ORGANE OFFICIEL DU COMITÉ CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE CUBAIN

Aux premières heures du 6 novembre, le candidat Donald Trump s'est déclaré vainqueur des élections présidentielles aux États-Unis, en prononçant son discours de victoire à West Palm Beach, en Floride, où il attendait les résultats qu'il considérait comme irrévocables.
Le magnat, homme fort du Parti républicain il y a dix ans, va récupérer ses fonctions pour la période 2025-2029, après avoir battu la démocrate Kamala Harris dans les urnes, en remportant les États dits clés.
Par ailleurs, le Sénat a basculé dans le camp du « Parti rouge », qui a passé la barre des 50 sièges (52 sièges), contre 42 pour les « Bleus ».
Selon les projections de la carte électorale présentées par l’agence Associated Press, Donald Trump a remporté 277 voix de grands électeurs, soit sept de plus que le minimum requis pour remporter la présidence.
La candidate Kamala Harris a obtenu 224 grands électeurs, en attendant ce qui se passera dans le Michigan, l'Arizona, l'Alaska et le Nevada – où Trump est en tête – et dans le Maine, qui était dominé par les démocrates.
L'une des références de Donald Trump, qui lui a permis de gagner, était la promesse de renverser le statu quo étasunien.
Dans un pays profondément divisé, son projet de « révolutionner » le système politique du pays a réussi à toucher des dizaines de millions d'électeurs qui voient dans l'homme politique un fer de lance contre l'establishment au pouvoir dominé par les « élites ».
Sans aucun doute, la vision médiatique, bien exploitée, d'un personnage public, associé à une condamnation pénale sur le dos, plusieurs inculpations, des tentatives d'assassinat et d'autres épisodes atypiques, a eu un fort impact sur la subjectivité des Étasuniens.
La promesse de fermer la frontière sud et de relancer l'économie par des droits de douane qui revitaliseraient l'industrie manufacturière nationale a également eu son effet, tandis que de grandes masses soutiennent la position consistant à se retirer des conflits mondiaux.
Des millions de partisans de Trump – aux États-Unis et ailleurs – le considèrent comme l'homme qui promet la paix, face au parti belliqueux de la guerre qui serait dirigé par Kamala Harris.
Le milliardaire a également promis de nouvelles réductions d'impôts, en abaissant encore le taux d'imposition des sociétés à 15 % et en supprimant les impôts issus de la sécurité sociale pour les retraités. Il a également proposé d'augmenter la production d'énergie aux États-Unis – en intensifiant l'exploitation des combustibles fossiles – et de réduire le coût du logement.
Trump a promis d’imposer un système de droits de douane de 10 à 20 % sur les importations de la plupart des produits étrangers, une politique qui vise essentiellement la Chine, en envisageant d'imposer des droits de douane de 60 % sur tous les produits importés de ce pays.
Le nouveau gouvernement devrait reprendre le dialogue avec le Kremlin et limiter la confrontation avec Pékin à la sphère économique, en dépit de son discours à l'égard du géant asiatique.
Mais pour beaucoup, néanmoins, sa victoire ouvre une ère d'incertitude pour la nation et laisse présager un tournant sombre pour le pays, dont l'avenir dépendra désormais d'un homme autoritaire qui parle ouvertement de se venger de ses adversaires et de saper l'État de droit, sans compter qu'il est directement lié à l'attaque du Capitole en 2021.