pour la lutte contre le protectionnisme, qui entrave le développement des économies en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Le document met aussi un accent particulier sur le respect de la Proclamation de l’Amérique latine et la Caraïbe comme Zone de paix, signée par les chefs d’État et de gouvernement à La Havane, en janvier 2014, comme l’a demandé au Sommet le président cubain Raul Castro.

Le 5e Sommet de la CELAC, un mécanisme de dialogue et de concertation politique, s’est penché sur la question de la migration, du développement et sur le problème mondial des drogues.

D’autres thèmes importants ont été traités, comme le désarmement nucléaire, l’autonomisation des femmes, le financement pour le développement et les langues indigènes.

La CELAC, qui regroupe l’ensemble des nations du continent américain, à l’exception des États-Unis et du Canada, a tenu son premier Sommet au Chili en 2013, le deuxième à Cuba en 2014, le troisième au Costa Rica en 2015 et le quatrième en Équateur en 2016. (PL)

LE PRÉSIDENT SALVADORIEN SOULIGNE LA CONTRIBUTION De CHAVEZ ET DE FIDEL À LA CRÉATION DE LA CELAC

Le président du Salvador, Salvador Sanchez Cerén, a reçu le 25 janvier la présidence tournante de la Communauté des États d’Amérique latine et de la Caraïbe des mains de son homologue de République dominicaine, Danilo Medina.

Le président de la République dominicaine, Danilo Medina (à droite), a remis la présidence tournante de la CELAC à son homologue salvadorien, Salvador Sanchez Ceren.

« Je remercie tous les pays membres pour la confiance déposée en notre gouvernement et pour le soutien dont ils m’ont assuré pour le succès de notre mandat », a déclaré Sanchez Cerén dans son discours de début de présidence, au terme de la clôture du 5e mécanisme de concertation. « Pour nous, assumer la présidence est une grande reconnaissance, mais aussi une énorme responsabilité », a-t-il souligné.

Sanchez Cerén a évoqué le Sommet de Caracas, en décembre 2011, au cours duquel la CELAC fut créée en tant que un mécanisme de concertation politique et d’intégration des États d’Amérique latine et de la Caraïbe.

« Nous nous devons de reconnaître la contribution de deux hommes qui ont travaillé résolument à sa création : les commandants Hugo Chavez et Fidel Castro », a-t-il affirmé.

Le président salvadorien a fait référence à la Déclaration de l’Amérique latine et la Caraïbe comme Zone de paix, signée lors du Sommet de La Havane en 2014, comme l’un des exemples de réussite de la Communauté, à partir des expériences et des efforts consentis pour parvenir à des consensus.

Il a également souligné le soutien que la CELAC a obtenu de la part d’organismes comme l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la Commission économique pour l'Amérique latine (Cepal) et l’Association latino-américaine d'intégration (Aladi), ainsi que la création de plusieurs groupes de travail sur des questions d’intérêt pour les pays de la région. « Cela nous confirme que nous sommes sur la bonne voie », a-t-il dit.

Cependant, a-t-il déclaré, « il nous faut encore travailler pour parvenir à de nouveaux consensus et faire face aux défis en suspens, afin d’apporter le bien-être aux citoyens de la région ».

Il a soumis à la considération des présents l’idée que les pays membres assument une participation plus active au sein de la Communauté, au-delà de la présidence tournante, en prenant en charge la coordination de certains groupes de travail, afin que « les pays s’approprient la CELAC et encouragent le travail en commun ».

« Nous devons non seulement être unis, mais aussi mettre en œuvre toute notre volonté et toute notre force pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés », a-t-il indiqué.

Pour conclure, il a félicité la République dominicaine pour l’excellent travail réalisé pendant sa présidence tournante et pour avoir partagé son expérience à la tête de l’organisation.