Être révolutionnaire à Cuba, aujourd’hui
La définition ou l'option révolutionnaire, et leur existence pratique, ne sont pas l’apanage d’un parti ou d’une classe sociale spécifique, mais bien le fruit d’une époque
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La définition ou l'option révolutionnaire, et leur existence pratique, ne sont pas l’apanage d’un parti ou d’une classe sociale spécifique, mais bien le fruit d’une époque
À propos d’une date illustre
Un compatriote sceptique me dit que le petit ami de sa fille adolescente est un garçon très intelligent. Son père a « tout » (je ne demande pas ce qu'il entend par tout, mais je le présume : de l'argent).
Un immense drapeau cubain est accroché au siège de la section du Parti communiste de Cardenas. Ses responsables, ses chauffeurs et ses employés racontent encore comment ils l'ont défendu contre une tentative d'agression le 11 juillet. La jeune Secrétaire du Parti qui m'accompagne me confie : « Au départ, nous n'étions que 15, et ils étaient beaucoup plus nombreux, mais nous ne les avons pas laissés entrer. Une lumière de fierté brille dans ses yeux
À Cuba, il n'y a pas et il n'y aura pas de chasse aux sorcières. Il n'y aura pas non plus d'impunité. Nous, les Cubains, respectons ceux qui défendent avec honnêteté des critères antagonistes. Ce ne sont pas des ennemis. Nous dialoguons, nous débattons, nous confrontons nos idées. Mais des décennies de confrontation avec l'impérialisme nous ont appris à découvrir le double standard de l'ennemi, la peau de mouton sur le corps du loup
Ma génération est née dans les premières années qui ont suivi le triomphe de la Révolution de 1959 et une partie dans les mois qui l'ont précédée. Lorsque les « barbus » ont pris Santiago et qu’ils sont venus ensuite en caravane jusqu’à La Havane, la République populaire de Chine avait à peine 10 ans et les États socialistes d'Europe de l'Est ne dépassaient pas 15 ans
Ils devraient le savoir. Les manuels sur les coups d’État « en douceur », ouvrages sibyllins, ne sont pas recommandables à Cuba ; le peuple flaire tout de suite les faux gestes et déteste les traîtres. Le gouvernement de Trump a poussé l'agression à un tel degré en 2019 que le président Miguel Diaz-Canel, à la fin l’année, a déclaré : « Ils ont tiré pour nous tuer, mais nous sommes vivants ».
Donald Trump s’en va. Mais certains Cubains, répandant un sentiment de malaise mêlé de honte, le revendiquent comme « leur » président. Ils scandent : « Trump 2020 !
Cuba et les États-Unis sont des pays voisins, et ce fait géographique, étranger aux idéologies et aux désirs impériaux, demeure immuable
Je crois dans les idées, dans la raison révolutionnaire. Je soutiens la Révolution depuis la raison, sur la base des arguments